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mercredi, avril 25, 2007

ELLE BUNKER

en attendant d'avoir du temps pour vous écrire un peu plus.
voici un petit mot sur notre création du moi de juin.
ELLE BUNKER (164 chants d’amour) – création théâtrale

Mercredi 6 Juin 2007
21 heures
Entrée gratuite.
Salle Pétrarque
Place Pétrarque Rue Embouque d’or
(centre ville proche de la rue de l’aiguillerie)


Un pays de monoculture, celle de la betterave. Plantée au milieu, une tour HLM. Il y a un appartement étouffant.
Echouée là, Elle Bunker n’en sort plus. Elle se raconte, autobiographie porcine, au travers des deux amours de sa vie. Elle entame 164 chants d’amour fabriqués de ses râles, de ses soupirs… Et de ses couinements.
Des paroles directement adressées au public.

Je relis une fois encore le texte. Je feuillette distraitement mes feuillets de mise en scène. Je regarde du coin de l’œil l’actrice - forcement fragile- et je me demande toujours qui est Elle Bunker. Cette histoire, je crois que c’est une insomnie qui peut durer une vie entière. Une dérive amoureuse, une divagation sexuelle, un drame crépusculaire ? Pourquoi pas une porcherie de mots, ou l’abattoir des sentiments, théâtre de la boucherie des émotions… Je ne sais pas. En tout cas Elle Bunker est un masque, une parole incarnée.
l'ogre,
metteur en scène


interprétation.
conception costume & maquillage
conception décor & régie
texte, mise en scène & interprétation.
Contact presse :



OdusseuV

Elle Bunker est à quai depuis trop longtemps déjà. On peut même dire qu’elle est en rade. Tour à tour, elle vocifère, craintive, elle se confesse. Ne sachant pas quel rôle choisir, elle est tour a tour
Scylla, Évippé, Pénélope, ou Circé mais dois se rendre compte comme Ulysse que le retour est impossible.

Un récit dans lequel plusieurs histoires se télescopent et se répondent. L’amour se confond avec la géographie : Il y a cet ici - froid - où elle a été abandonnée par George et le souvenir ensoleillé de Tarifa où elle avait suivi Jean.
Elle Bunker retrace, sans doute pour la dernière fois, son itinéraire amoureux souvent avec un regard enfantin malgré ses humiliations.

Dans Les désaxés, Marilyn Monroe déplie une carte des Etats-Unis ou sont encerclés et reliées les villes ou elle a séjourné. Elle s’est créé une géographie, une direction a prendre pour accomplir son destin.
Dans cette même énergie, Elle Bunker nous parle de son présent immobile, d’un ailleurs qui a failli être idéal.

Mare suum

Elle Bunker n’est plus a Tarifa. Mais, même cloîtrée en haut de sa tour noire, la mer ne la jamais quittée. Elle l’entend, elle la sent surtout pourrir (stagner) ou tempêter dans son estomac, à chaque fois qu’elle est submergée par l’émotion. Elle Bunker est escortée de bulots et d’algues.

Majica luz

Elle Bunker est une fille qui n’a pas la grâce. Cette grâce qui enveloppe ceux que la vie a choisi… Elle Bunker regarde la lumière et la chaleur envelopper ceux qu’elle aime et qui l’humilient.
La vie ne lui a pas ouvert les bras, Elle Bunker console mais n’est jamais consolée.

Odd Bestiaries

Elle Bunker se confesse. Ce n’est pas le chant du cygne mais celui du vilain petit canard. Elle entame 164 chants d’amour. Elle est devenue, entre les mains de ses deux amants monstrueux, un animal de ferme, une gémisseuse.
Elle est truie.
Tordue de douleur, elle semble redécouvrir son histoire au fur et à mesure qu’elle la raconte. La souffrance grignote son humanité. Elle se rend compte très vite qu’elle n’as pas d’autres possibilités que d’être truie noyée de graisse. Truie trop mal foutue pour faire un jambon.
Quant à essayer de faire sa vie avec des chats en pensant qu’un jour ils allaient se transformer en princes charmants ou en jeunes cadres dynamiques attentionnés…
Peut-être n’a-t-elle pas été assez patiente ?



Compagnie l’Arlequin Inverti E.


Une troupe mobile qui s’attaque à des sujets «durs» et à des faits de société traditionnellement laissés de côté, sous des formes audacieuses, voire risquées.
Elodie Brun, Vincent Decaux et Nicolas Mouton-Bareil se sont rencontrés en 1996 alors qu’ils suivaient les Cours Florent à Paris.
En 1999 Nicolas retourne à Montpellier. Deux ans plus tard il demande à Elodie de venir l’aider dans la création de Chemins au Milieu du Désastre. L’Arlequin Inverti E. était née.
Vincent descendra régulièrement, les années suivantes, prêter son corps et sa voix aux créations de la compagnie. Florent Rousset rejoint le trio le temps de créer X-Utero.
Elodie, Vincent et Nicolas ont en commun un goût pour l’écriture, la création et les textes issus du théâtre contemporain. En créant l’Arlequin Inverti E. ils se tournent vers la mise en scène de spectacles conçus par eux mêmes.
l’intime comme axe principal. A l’heure où notre société survalorise le «moi» et paradoxalement, ne parle jamais du «nous» , au moment où la «littérature du Je» connaît un développement sans précédent, il devenait incontournable de glisser de l’écrit vers la mise en espace de ce courant artistique et de lui donner vie sur scène.
Un travail commencé avec Chemins au milieu du désastre où l’on met à plat le mécanisme des dernières heures d’un homme, avec tout ce que cela implique pour son entourage… Pendant les répétitions de cette pièce, ce qui pouvait être perçu comme un déballage d’ego a été dépassé pour toucher à l’intime, pour arriver à un jeu de scène sincère «qui lie étroitement par ce qu’il y a de plus profond», comme le Petit Robert définit le terme intime.
Par la suite, le texte de Lesbia project a été écrit d’après la vie de la comédienne.
Le «Théâtre du Nous» de la compagnie transite également par la relation qu’ont les comédienNEs avec le public. Ces deux derniers spectacles avaient pour vocation de s’adresser directement au public. Certaines scènes transformaient le spectateur en voyeur.
Des considérations sans intention(s). 2005 a été l’année de la création de Déballage ou, comment «débarrasser» le spectacle des attributs principaux du théâtre classique (intrigue, personnage, psychologie, décor), pour se concentrer sur la parole intime. Les deux comédienNEs lançaient au public un enchaînement de phrases nettes, sans intention particulière sur leurS intimitéS. Des phrases tantôt drôles, tantôt sérieuses ou pathétiques. Autant de réflexions sur l’intime débouchant parfois sur des considérations plus générales relatives aux homosexuelLEs d’aujourd’hui. Cette année nous revenons vers un théâtre mêlant le classicisme d’un monologue à la fantaisie du jeu déguisé.

lundi, avril 02, 2007

les routes immobiles

Au milieu de la route.
Forcé au silence. Par moi-même, par cette chose sombre et huileuse qui est au fond de moi, qui me gouverne parfois.
Le texte est fini depuis deux bonnes semaines. Les répétitions ne sont pas encore exaltantes, uniquement des lectures et surtout du découpage de texte.
Impasse. Le texte est encore trop long mais je ne sais pas ce que je peux encore enlever.
Pas content. Pas content du tout.
Ce texte m’a épuisé.
Peut-être me suis-je trompé en écrivant cela.
Peut-être est-ce une erreur de vouloir mettre en scène ce poème, cette narration désespérée.
Suis-je fatigué ?
Ais-je l’habitude de douter autant ?

J’aime ce texte. Je crois que les autres ( ô paranoïa !) ne l’aiment pas.
Je voudrai arriver a quelque chose de bien pour le moi de juin. Que ça tienne la route.
J’aimerai être content de moi.

En tout cas ce texte m’a asséché. Je n’ai plus rien envi d’écrire pour le momentJ’ai envi de grandes vacances (c’est bien la première fois depuis longtemps !), de prendre du recule et du temps avec mon merveilleux amant. Du temps pour bosser tranquillement quelques textes et de grandes ballades.

mercredi, mars 21, 2007

printemps!

Je suis vide et je tombe. Cela fait beaucoup de bien. Ce soir je me déconstruit après tant de journée à construire ce putain de texte.
Mais là. C’est fini. Depuis 17h15 environ.


Il n’est pas figé…il faut toujours s’attendre aux retouches effectuées lors de la première lecture puis celles, plus hystériques, pendant les répétitions.

Mais le gros du texte est terminé.
J’avais voulu le donner au fur et à mesure à la comédienne mais je n’ai pas tenu sur la longueur car je n’ai pas écris de manière chronologique et la forme de l’histoire a souvent changée lors de l’écriture. La comédienne a bien reçut quelques feuillets mais ils ont été entièrement retravaillés ou carrément fondus dans des sortes de poèmes courts que j’ai appelé chants.

Les dernières séances de travail ont consistées à retaper le texte.
J’ai pris beaucoup de retard. Travail lent.
Reconstruction de chaque phrase pour que le texte devienne un jeu de respiration.

17h15. Je consulte mes mails et essayes de lire quelques blogs. Mais je suis décentré, pas encore sorti de l’obsession des dernières semaines.
Je pars m’allonger. I

l faut que je sois en forme pour le travail ce soir.

Je fais un cauchemar. Une chose horrible. Crasseuse.

J’entends la clef dans la serrure. Je me lève précipitamment mon corps encore accroché a ce rêve monstrueux.
J’enlève mon trousseau de la porte pour laisser mon amant de la sainte Geneviève entrer.

Que fais tu là ?
J’avais du temps entre deux réunions.

Vous ne pouvez pas vous imaginer comme j’étais content de le voir et comme il fut doux de boire un thé en sa compagnie.
Lui en costard cravate et moi dans mon complet pull-caleçon-chaussette.

J’ai fini le texte. C’est comme un fin nuage de brume qui me suivrait constamment.
Maintenant il y a l’angoisse de la première lecture. Demain.

Pour demain il faut aussi que je pense a faire un petit résumé de la chose…pour le programme. Vite vite il faut le faire vite ! Ah ? Oui avant la fin du moi. Bon…
Je jette quelques idées sur une feuille de papier.
La magie n’opère pas : les mots restent inerte.Ils ne s’ordonnent pas d’eux même.
Tant pis.

J’essaye mais c’est un peu confus.
Mais de quoi parle ce texte en fait?
Mon Amant passe me voir : coucou !
Il regarde d’un œil sévère mon papier de brain storming et mon maigre document Word ou se meurent quelques phrases confuses et banales.
… en dix minutes c’est plié. J’ai mon beau résumé.
Merci mon Amant !
Voilà a quoi ressemble la chose:

Un résumé et une «vrai fausse » note de mise en scène.

Un pays de monoculture, celle de la betterave. Plantée au milieu, une tour HLM. Il y a un appartement étouffant. Echouée là, Elle Bunker n’en sort plus. Elle se raconte, autobiographie porcine, au travers des deux amours de sa vie. Elle entame 230 chants d’amour fabriqués de ses râles, de ses soupirs… Et de ses couinements.
Des paroles directement adressées au public.
Je relis une fois encore le texte. Je feuillette distraitement mes feuillets de mise en scène. Je regarde du coin de l’œil l’actrice - forcement fragile- et je me demande toujours qui est Elle Bunker. Cette histoire, je crois que c’est une insomnie qui peut durer une vie entière. Une dérive amoureuse, une divagation sexuelle, un drame crépusculaire ? Pourquoi pas une porcherie de mots, ou l’abattoir des sentiments, théâtre de la boucherie des émotions… Je ne sais pas. En tout cas Elle Bunker est un masque, une parole incarné.
L’ogre.

La suite bientôt. Je suis à Paris Vendredi et samedi.

mercredi, mars 14, 2007

nimes terminus

La semaine théâtrale c’est terminée dans la mollesse et la grisaille alors qu’il y avait dehors un soleil nouveau.

Nous étions motivés avec miss hell pour cette représentation à Nîmes à la fin du moi d’Avril. Pour ma part ENFIN motivé et
avec un texte qui tenait ENFIN debout.

Nous avions même un petit calendrier de travail! Jusqu'à ce que Vendredi, avant la répétition, je découvre un mail nous annonçant que nous allions jouer dans un bar et non plus dans un théâtre sur une scène de 1mêtre sur 5.
(miss hell l'avait reçu la veille mais ne m'avais pas averti pour que je passe une bonne nuit)

J’ai l’impression d’être pris pour un con.
J’ai l’impression d’un mépris de mon travail d’auteur et de celui de ma comédienne.

…ce texte est complexe et je ne crois pas qu’une simple lecture le mette en valeur.
….. 1mêtre sur 5….

Nous n’avons pas non plus l’habitude de jouer dans un couloir !

Nous laissons un message à l’organisatrice qui nous laisse un nouveau message en proposant un plateau légèrement plus grand (2mêtres sur 5) mais toujours dans le bar.
Je téléphone pour refuser. Je tombe sur son répondeur ou je laisse un message qui débute assez méchament.


Dans la nuit mon Amant de la Sainte Geneviève dort profondément alors je fais quelques vas et viens dans le salon en écoutant Angélique Kidjo et Annie Lenox.
Je suis seul dans ma tête. Déçu. Je voudrai le reveiller pour ne pas être seul face aux pensées sombres.

Le lendemain je suis à Nîmes pour aller faire un tour au Carré d’Art. Je hume l’air de cette ville que je trouve plus belle et plus intéressante que Ogreville pendant que mon Amant cherche désespérément un sandwich sans trop de mayo mais pas trop sec non plus.

Je reprends l’écriture de la pièce de juin dans la nuit de dimanche à lundi entre deux clients au travail.

jeudi, mars 08, 2007

lost in la Bretagne

Drôle d’état ces derniers jours. J’ai passé pas mal de temps ailleurs avec mon amant. C’est étrange, je n’étais pas moi mais « le petit ami de ». Déplacement du centre des centres intérêts, du positionnement dans un groupe.
Qu’ais-je vu de la Bretagne ? La tempête, la pluie (grosse et fine), le vent, les nuages et le brouillard.


Je n’étais pas venu dans la région depuis plus de quinze ans. Mon séjour était aussi cotonneux qu’un rêve. Quimper, Queménéven, Plouhinec et presqu’île de Crozon
Il y avait une maison avec des chats et des fenêtres avec vue. Une ancienne école transformée en salle de répétition pour marionnettistes.


Que demander de plus ? La paix. Je ne l’ai pas trouvé malgré la gentillesse et les attentions de mon amant qui lui était venu pour travailler sur le texte de la prochaine création des marionnettistes.

Je n’ai pas eu la paix car je suis arrivée dans cette Bretagne de légendes avec une tonne de travail et que je n’ai pas fais grand-chose.
Le texte de la pièce du moi de juin est de plus en plus monstrueux. J’ai vomi. J’ai voulu m’enfoncer des échardes dans les doigts. J’ai pleuré.

Que ce texte me fait mal.

Je ne sais pas si c’est de la haute voltige ou de l’exorcisme. Je me suis perdu dedans alors que j’avais commencé a ordonner les textes sur l’ordinateur portable dans le tgv. Je ne comprenais plus rien. J’ai repris l’écriture des parties manquantes mais tout m’arrivait de manière synthétique comme si j’en étais encore a la rédaction d’un plan détaillé.
Squelette. Carcasse.
Je me dis qu’il faut encore mettre en route le spectacle prévu à Nîmes pour la fin Avril. Le texte (un mélange de deux anciennes créations) ne me plait pas du tout.


C’est bancal.

Je voudrais cimenter la chose avec des images fortes, avec un message qui soit autre que ceux des deux pièces originelles.
Je me dis que ce n’est pas sérieux, qu’il faudrait que nous montions quelque chose d’entièrement nouveau. Mais ce n’est pas possible car avec toute la volonté du monde le spectacle prévu en juin à Ogreville ne pourra pas être prêt pour Nîmes.

Et puis il y a une question d’emploi du temps. Je voudrai avoir le temps de peaufiner la mise en scène et les décors de la création monstrueuse. Je relie une dernière fois le texte. Je le regarde comme si c’était un inconnu qui l’avait écrit. Je m’y noie. Rien a faire. Deuxième descente en enfer. Au bout de deux nuits je me décide enfin.
Je téléphone à Miss Hell pour lui dire que nous annulons Nîmes.

Forcement elle gueule.

Je me dis que cela ne se fait pas, pour l’image, par peur d’être grillé en suite, et puis parce que je n’ai pas l’habitude de dire non lorsqu’on nous propose une salle.
Je me mords les doigts.

Je suis dans une petite pièce occupée en partie par un matelas sale posé a même le sol. Par la fenêtre une maison étrange : j’ai envi d’y habiter. Je suis triste. J

’entends qu’en bas mon amant et les marionnettistes sont en grande discussion. L’adaptation d’un roman est une chose compliquée. Personne n’est d’accord sur la fin à donner au spectacle. Chaque mot, chaque idée est défendue comme un bout de gras.

Finalement nous n’annulerons pas Nîmes.
Je me suis persuadé de ça en regardant la maison par la fenêtre. Je n’arrive pas à pleurer. Je m’assois devant l’ordinateur pendant deux heures pour écrire encore un texte pour la création du début juin. Ce n’est pas génial mais au moins je noirci l’écran de mots. J’ai la sensation de travailler même si je n’ai pas repris pieds.

Je téléphone ensuite à Miss Hell pour lui dire que je n’ai pas annulé Nîmes.
Je n’ai toujours aucune idée pour cette représentation Nîmoise. Ce n’est pas une absence. C’est un vide. Seule certitude : nous jouons à Nîmes, il va falloir jongler avec les emplois du temps, et je ne sais pas comment je vais réussir l’autre création que je ne veux absolument pas bâcler.


Nous passons la nuit à Quimper pour ne pas louper le train de 5h30. L’appartement est glauque à souhait.
Nous voulons dormir quatre heures. Je n’y arrive pas.
Je me lève et prend mon cahier de notes. La mise en scène se dessine petit à petit. Je ne sais pas si c’est un bon angle d’attaque mais au moins j’en ai trouvé un. Il me faudra rajouter du texte et deux scènes un peu dynamiques pour trouver un équilibre.
Rien d’impossible mais je peux dire adieu a la tranquillité d’esprit que je cherche pour finir l’autre texte.
Bientôt le réveil de mon amant va sonner et nous allons prendre le train pour Paris. Je me couche a coté de lui.

Je ne suis même pas heureux d’avoir enfin trouver une solution a un des deux textes.

Le soir nous sommes à Ogreville et je pars au boulot. En rentrant j’utilise une bonne partie de la nuit a créer les nouveaux textes mais surtout a réordonner les anciens. Ma mise en scène dépend beaucoup de mon amant.
Cela me ravi même si je suis paniqué à l’idée de lui soumettre le texte.
J’aimerai trouver un acteur pour tenir le rôle de l’homme mais cela compliquerait beaucoup de choses. Alors ce sera moi.
Demain je me remets à l’écriture de l’autre pièce. Je me le jure !

mercredi, février 28, 2007

gouffre

C’est vraiment le milieu d’une semaine un peu bâtarde. Je suis encore un peu à Barcelone et je suis déjà a Quimper ou je vais passer trois jours avec mon Amant à la fin de la semaine. La reprise au boulot est assez chaotique, il me semble que je n’ai plus aucun automatisme. Ma banque commence à me faire la gueule et surtout m’a restreint l’accès a mes euros si durement gagnés…et si rare en ce moment.
C’est vraiment le milieu d’une semaine un peu bâtarde car j’ai beaucoup de mal à finir les deuxièmes brouillons de la pièce de théâtre prévue pour le moi de juin. Au niveau de la forme du texte, après une accalmie, je suis de nouveau face a des problème de structure (équilibre et longueur des diferents « chants » qui la compose). C’est un cercle vicieux : plus j’essaye de consolider la structure plus elle se disloque. J’ai l’impression de construire un bâtiment aussi massif que le Stade de France sur des matelas pneumatiques posés sur l’eau. Alors je m’énerve un peu puis je pense a Versailles construit sur des marécages, a Venise et a Stockholm.
Je rêve de ce texte depuis longtemps. Son personnage, son rythme me sont arrivés en plusieurs vagues, la nouvelle détruisant les schémas et la poésie de la précédente.La seule chose don je suis sûre est le personnage. Ce personnage c’est moi après absorption d’acide, c’est moi dans une « hightened reality ». Et quand je croise ce personnage dans les rues d’Ogreville ou de Barcelone je suis d’un coup excité et frétillant.
L’arrivée de mon amant dans ma vie et surtout dans mon corps a donner un coup de fouet à mon écriture mais a aussi changer la direction de mon travail, du type de mot que je voulais donner au textes.
Je me retrouve donc avec une série de « chants » très faibles voir insipides alors que d’autres sont plus profonds ou du moins plus fous.
L’harmonisation de toutes les parties est prévue pour les prochaines nuits et lors du trajet pour Quimper. Cela ne va pas être une partie de plaisir. Je viens de jeter toutes les petites notes, les petits croquis volants, les biographies, les topos géographiques qui m’ont servis en amont pour être sure de ne pas revenir en arrière, pour ne pas devenir fou et pour me laisser être libre.
Je crois que c’est ce qu’il faut maintenant…Etre suffisamment libre pour errer dans le texte pour le lisser et le muscler.
Depuis quatre jours j’ai des mots de tête des que je sors mon cahier de brouillon ou que j’ouvre mon dossier sur la clef USB. C’est a chaque fois un passage obligé. Le mal de tête, le mal de gorge et l’envi de vomir surviennent a deux reprises dans mes moments de créations : au début quand les images n’en peuvent plus d’être bloquées en moi et qu’il est temps que je me mette a écrire et ensuite lorsque le flot est trop délirant, que la structure est emportée par la force de mes émotions, et surtout lorsqu’il est temps d’arrêter certaines idées, d’en approfondir d’autres et d’en jeter pas mal.
Bon…j’ai vidé mon sac alors maintenant j’y retourne.

mardi, janvier 16, 2007

nouvelles du bourbier de la création

Le moi de janvier avec des notes et des gribouillages autour de moi. Certaines échéances se dessinent. J’essaye de classer tout cela et d’écrire de belles choses. C’est une véritable gymnastique de l’esprit car écrire un dossier et un dossier dans la même journée ne nécessite pas la même énergie.
Je crois que je ne sais pas faire deux choses en même temps.

Les deux dossiers a rendre pour le 22 janvier sont pratiquement terminés. J’ai donné un grand coup de collier à celui pour la compagnie d’échassiers la semaine dernière ou j’ai passé un jour et demi à chercher des « arguments de ventes » et un fil conducteur assez clair pour texte pas trop lourd.
Les autres ont aimés l’idée du spectacle (qui était en fait un mélange de plusieurs choses sur lesquelles nous avions travaillés) mais pas vraiment mon texte.
D’habitude je me fiche que l’on prennes mes textes pour les secouer, les remonter et les réécrire mais il faut avouer que cette fois ci cela m’as un peu fait chier. J’ai revu mon texte samedi dernier et je ne l’ai pas reconnu : à ma grande déception il était devenu « oral »… mais bon, on ne peut pas être maître de tout.


Le second dossier sur le feu est en fait le même que j’avais présenté l’année dernière. Pourquoi représenter un projet qui n’as pas été retenu l’année d’avant ?


- Parce que je suis un garçon orgueilleux.
- Parce que je pense que ce projet est bon.
- Parce que l’on m’a annoncé qu’il était refusé après plusieurs coups de fils encourageant du jury.
- Parce que la commission chargée de sélectionner les projets n’est pas toute à fait la même que l’année dernière.

J’ai bien sur modifié quelques paragraphes et quelques illustrations. Ce qui me pose de problème c’est la lettre d’accompagnement que je voudrais plus agressive et plus efficace que l’année dernière.
Je finirai sûrement par écrire une lettre ultra classique.
Je n’aime pas ces dossiers… au bout de deux heures j’ai des crampes au ventre et mes omoplates se bloquent.

Je travail sur deux textes en vue de représentations théâtrales. Ce qui était simple il y a encore quelques semaines ne l’est plus du tout maintenant. Je n’arrive pas a saisir la structure de ce poème théâtrale. Des que je trouve une ligne ou un paragraphe j’ai l’impression que ma structure est violemment ébranlée et je dois tout remettre en plat pour recommencer.
J’ai aussi l’impression de me censurer sur pas mal de chose.


Je suis entré il y a cinq jours dans la phase « maladie psychosomatique » de cette création puisque ma gorge est nouée par une pseudo angine… ce qui veut dire que je n’ai plus d’autres choix que de m’exprimer par écrit.


Je n’aime pas ces périodes de flou ou je ne contrôle pas ce qui est en moi.
L’écriture me rend faible. Je n’ai plus aucun moyen de défense au boulot. Les images et les mots (les miens, ceux que les autres dégagent) m’arrive en pleine gueule. C’est assez fatigant mais assez instructif. C’est une période d’initiation pour moi. Une période où l’ON me confie un savoir après s’être assuré que j’étais assez « vertueux » pour le comprendre… L’écriture est aussi un autisme.
L’autre texte me semble plus simple à finaliser.

mercredi, décembre 20, 2006

une parade pour le nadal de Pezenas

1.
Si vous voulez recevoir une petite carte de voeux fort sympatique...veillez me faire parvenir votre adresse postale a ogroterco@hotmail.fr

2.
Presque une semaine d’absence sur ce blog ce qui corresponds aussi à une semaine d’absence de ma tête. Mon corps a prit le relais exécutant des mouvements désordonnés, pauvres mais aussi (heureusement) flamboyant.
La machine folle c’est arrêtée lundi soir à vingt et une heure. Ma tête est revenue mais est restée vide jusqu'à ce soir n’exécutant que le minimum de boulot.
Je n’ai rien écrit car je n’ai pas eu le temps puis parce que j’étais euphorique puis enfin parce que j’étais fatigué.
J’ai décidé de ne pas écrire ( ici du moins quand je suis fatigué car je ne suis pas très intéressant et assez geignard dans ces moments là.
La fatigue est chez moi comme le mal de dos, de hanche ou de dents… quand ça me tombe dessus je ne pense qu’a ça jusqu'à l’agressivité.

3. Nous avons crée un personnage nommé Maximum Detritus il y a deux ans. Ce personnage d’origine végétale vit dans une poubelle, à l’orée d’une foret et as comme ami les arbres don il connaît le langage. Il fut créer pour un spectacle pour enfant ou il devait aider le Prince des Poissons à Plumes à retrouver ses parents. Ce spectacle, pour des raisons financière mais aussi d’emploi du temps hystérique n’as pas encore vu le jour mais…. ce Maximum Detritus existe avec son costume lourd et somptueux.
Comme les personnages n’aiment pas rester sur un cintre et dans la tête d’un comédien nous avons chercher un moyen de le mettre au monde. Cette occasion c’est présentée lorsque la mairie de Pezenas a téléphonée pour engager des échassiers et des musiciens. Sicile étant une championne du bagout elle as transformée les musiciens en machine à musique contrôlée par un homme végétal fou de poésie.
Nous voici donc engagé pour animer l’inauguration d’une exposition ayant pour thème les fées et la poésie ( ou un truc comme ça) et pour le marché gourmand.
C’était pour moi l’occasion rêvée de devenir enfin Maximum Détritus mais le gars de la mairie ne trouvait pas cela très poétique alors nous avons optés pour Mister Driade ( les initiales MD étant cousues sur l’énorme col de ma queue de pie….)
C’est assez con pour la première sortie d’un personnage… Je n’ai pas compris pourquoi Maximum Detritus ne pouvait pas être un personnage poétique… donc je me suis appeler Mister Driade ce qui ne veut pas dire grand chose puisqu’une Driade est une espèce de fée supérieure don on as trouvé le nom dans un seul livre.
Le jeudi et vendredi nous avons passé des journée assez folles pour terminer les préparatifs ( création d’un costume de fée, quelques changements dans les costumes existant, création en un temps record d’un tricycle à grande et haute remorque pour le son, et prise de tête ( ça c’était mon boulot) pour trouver des textes et pour créer une bande son potable.
A propos du tripoteur musical je suis toujours surpris de l’inventivité de Mark. C’est dingue comme on peut penser a une chose pendant des années et mettre que quelques jours à la construire, déroulant un plan que l’on a dans la tête et assemblant les éléments (presque ) naturellement.
Le samedi il pleut toute la journée. Nous devons effectuer notre sortie dans les rues de Pezenas vers les six heures et il s’arrête de pleuvoir une heure avant laissant les rues pavées du centre ville mouillées ce qui est assez dangereux pour les échassiers. Pendant tout notre temps de préparation le gars de la mairie est venu avec des changements de dernières minutes et la comédienne jouant la fée avait dans l’après-midi un spectacle à jouer à Saint Jean du Gard ce qui fait que nous sommes finalement partis conquérir les rues de Pezenas alors qu’elle était encore au péage autoroutier de Agde.
Quant à moi je n’ai jamais tester mon triporteur avant cette première sortie.
La sortie c’est globalement bien passée même si elle fut très longue pour les comédiens en échasse. Nous n’avons pratiquement pas bougés d’une place ou nous nous sommes amusés avec le publique ( pas très nombreux) qui circulait entre plusieurs lieux d’expos. Mon problème de « crieur de poésie » était, au bout de quelqu’un temps, de trouver de nouvelles oreilles dans le publique qui ne se renouvelait pas.
Je n’ai pas réussis à lire de la poésie aux hommes…impossible de m’approcher d’eux. J’ai eu aussi du mal à me sentir appartenir au groupe car j’étais le seul personnage au sol et, malgré quelques moments de jeux, il m’était dur de créer quelque chose avec des créatures en échasses qui n’ont pas le même rythme que moi.
Je crois aussi ne pas avoir réussis a faire vivre mon personnage tout préoccupé que j’étais par le contrôle de la musique, du triporteur. Je servais aussi de « relais » entre les échassiers ainsi que d’homme de mains lorsqu’ils avaient besoin d’accessoires cachés dans le triporteur.
A notre retour aux loges le triporteur c’est cassé la gueule.
Nous avons terminés vers les neufs heures et je reparti à Ogreville pour être au travail à minuit…. Après trois heure et demi de sommeil je suis reparti à Pezenas pour le marché gourmand.
Nous n’étions plus que trois comédiens et les deux sorties se sont globalement bien passée. Le publique ( globalement de bonne humeur et joueur) était au rendez-vous. J’étais aussi un peu plus a l’aise sur mon tripoteur…ma cheville et mon pantalon bouffant sont juste passés sous la roue avant de l’engin quand j’ai crus en perdre le contrôle. Mon cœur c’est arrêté en même temps qu’un éclair blanc me traversait les yeux, il paraît que je suis devenu livide sous mon maquillage puis tout est redevenu normal.
Le retour au loge fut triomphale….des grappes d’enfants accrochées à mon triporteur que je conduisais enfin sur une route goudronnée, droite et plate !
Ce qui est assez dommage c’est que la mairie n’as pas fermé la rue qui coupe en deux les allées ou avait lieu le marché gourmand.
Et…
Et j’ai vite repris ma voiture pour arriver au travail un tout petit peu avant vingt et une heure. Le lendemain j’ai fait la bascule puisque après avoir fait la nuit de dimanche j’ai enchaîné avec le lundi après-midi puis depuis mardi matin je fais des remplacements en cafétéria.

Financièrement il est clair que je suis obligé de travailler mais en plus je suis un peu un angoissé de l’agenda vide ou de la journée pas constructive… j’avoue que la c’est un peu trop mais ces heures de travail qui s’accumulent, ce jonglage permanent provoque en moi les effets des drogues (que je ne prends plus depuis des années !).
J’aimerai seulement que ces overdoses soient provoquées uniquement par un travail intellectuellement ou artistiquement intéressant ce qui n’est pas le cas la plus part du temps.

jeudi, novembre 30, 2006

un dernier pour novembre

Dernier jour du moi de novembre….que je n’ai pas vu passer.
Trop de travail, d’obligations…..Je me sens tout petit et tout nu en ce jeudi soir.
Quel galère, quel pression au boulot depuis ma bourde. Je ne sais plus ou me mettre.

Quel galère.... l'organisation d'une lecture.

A OgreVille on ne fait pas les choses comme ailleurs ainsi la journée de lutte contre le Sida à commencé le 30 novembre alors qu’elle est traditionnellement fixée le premier décembre.
L’ogre et sa comédienne ont donc assurés une lecture dans les locaux du AIDES local.

Ils étaient accompagnés par un bénévole de l’assos et d’un jeune gars ( à la base un chanteur et qu’ils ont eu un peu de mal à faire lire correctement).
Tout c’est bien passé.


Très peu de monde évidemment. Un problème de communication et, surtout, un problème de motivation chez les gens en générale.
Toutes réflexions faites le texte de l’ogre n’était pas génial mais avait le mérite ( croit-il) d’être efficace et direct.
L’efficacité n’étant pas la première ses vertus l’ogre pense que le texte pondu était trop austère ou rigide et que cela a empêcher les lectrices/lecteurs de se donner a fond….


L’ogre aimerait bien cracher un texte simple, et clair sur la séropositivité et qui soit assez souple pour pouvoir le présenter en lecture dans différents endroits.
L’ogre aime le concept de lecture qui permet de faire circuler la parole ( et même un peu de sens !!) sans le stress, la lourdeur et la préparation d’un vrai spectacle.


Bon…. C’est passé.
Demain je savoure avant de reprendre le boulot samedi soir et de stresser pour récolter et inventer des poèmes sur les fées, l’amour et les fêtes de fin d’année !!!
( quel joli programme !!!)