Certaines personnes vous envahissent petit a petit comme un fin brouillard qui nait de la nuit pour mourir dans la matinée en ne laissant qu’un vague souvenir et il y en a d’autres…mon dieu, je suis encore au sec sur le rivage mais je vois les rouleaux du tsunami arriver au loin.
Je veux évidement parler du garçon roux.
Nous sommes tout les deux bouleversé mais je suis encore trop sur mes gardes pour me laisser emporter.
Nous avons fait l’amour deux fois. La deuxième moins impressionné par le corps de l’autre.
J’ai son corps sur le mien. Des traces en tout cas. Je « sens » lui c’est un délice.
De quoi ais-je peur ?
Souvent, quand il prend un air grave, j’ai l’impression qu’il va m’annoncer qu’il est malade alors je cache mes frissons et utilise mon sourire comme muraille.
mardi, janvier 09, 2007
Emma & Rodolphe (deux)
lundi, janvier 08, 2007
Obsession de la lumière

Je me rends compte que je me moque plus ou moins des températures des endroits ou j’habite. Ce qui m’importe c’est la lumière qui tombe du ciel.
C’est peut-être la seule chose que j’aime à Ogreville et c’est ce qui me séduit à Barcelone.
Le problème avec ces deux villes c’est qu’elles sont souvent envahies par un ciel marin qui me déprime complètement.
Pour ce court séjour barcelonais la lumière était au rendez-vous.
Tout a faillit être gâché mais d’énormes coups de vent ont sauvés la matinée du premier janvier.
C’est peut-être la seule chose que j’aime à Ogreville et c’est ce qui me séduit à Barcelone.
Le problème avec ces deux villes c’est qu’elles sont souvent envahies par un ciel marin qui me déprime complètement.
Pour ce court séjour barcelonais la lumière était au rendez-vous.
Tout a faillit être gâché mais d’énormes coups de vent ont sauvés la matinée du premier janvier.

Quelle lumière.
Quelle lumière à Port Vell, à Passeig de Gracia
… et quelle absence de lumière dans le quartier chinois ou tout est sombre et vétuste.

Etrange lumière a quelques minutes du départ lorsque nous sommes passés par le Park Guell ou toutes les choses ont des contours nets et ou souvent tout semble faux, comme un décor de cinéma.
J’aime définitivement.

Je ne connaissais pas du tout le vaste quartier qui s’étend a gauche (quand on a la mer dans le dos du passeig de garcia) au niveau de la très étrange avenue diagonale. C’est un paradis géométrique avec pas mal de boutiques de luxe. Ce n’est vraiment pas un endroit qui m’aurait plu en temps normal mais la lumière qui tombait sur la ville s’accrochait sur les immeubles et rendait toutes les façades dignes d’un minimum d’intérêt.
Les Albères.
A l’allé comme au retour ce massif de montagneux me surprends. Je suis, à chaque fois, a la limite du malaise quand je les traverse. Tout en conduisant j’essaye de comprendre pourquoi. La couleur bleu sombre des crêtes et des piques est assez commune, il n’y a pas de grands sommets angoissants, juste une série de vaguelettes, une sorte de répétition générale avant les Pyrénées…. Je ne vois pas ce qui me met dans un tel état.
Les Albères. Zone frontière. Peut-être que j’ai trop lu de contes populaires ou les montagnes sont des sortes de paliers entre l’homme terne et le monde fantastique.
Près de Perpignan nous nous arrêtons sur une aire d’autoroute. La lumière de cette première fin de journée de 2007 est toute dorée. Nous sommes dans la plaine du Roussillon et le Canigou est là sur le coté,majestieux, mélange de Tes cendres et de mes rêves passés ou futurs.
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deux ou trois considérations sur barcelone
dimanche, janvier 07, 2007
lui
Quelle tempête !
Je ne sais rien de ce garçon et pourtant j’ai l’impression de me déverser sur lui. J’ai l’impression d’être faible, ouvert, indécent. Je suis totalement a sa merci. Je ne sais pas si il s’en rend compte.
Je sais seulement que mon unique défense consiste en une série de piques verbales que je laisse échapper quand je suis trop en danger. Il les relève toutes, les analyses, me les ressorts lorsque je ne m’y attends pas. Est-il susceptible ? Nage t’il en plein premier degré ?
J’ai besoin de le toucher. L’attente est trop longue. J’ai peur de m’emmêler dans les mots avant d’avoir pu m’emmêler avec lui. J’ai peur que les mots cassent ce qui nous relis avant d’avoir pu le ramasser dans mes filets, avant d’avoir pu le goûter.
Je ne sais rien de ce garçon et pourtant j’ai l’impression de me déverser sur lui. J’ai l’impression d’être faible, ouvert, indécent. Je suis totalement a sa merci. Je ne sais pas si il s’en rend compte.
Je sais seulement que mon unique défense consiste en une série de piques verbales que je laisse échapper quand je suis trop en danger. Il les relève toutes, les analyses, me les ressorts lorsque je ne m’y attends pas. Est-il susceptible ? Nage t’il en plein premier degré ?
J’ai besoin de le toucher. L’attente est trop longue. J’ai peur de m’emmêler dans les mots avant d’avoir pu m’emmêler avec lui. J’ai peur que les mots cassent ce qui nous relis avant d’avoir pu le ramasser dans mes filets, avant d’avoir pu le goûter.
vendredi, janvier 05, 2007
Nouvel an any Nou
Pourquoi est-ce que j’ai dis « oui » lorsqu’on m’as proposé d’aller en boite de nuit après une soirée fort sympathique dans un restaurant du Raval. J’ai du avoir un moment d’absence car si il y a bien un endroit sur terre que je ne supporte pas c’est bien les discothèques bruyantes, sombres, enfumées et alcoolisées…
J’aurais du dire non. J’aurais du marcher dans les rues puis, une fois fatigué, je serai rentrer en taxi, traversant la ville comme une star américaine.
J’aurai du.
Dans la boite de nuit j’observe une grande fille latino-américaine qui me fait penser à Yma Sumac ( je sais c’est mon obsession du moment). Mon Yma Sumac a les cheveux très noirs, très brillantss et ses lèvres sont rouges. Sa poitrine, ses hanches débordent de sa robe noire à pois (rouge eux aussi).
C’est le genre de nana, de folle que je trouve automatiquement sympathique. Elle tourne le dos à la piste de danse pour parler avec une copine (sorte d’ersatz anorexique de la chanteuse Larousso).
J’observe le profil de mon Yma Sumac pas mal de temps. Je crois avoir trouvé la Révélation, la Madone de la soirée.
Autour du cou elle porte un énorme disque de métal, ce bijou lui donne l’allure d’une prêtresse maya décadente.
Je l’imagine…fille remplie et vivante !
Elle rayonne à coté de son amie Larousso qui est sèche et don les regards sont méchants.
J’observe le profil de mon Yma Sumac pas mal de temps. Je crois avoir trouvé la Révélation, la Madone de la soirée.
Autour du cou elle porte un énorme disque de métal, ce bijou lui donne l’allure d’une prêtresse maya décadente.
Je l’imagine…fille remplie et vivante !
Elle rayonne à coté de son amie Larousso qui est sèche et don les regards sont méchants.
Parfois je me dis que je suis un chasseur. Inconsciemment je dois chercher une femme pour me reproduire. Quand j’y pense à tête reposée j’en rigole mais je me demande bien pourquoi j’observe autant les femmes.
Je n’observe pas les hommes. Je lance un regard global et si ce que je vois me plais…. Je reste, rougissant et bégayant, dans mon coin. Mais les femmes c’est différent, je les observe presque de manière clinique. Chez les femmes je cherche quelque chose de plus ancien.
Plus les femmes sont délirantes plus elles me conviennent…J’aime bien ce que dégage mon Yma Sumac Barcelonaise. J’aime bien ses gênes.
Je viens de relire ce qui précède…suis-je un peu surmené en ce moment un brin allumé ou, au contraire, extrêmement lucide ?
Finalement je sors de la discothèque et fais semblant de me perdre dans les quartiers de l’Eixample et des Corts.Je m’imagine point de lumière se déplaçant dans le labyrinthe à géométrie parfaite des rues de ces quartiers.
Je me prends pour Pacman avalant des rues à l’infini.
Je tombe sur des façades et des portes cochères qui m’enchantent. Je me promets de revenir le lendemain photographier ces beautés Art Nouveau… alors que je sais très bien que je serai incapable de les retrouver.
Je prends le chemin du retour en me guidant avec deux bâtiments, deux totems éclairés dans cette nuit de réveillons. Le rythme de ma promenade forme des mots dans ma tête. Je suis surpris par l’irruption de ces « mots ballades » car cette sorcellerie ne fonctionne d’habitude que lors de mes marches en forêts.
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mercredi, janvier 03, 2007
Emma & Rodolphe
j'ai embrassé un garçon, j'ai embrassé un garçon !
Un garçon un peu roux avec une rangée de dents comme une muraille!
Elle se répétait : " J'ai un amant ! un amant ! " se délectant à cette idée comme à celle d'une autre puberté qui lui serait survenue. Elle allait donc posséder enfin ces joies de l'amour, cette fièvre du bonheur dont elle avait désespéré."
gustave flaubert, MADAME BOVARY
mardi, janvier 02, 2007
une kangoo dans l'après-midi
Dans la voiture,
La banquette arrière est pleine de tragédie.
On y fume en pensant : « quel gâchis ! »
On y somnole et on s’y console.
Les doigts emmêlés dans les doigts de l’autre.
On pose sa tête sur l’épaule de l’autre puis on se redresse,
GênéE par ce sursaut d’une intimité mourante.
Dans la voiture
La banquette arrière est pleine de tragédie.
On s’y vautre en regardant distraitement par la fenêtre,
En se disant : « je veux bien être partout sauf ici, dans la voiture au cœur lourd. »
Dans la voiture,
La banquette arrière est pleine de tragédie.
On imagine les roues qui filent sur le sol lisse de l’autoroute.
Et on sait qu’une fois la voiture arrêtée, l’histoire seras finie.
La banquette arrière est pleine de tragédie.
On y fume en pensant : « quel gâchis ! »
On y somnole et on s’y console.
Les doigts emmêlés dans les doigts de l’autre.
On pose sa tête sur l’épaule de l’autre puis on se redresse,
GênéE par ce sursaut d’une intimité mourante.
Dans la voiture
La banquette arrière est pleine de tragédie.
On s’y vautre en regardant distraitement par la fenêtre,
En se disant : « je veux bien être partout sauf ici, dans la voiture au cœur lourd. »
Dans la voiture,
La banquette arrière est pleine de tragédie.
On imagine les roues qui filent sur le sol lisse de l’autoroute.
Et on sait qu’une fois la voiture arrêtée, l’histoire seras finie.
lundi, janvier 01, 2007
haute résolution

Jour d’automne pour un premier janvier.
Des feuilles jaunes tournent ou se traînent.
Un tout petit soleil souvent voilé.
Des feuilles jaunes tournent ou se traînent.
Un tout petit soleil souvent voilé.
Je suis affalé sur un banc en haut du Passeig de Gràcia.
Pendant plusieures minutes pas un seul bruit dans les rues Barcelonnaises.
Je me creuse la tête pour trouver une bonne résolution….puis je me dis qu’il faut que je m’envoies balader plus souvent.
M’envoyer balader le corps et l’esprit … voici une bonne résolution pour cette nouvelle année.
M’envoyer balader le corps et l’esprit … voici une bonne résolution pour cette nouvelle année.
La circulation reprends.
Je passe devant une affiche signalant une expo de joan Miro :
Sentiment, emoció i gest
....sentiment émotion et geste.
Que demander de plus ?
Et surtout peu importe l'ordre
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