jeudi, février 15, 2007

des grandes choses qui remuent.

Semaine assez monstrueuse. Après avoir mangé des moules le dimanche soir je me suis retrouvé aux urgences lundi midi avec des crampes au ventre comme jamais je n’avais eu avant. Au dessus de l’intoxication alimentaire j’ai fais une crise d’angoisse sûrement due à une hyperventilation et je me suis retrouvé paralysé dans la salle d’attente des Urgences.
Lundi shooté ou je me suis retrouvé avec deux perfs avec pleins de choses planantes à l’intérieur.
J’ai eu peur. J’étais en colère contre moi d’avoir paniqué. Je ne supporte de perdre le contrôle sur mon corps.
Au milieu de mon délire j’ai vu arriver mon amant de la Sainte Geneviève. Son air catastrophé m’as fais peur.

A la sortie des urgences il fait encore jour alors je pars avec mon amant me balader dans les étangs le long du canal de Rhône à Sète. Il fait froid, j’ai du mal à marcher mais je suis heureux. C’est un endroit ou je vais seul lorsque je suis triste, ou à deux lorsqu’il faut parler des grandes choses qui remuent.

Le lendemain c’est la grosse déprime. J’ai un reste de mal au bide mais je mets un temps fou à comprendre que ce n’est pas une nouvelle crise mais seulement les restes des douleurs de la veille que je ressens puisque les médocs ne font plus effet.
Déprime car journée de repos forcé ou la tête tourne à vide et ou les questions sont sans réponse, ou le film du jour d’avant passe sans cesse.

Mercredi…bonnes résolutions. Je bosse bien, même si je suis fébrile. J’achètes même une babiole pour la Saint Valentin de mon amant. Je suis tombé dans le panneau. Nous nous étions juré que nous nous offririons rien.
( lui aussi m’avait offert quelque chose)

Dans l’espace il y a des milliers de déchets en orbite. C’est un mouvement circulaire…comme dans ma tête.

Je prépare dans mon grand sac rouge ma semaine à Barcelone. Mon amant viens me tenir compagnie jusqu'à dimanche puis je reste seul dans ma piaule d’étudiant jusqu'au samedi d’après. Je suis assez perplexe de me retrouver assis a suivre des cours comme un étudiant. Je pars à Barcelone sans le sous…. Il y aura donc peu de virée dans les librairies, les théâtres et les musées.

dimanche, février 11, 2007

le dimanche

Le dimanche je prends garde de ne pas regarder le ciel surtout lorsque j’ai l’impression qu’il est bleu. Le dimanche je titube jusqu'à la salle de bain ou je m’assois sur le rebord de la baignoire pour me reposer un peu, pour écouter les titres du journal de France Info qui braille toute seule dans la chambre. Le dimanche. Le dimanche est a vomir…j’ai passé de la javel hier dans le lavabo et j’ai oublié de rincer…l’odeur me prends la gorge. Des mots se bousculent, des enchaînements de paragraphe aussi mais je n’ai pas de stylo ni de bloc-notes sous la main.
J’attends un peu avant de prendre une douche trop chaude.
J’attends un peu avant de me dire que cela aurait pu être pire.

vendredi, février 09, 2007

Avant de jouir je mets ma polaire


Je suis debout . Mes jambes tremblent.
Il vient de me faire jouir et approche le nez de mon sexe.
« Ton sexe a l’odeur d’une chambre a aire qui se dégonfle »
Je suis surpris.
Une fois parti je m’agenouille près de mon vélo et pince la valve du pneu.
C’est vrai :
Mon sexe avait bien l’odeur d’une chambre a aire qui se dégonfle.

Avant j’avais des orgasmes de type classique constitués d’accélérations du rythme cardiaque, de bouffées de chaleur et de spasmes finaux.
Maintenant c’est différent…..après les spasmes tout s’arrête et j’attends d’être détrempé par une vague de suées froides.
Mon dos et mes cuisses deviennent glacés, humides,poisseux, alors je claque des dents et enfin je jouis.

jeudi, février 08, 2007

Attendre

Attendre un peu.
Coller mon front contre la fenêtre froide de la cuisine.
Ecouter la voie rapide qui se réveille.
Plonger les yeux dans le noir du petit matin.
Regarder les fenêtres éclairées du bâtiment d’en face.
Je me chauffe les mains avec la tasse de thé.
Il est évident que je pense à mon amant qui dort dans la chambre.
Mais pas seulement.

Attendre un peu.
S’assoire sur le bord d’une fontaine quelques instants.
Souffler. Remettre les idées en place, ne pas avoir honte de mon bonheur actuel.
Je viens de passer une heure avec Günter don la vie s’étiole peu à peu et depuis longtemps.
Rien ne va plus.
La santé, le boulot qui n’arrive pas.
L’ennui.

Attendre un peu.
Faire valser les calendriers et les emplois du temps pour réserver les billets pour la semaine à Barcelone, les quelques jours à Quimper et le long weekend à Paris.

Attendre un peu.

lundi, février 05, 2007

il est comme fou

petit texte non relu et brouillon ( comme beaucoup de choses sur ce blog)

Il est comme fou. Une érection démente l’empêche de réfléchir. Il pense à elle depuis le début de l’après-midi, depuis qu’une panne d’ordinateur laissa tout le bureau désœuvré. Ses collègues partis a la machine à café en blaguant tandis, il sortit discrètement de sa sacoche les photos de Natacha et traversa le couloir aux parois vitrés pour s’enfermer dans les toilettes.

Les photos n’étaient pas vielle mais déjà très abîmées, il les avait prises la semaine dernière pendant une partie de jambes en l’air très alcoolisée et n’avait pas arrêté de se branler dessus depuis. On y voyait Natacha sous toutes les coutures, surtout les plus fines comme celles de son sexe excité étonnamment grand et lisse. Il avait retiré ses chaussures et ses chaussettes pour bien ancrer son corps dans le sol, puis s’était masturber au dessus des photos qu’il avait disposées en éventail sur le battant de la cuvette. Après avoir joui il était resté longtemps immobile, le front collé au mur de faïence.

Et depuis il pense à elle. Il s’était un peu touché, distraitement a travers le pantalon, à la faveur d’un embouteillage mais rien n’y faisait il avait envi d’elle….et maintenant il n’était plus qu’a quelques mètres d’elle, a se battre contre la serrure de la porte d’entrée. La voisine de palier ouvrit sa porte peureusement et lui jeta un regard hautin. Il la fixa un instant, émis un sifflement entre ses dents et lui tourna le dos pour s’occuper à nouveau de la serrure. Il arriva enfin a trouver l’encoche, la clef tourna d’un coup sec et, déstabilisé, il tomba plus qu’il n’entra dans l’appartement.

Derrière lui il entendit la porte de la voisine se refermer violement.
Il titube vers la chambre, semant un a un ses habits dans le couloir. Au niveau de la cuisine, il échange un regard mi effrayé mi dégoûté avec le chat Carpates. A sa grande surprise le lit est vide. Il reste un instant, balançant son grand corps nu sur le pas de la porte, avant de se diriger vers la salle de bain.

La pièce est éclairée par une minuscule ampoule qui donne aux objets des ombres terribles. Il se surprends à imaginer les ailes déployées d’une chauve souris alors qu’il ne s’agit que d’une serviette qui sèche. Le rideau de plastique masque la baignoire. Il écoute le bruit régulier des gouttes qui s’échappent, s’étirent et tombent lourdement dans l’eau du bain. Natacha n’a jamais appelé le plombier, préférant imaginer qu’elle est pianiste et que cette fuite est son métronome aquatique. Elle est comme ça Natacha : vulgaire, belle, musicienne et folle.
Il s’amuse un instant a faire bouger le rideau de plastique avec son sexe en érection puis l’ouvre d’un coup sec.

Natacha est là. Il plonge frénétiquement ses mains dans l’eau pour attraper ses cuisses, ses seins ou son ventre. Il rigole, il se croit ours penché au dessus d’un torrent, essayant maladroitement de pécher de belles truites grasses. Le corps de Natacha tangues et ses cheveux s’étalent dans l’eau du bain.
Il se penche, mord amoureusement la bouche de sa femme, passe une main dans son dos pour la soulever et se glisser derrière elle dans la baignoire. Le sexe de l’homme cherche celui de sa compagne et s’y introduit. Ce sexe est de moins en moins étroit, chaque jour il se relâche devenant infini. L’homme a peur de s’y perdre, l’homme veux entrer en entier dans ce qu’il imagine être un vaste paysage, une plaine immense d’où l’on aperçoit au loin de belles montagne hérissés d’étranges franges. Il se demande jusqu’où il peut aller en elle. Elle, morte il y a deux mois déjà, et don la peau depuis se déchire au fur et à mesure que son corps se gonfle d’eau et de gaz. Elle qui morte, devient au fil des jours immense et boursouflée comme le fut son sexe à l’époque ou elle était vivante et excité par son meurtrier.

dimanche, février 04, 2007

lui


Il a les clefs de chez moi.
Il regarde distraitement ma bibliothèque et sait faire marcher le four.
Je l’ai laissé entrer.
Il me lèche de plus en plus intimement. J’ai l’impression de me déchirer à son contact.

vendredi, février 02, 2007

urgence

Ils sont un peu immobiles. Ils sont fatigués.
Dans l’appartement le seul qui bouge c’est le gamin.
Je suis bouleversé par cette logique.
Le couple se défait mais reste ensemble.
S’aiment-ils encore ? Oui probablement mais ce n’est plus ça l’important.
Si il y avait une route de poussière et un coucher de soleil au bout il partirait de suite à l’aventure.
Si la baie vitrée du salon donnait sur la mer ou sur le bleue des montagnes elle passerait ses jours a regarder dehors.
Mais rien de tout ça. Juste des doutes, des peurs, des regards en biais et une tension palpable.
Il sont totalement immobiles, fatigués.
Je la trouve radieuse dans la douleur, un peu dépassée aussi.
…il faut bouger S.