La Simplette.
Elle peut-être aussi amoureuse des rafales.
Elle raffole des rafales.
De toutes les rafales (le vent, la pluie qui enfin ne tombe pas droite, qui enfin lui fait oublier qu’elle est amoureuse)
Car la Simplette est amoureuse.
La Simplette aime surtout les rafales de mitraillettes qui sont dans la télé bien loin de sa tête…. Ça lui fait peur mais cela ne l’atteint pas.
C’est difficile de se tenir debout. ( peut-être à cause des rafales) . Les rafales sont re vivifiantes, elles n’ont aucun recule.
C’est difficile de se tenir debout quand l’amour fait tout trembler.
La Simplette est un poème. Ses amours non.
La Simplette a un problème avec les mots ou alors avec leur contenu.
Il faut qu’elle se dégage de la légèreté des mots / du poids des idées en dansant.
Se mettre à danser comme une sortie de secours, comme si quelque chose allait déborder en elle.
La danse est un bec verseur.
vendredi, avril 13, 2007
jeudi, avril 12, 2007
bulletin de santé
Je suis l’homme penché.
Comme un arbre après la tempête. Comme une lourde statue antique.
Je suis l’homme penché.
Rigide.
Mon dos est une plaque de marbre. Je bouge mes jambes et mes bras.
Bref je mouline en attendant d’aller chez l’ostéopathe.
Je suis penché et je m’y habitue.
Comme un arbre après la tempête. Comme une lourde statue antique.
Je suis l’homme penché.
Rigide.
Mon dos est une plaque de marbre. Je bouge mes jambes et mes bras.
Bref je mouline en attendant d’aller chez l’ostéopathe.
Je suis penché et je m’y habitue.
mardi, avril 10, 2007
hey, Simplette
Hey, Simplette!
Sais tu que dans certains pays on zigouille les poetes ?
Hein, Simplette ?
Hey, Simplette!
Je vis sur un filin !
Sais tu que ta beauté est tranchante et que j’ai peur de m’y ouvrir les mains ?
Hein, Simplette ?
Hey, Simplette!
Je vis sur un filin !
Sur un long filin tendu au dessus du port !
Hey, Simplette!
Tu joues au ballon alors que d’autres sont dans les tranchées.
Et toi tu t’en fou.
Merveilleuse Simplette !
Hey, Simplette !
Hey, Simplette !
Attention à tes yeux Simplette.
Le sable se mélange au vent sur la plage de l’Espiguette.
Sais tu que dans certains pays on zigouille les poetes ?
Hein, Simplette ?
Hey, Simplette!
Je vis sur un filin !
Sais tu que ta beauté est tranchante et que j’ai peur de m’y ouvrir les mains ?
Hein, Simplette ?
Hey, Simplette!
Je vis sur un filin !
Sur un long filin tendu au dessus du port !
Hey, Simplette!
Tu joues au ballon alors que d’autres sont dans les tranchées.
Et toi tu t’en fou.
Merveilleuse Simplette !
Hey, Simplette !
Hey, Simplette !
Attention à tes yeux Simplette.
Le sable se mélange au vent sur la plage de l’Espiguette.
lundi, avril 09, 2007
au travail
Colère.
Frustrations.
Ventre retourné.
Caprices d’enfant.
Envie de violence.
Je suis au travail. Je ne veux pas y être. La fatigue est une vague. Je ne sais pas nager. Je pense a cette année de fac ou je pleurais chaque matin rien qu’a l’idée de pénétrer sur le campus.
Maintenant c’est pareil. La violence en plus ?
Pleure, l’ogre, pleure entre deux clients.
J’ai peur de perdre mon amant a force de vivre décalé.
J’ai envi de passer ma journée en sa compagnie.
Hier déjà je travaillais et nous avons du rentrer tôt de Toulon et de Port Grimau au lieu de rester a buller.
Etre libre.
Arrêter d’être faible et friable.
Aujourd’hui encore ce travail sale. Ma vie est bloquée. Même si j’essaye de faire autre chose, je sais que ma vie est figée.
Jamais rien n’avancera.
Je suis sale. Je suis juste heureux d’être lavé par ce grand amour que m’offre mon Amant.
Nous avons passés un jour et ½ entre Toulon et Port Grimaud en face de Saint Tropez chez un viel ami de mon Amant.
Toulon que je n’ai pas vu. Peut-être que ce n’est pas plus mal même si, sur le moment, j’aurais voulu faire quelques pas dans cette ville ou j’ai passé mes premières années et ou je ne suis pas revenu depuis.
Port Grimaud. Des panneaux d’interdictions, des pancartes propriétés privées, des patrouilles privées de sécurité !
Quel joli monde !
Port Grimaud tout en toc. Un faux village provençal avec de vrais touristes regardant de vrais riches habiter dedans.
Jacques et Bernadette a borme les mimosas ne sont pas loin. Le soir, à la télé du travail, je les vois prendre un bain de foule sur le parvis de l’église ou ils ont assistés à la messe pascal
Frustrations.
Ventre retourné.
Caprices d’enfant.
Envie de violence.
Je suis au travail. Je ne veux pas y être. La fatigue est une vague. Je ne sais pas nager. Je pense a cette année de fac ou je pleurais chaque matin rien qu’a l’idée de pénétrer sur le campus.
Maintenant c’est pareil. La violence en plus ?
Pleure, l’ogre, pleure entre deux clients.
J’ai peur de perdre mon amant a force de vivre décalé.
J’ai envi de passer ma journée en sa compagnie.
Hier déjà je travaillais et nous avons du rentrer tôt de Toulon et de Port Grimau au lieu de rester a buller.
Etre libre.
Arrêter d’être faible et friable.
Aujourd’hui encore ce travail sale. Ma vie est bloquée. Même si j’essaye de faire autre chose, je sais que ma vie est figée.
Jamais rien n’avancera.
Je suis sale. Je suis juste heureux d’être lavé par ce grand amour que m’offre mon Amant.
Nous avons passés un jour et ½ entre Toulon et Port Grimaud en face de Saint Tropez chez un viel ami de mon Amant.
Toulon que je n’ai pas vu. Peut-être que ce n’est pas plus mal même si, sur le moment, j’aurais voulu faire quelques pas dans cette ville ou j’ai passé mes premières années et ou je ne suis pas revenu depuis.
Port Grimaud. Des panneaux d’interdictions, des pancartes propriétés privées, des patrouilles privées de sécurité !
Quel joli monde !
Port Grimaud tout en toc. Un faux village provençal avec de vrais touristes regardant de vrais riches habiter dedans.
Jacques et Bernadette a borme les mimosas ne sont pas loin. Le soir, à la télé du travail, je les vois prendre un bain de foule sur le parvis de l’église ou ils ont assistés à la messe pascal
dimanche, avril 08, 2007
lecture
1.
J’ai quelques frissons. J’ai dans les mains une enveloppe qui contient les premiers chapitres d’un roman que mon amant a écrit et don la suite a été mangée par l’ordinateur.
J’aime découvrir.
J’aime surtout découvrir les textes de cet homme qui transforme violemment ma vie.
En fait je voudrais ne jamais lire ce texte pour toujours rester suspendu dans le coton de l’attente.
2.
Je lis. C’est forcement déconcertant. Beaucoup plus que les courts textes qu’il m’a fait lire jusqu’ici. Déconcertant car plus complexe, plus « a tiroir » que ce qu’il a l’habitude de me livrer.
De qui parle t’il ?
Est-ce autobiographique ? Un des personnages s’appelle comme lui.
Ce que je ressens est très diffus. Les gestes et les expressions de certains personnages ne me sont pas inconnus. Miroirs brisés en mille éclats de voix dirait la poupée de cire, poupée de son.
3.
Je relis pour me faire une autre idée, pour m’imprégner du style et surtout de l’architecture de ce début de roman.
J’aime. Définitivement. C’est surprenant. Mon amant écrit dés choses intimes, des choses vécues mais pas dans le style que l’on attendrai de lui. Il y a tromperie sur la marchandise…. Dans le bon sens.
Les phrases sont simples et presque élégante. Mon amant a la sagesse de vouloir être compris en parlant de choses complexes.
Définitivement. J’aime mon amant. Le texte que je viens de lire me conforte et me noie dans cet amour….
Même si ce texte m’émeut jusqu'au malaise. Sûrement car c’est ici qu’il se livre le plus.
4. Cet homme me rend fou. Je voudrais être griffé par lui. EXHIBER fièrement mes mutilations. Je voudrai m’esclaffer sottement, être dans le bonheur (forcement débile mais forcement magique) d’être totalement à lui.
Ne plus jamais avoir peur d’être humilié.
Ne plus avoir peur du tout.
De rien. Vivre comme ça.
Sans jalousie.
J’ai quelques frissons. J’ai dans les mains une enveloppe qui contient les premiers chapitres d’un roman que mon amant a écrit et don la suite a été mangée par l’ordinateur.
J’aime découvrir.
J’aime surtout découvrir les textes de cet homme qui transforme violemment ma vie.
En fait je voudrais ne jamais lire ce texte pour toujours rester suspendu dans le coton de l’attente.
2.
Je lis. C’est forcement déconcertant. Beaucoup plus que les courts textes qu’il m’a fait lire jusqu’ici. Déconcertant car plus complexe, plus « a tiroir » que ce qu’il a l’habitude de me livrer.
De qui parle t’il ?
Est-ce autobiographique ? Un des personnages s’appelle comme lui.
Ce que je ressens est très diffus. Les gestes et les expressions de certains personnages ne me sont pas inconnus. Miroirs brisés en mille éclats de voix dirait la poupée de cire, poupée de son.
3.
Je relis pour me faire une autre idée, pour m’imprégner du style et surtout de l’architecture de ce début de roman.
J’aime. Définitivement. C’est surprenant. Mon amant écrit dés choses intimes, des choses vécues mais pas dans le style que l’on attendrai de lui. Il y a tromperie sur la marchandise…. Dans le bon sens.
Les phrases sont simples et presque élégante. Mon amant a la sagesse de vouloir être compris en parlant de choses complexes.
Définitivement. J’aime mon amant. Le texte que je viens de lire me conforte et me noie dans cet amour….
Même si ce texte m’émeut jusqu'au malaise. Sûrement car c’est ici qu’il se livre le plus.
4. Cet homme me rend fou. Je voudrais être griffé par lui. EXHIBER fièrement mes mutilations. Je voudrai m’esclaffer sottement, être dans le bonheur (forcement débile mais forcement magique) d’être totalement à lui.
Ne plus jamais avoir peur d’être humilié.
Ne plus avoir peur du tout.
De rien. Vivre comme ça.
Sans jalousie.
mercredi, avril 04, 2007
Les simplettes!
Elles arrivent un peu folles. Surtout essoufflées.
Elles s’écroulent au pied du phare ensablé de la plage de l’Espiguette.
La veille elles étaient encore aux Saintes Maries de la Mer.
Belles, fières et dansantes !
De la musique !
De la musique.
Ici il n’y a rien appart le sable, et la nuit sale qui arrive.
Elles s’écroulent au pied du phare alors qu’elles croient être ailleurs.
Elles regardent le mur. Un mur qui ressemble à d’autres murs. C’est vrai qu’elles pourraient être ailleurs!
Elles se regonflent de rêves.
Les chanceuses !
Elles s’écroulent au pied du phare ensablé de la plage de l’Espiguette.
La veille elles étaient encore aux Saintes Maries de la Mer.
Belles, fières et dansantes !
De la musique !
De la musique.
Ici il n’y a rien appart le sable, et la nuit sale qui arrive.
Elles s’écroulent au pied du phare alors qu’elles croient être ailleurs.
Elles regardent le mur. Un mur qui ressemble à d’autres murs. C’est vrai qu’elles pourraient être ailleurs!
Elles se regonflent de rêves.
Les chanceuses !
Libellés :
paroles égarées,
vida simple
lundi, avril 02, 2007
les routes immobiles
Au milieu de la route.
Forcé au silence. Par moi-même, par cette chose sombre et huileuse qui est au fond de moi, qui me gouverne parfois.
Le texte est fini depuis deux bonnes semaines. Les répétitions ne sont pas encore exaltantes, uniquement des lectures et surtout du découpage de texte.
Impasse. Le texte est encore trop long mais je ne sais pas ce que je peux encore enlever.
Pas content. Pas content du tout.
Ce texte m’a épuisé.
Peut-être me suis-je trompé en écrivant cela.
Peut-être est-ce une erreur de vouloir mettre en scène ce poème, cette narration désespérée.
Suis-je fatigué ?
Ais-je l’habitude de douter autant ?
J’aime ce texte. Je crois que les autres ( ô paranoïa !) ne l’aiment pas.
Je voudrai arriver a quelque chose de bien pour le moi de juin. Que ça tienne la route.
J’aimerai être content de moi.
En tout cas ce texte m’a asséché. Je n’ai plus rien envi d’écrire pour le momentJ’ai envi de grandes vacances (c’est bien la première fois depuis longtemps !), de prendre du recule et du temps avec mon merveilleux amant. Du temps pour bosser tranquillement quelques textes et de grandes ballades.
Forcé au silence. Par moi-même, par cette chose sombre et huileuse qui est au fond de moi, qui me gouverne parfois.
Le texte est fini depuis deux bonnes semaines. Les répétitions ne sont pas encore exaltantes, uniquement des lectures et surtout du découpage de texte.
Impasse. Le texte est encore trop long mais je ne sais pas ce que je peux encore enlever.
Pas content. Pas content du tout.
Ce texte m’a épuisé.
Peut-être me suis-je trompé en écrivant cela.
Peut-être est-ce une erreur de vouloir mettre en scène ce poème, cette narration désespérée.
Suis-je fatigué ?
Ais-je l’habitude de douter autant ?
J’aime ce texte. Je crois que les autres ( ô paranoïa !) ne l’aiment pas.
Je voudrai arriver a quelque chose de bien pour le moi de juin. Que ça tienne la route.
J’aimerai être content de moi.
En tout cas ce texte m’a asséché. Je n’ai plus rien envi d’écrire pour le momentJ’ai envi de grandes vacances (c’est bien la première fois depuis longtemps !), de prendre du recule et du temps avec mon merveilleux amant. Du temps pour bosser tranquillement quelques textes et de grandes ballades.
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