Je suis l’ogre qui marche dans la nuit. Le labyrinthe du centre historique de M. n’a plus aucun secret pour moi. Je suis l’ogre sans fil d’Ariane. En plus je n’ai pas le désir de sortir de ces rues.
Les rues : Je souhaite qu’elles m’avalent et me laisse pour mort ( ou du moins endormi).
La sueur.
Mais je marche quand même.
L’idée c’est quoi ?
L’idée c’est de croiser un garçon, un autre ogre pour avoir enfin une relation sexuelle convenable.
L’Ogre n’a plus confiance.
L’Ogre est drapé de doutes (et son habit est doublé de blocage.)
Je suis l’Ogre qui court. Je sens dans mon dos le souffle mais surtout les griffes de ses amours du début d’année. Je sais que ces amours sont comme une gorgone. F et N sont deux corps- souvenir complètement décharnés.
L’amour est une carcasse.
Une carcasse qui s’agite encore quelque fois. Une carcasse qui m’attire alors que je ne suis pas particulièrement charognard.
Un amour qui me tourmente. Un corps qui s’alourdit. Heureusement qu’il reste la nuit et la rue.
mardi, mai 31, 2005
samedi, mai 28, 2005
la espalda
C’est la dérive de l’Ogre.
Sa tête est préoccupée (mais il ne sait pas par quoi.)
Le dos recommence à faire mal. Il le sent vraiment faible. Il a l’impression que s’est un ami à qui il ne peut plus faire confiance.
L’ogre est traversé de petits éclairs blancs qui prennent naissance entre la quatrième et la cinquième vertèbre. Hier l’ogre a téléphoné au toubib : lundi 10 heure.
Pour le moment c’est la peur à chaque mouvement.
Cette nuit l’ogre a vue un programme de danse à la télé. L’ogre adore l’arrogance et la beauté des danseurs contemporains. L’ogre (bientôt trente ans) a un corps gras et en vrac.
jeudi, mai 26, 2005
Nuages (en attendant qu’un homme me fasse l’amour)
Nuages
Haute sécurité
Haute fidélité ( ?)
De ce nuage que j’ai posé.
Nuages
Haute voltige
Pour ce nuage
Que j’ai posé.
Sur ton torse
Sur ta cuisse
Nuages
Nuages collants
Collés entre nos corps.
L’ogre face à la cathédrale.
Quand l’Ogre sort du travail dans le milieu de la nuit il doit passer à coté de la grosse cathédrale. Souvent, quand arrivent les beaux jours, des bandes de buveurs de bière ou des rêveurs sont affalés sur le parvis ou contres les murs.
L’Ogre a peur pour eux !
L’Ogre a peur qu’une pierre se décroche du vieil édifice. Une pierre qui, de ricochets en ricochets, finirait par tomber sur un des groupes. Bien sûr c’est sur le crâne du plus jeune qu’elle finirait sa course. C’est toujours comme ça.
L’Ogre à peur pour les rêveurs et les buveurs affalés au pied de la cathédrale.
Elle ment (ou alors ils se mentent).
Elle ne veut pas être protectrice. Elle ne l’a jamais voulu.
Il ne faut pas se méfier que des pierres. Il faut aussi se méfier des gargouilles. L’ogre est certain que les gargouilles attrapent les pigeons inconscients qui sont venus se perdre là haut.
Elles les tuent de leurs griffes.
Elles les broient avec leur dents puissantes puis les recrachent.
L’ogre est sur que les pigeons mort sont comme des mollards que cracherait une cathédrale malade. Attention ! Ils des gens en dessous.
Bien sûr c’est sur le crâne du plus jeune que les mollards –pigeons finiraient leurs courses. C’est toujours comme ça. Une malédiction.
L’ogre continu sa route le long de la cathédrale. Il croise un couple d’amoureux qui cherche un coin encore plus sombre que la nuit pour pouvoir s’embrasser en paix. Ils se collent dans un renfoncement du mur. Ceux là ils peuvent crever ! Tout pourrait bien leur tomber sur la tête !
L’ogre montre ses dents et passe son chemin.
Avant de s’éloigner de la cathédrale il croise le regard d’une statue. C’est la vierge à l’enfant qui surplombe une des entrées latérales du bâtiment. Quelle étrange statue ! Le dos de l’ogre se couvre de chairs de poules. Cette statue le plonge dans ses abîmes d’ogre.
L’Ogre a peur pour eux !
L’Ogre a peur qu’une pierre se décroche du vieil édifice. Une pierre qui, de ricochets en ricochets, finirait par tomber sur un des groupes. Bien sûr c’est sur le crâne du plus jeune qu’elle finirait sa course. C’est toujours comme ça.
L’Ogre à peur pour les rêveurs et les buveurs affalés au pied de la cathédrale.
Elle ment (ou alors ils se mentent).
Elle ne veut pas être protectrice. Elle ne l’a jamais voulu.
Il ne faut pas se méfier que des pierres. Il faut aussi se méfier des gargouilles. L’ogre est certain que les gargouilles attrapent les pigeons inconscients qui sont venus se perdre là haut.
Elles les tuent de leurs griffes.
Elles les broient avec leur dents puissantes puis les recrachent.
L’ogre est sur que les pigeons mort sont comme des mollards que cracherait une cathédrale malade. Attention ! Ils des gens en dessous.
Bien sûr c’est sur le crâne du plus jeune que les mollards –pigeons finiraient leurs courses. C’est toujours comme ça. Une malédiction.
L’ogre continu sa route le long de la cathédrale. Il croise un couple d’amoureux qui cherche un coin encore plus sombre que la nuit pour pouvoir s’embrasser en paix. Ils se collent dans un renfoncement du mur. Ceux là ils peuvent crever ! Tout pourrait bien leur tomber sur la tête !
L’ogre montre ses dents et passe son chemin.
Avant de s’éloigner de la cathédrale il croise le regard d’une statue. C’est la vierge à l’enfant qui surplombe une des entrées latérales du bâtiment. Quelle étrange statue ! Le dos de l’ogre se couvre de chairs de poules. Cette statue le plonge dans ses abîmes d’ogre.
mercredi, mai 25, 2005
Je veux des choses simples
Pourquoi pas le Paradis ?
Etre sous le soleil et entouré de dunes.
Avoir surtout un bon livre. Le genre de livre qui vous garde prisonnier tout en vous propulsant très loin.
Un peu de vent.
Des garçons musclés mais fragiles. Des garçons d’une vingtaine d’années sur qui je peux faire courir ma main. Torses et fesses.
Courir ? Non. Plutôt une main qui effleure. Une paresse.
Pourquoi demander quelque chose d’autre ?
Pourquoi est-ce que les autres choses existent ?
Surtout arrêter d’être une éponge d’émotions.
lundi, mai 23, 2005
Les moches et les solitaires
UN
Doit-il croquer ?
Doit-il prendre une bouché ?
Non ! Surtout pas !
Il n’est pas la pour commander à manger. Il est venu en urgence et maintenant il essaye de faire descendre les bulles d’un Perrier.
L’ogre est dans un bar-pmu-tabac, dans l’arrière pays, à PZ.
L’ogre est entré comme une furie car il lui fallait des toilettes.
L’estomac s’est retourné.
Des toilettes (turc) et donc un perrier. L’ogre est accoudé tout seul à une petite table ronde tout à coté du comptoir ou la dame vend des cigarettes.
Contemplation.
Contemplation après vingt minutes d’urgence et d’angoisse.
L’Ogre marche très vite dans la rue.
Sueur sur le corps.
C’est dimanche et l’ogre demande son chemin.
L’ogre demande ou il peut trouver un café ouvert.
Il n’écoute pas les réponses.
Son corps d’urgence le rend sourd. Il n’y a plus que son corps d’urgence !
La vue se brouille aussi.
Cette putain de ville est circulaire !!!
DEUX
Maintenant c’est repos et contemplation. L’ogre a enroulé sa main autour de la bouteille de Perrier. C’est un tic. L’ogre fait toujours ça : il aime bien la forme de la bouteille et il déteste quand le garçon de café lui amène le Perrier dans une canette.
OK pour la contemplation mais il n’arrive pas a regarder la vendeuse de tabac. L’ogre baisse les yeux quand il croise des personnes impressionnantes.
Ils ont tous l’air perdu entre le mobilier usé et les vitres sales couvertes d’autocollants. L’ogre a l’impression d’être dans une série télévisée française de la fin des années soixante dix. Un long imperméable, une R5 beige… Il ne manque plus que ça.
La serveuse est belle mais fatiguée.
La vendeuse de clopes est entrain de gueuler.
… et il y a un homme tout vieux qui, une clope au bec, passe un balai pour réunir tout les mégots éparpillés sur le sol.
Il n’y a JAMAIS de cendrier dans ce genre d’endroit.
Il y aussi des dizaines de papiers froissés.
Et l’ogre sait qu’il est un ogre car il se sent différent. Ce n’est même pas de la misanthropie. Il n’arrive pas à regarder avec humour cette réunion de paumés.
Dédain ?
Supériorité ?
- Ta gueule.
C’est dimanche. L’après-midi vient juste de commencer, tout les moches et tous les solitaires se sont donnés rendez-vous ici. Ils ne peuvent plus rester chez eux car leur vie manquée est un gros bloc de granite qui grandi chaque jour. Il a déjà envahit la chambre à couchée. Il s’attaque maintenant au salon.
Doit-il croquer ?
Doit-il prendre une bouché ?
Non ! Surtout pas !
Il n’est pas la pour commander à manger. Il est venu en urgence et maintenant il essaye de faire descendre les bulles d’un Perrier.
L’ogre est dans un bar-pmu-tabac, dans l’arrière pays, à PZ.
L’ogre est entré comme une furie car il lui fallait des toilettes.
L’estomac s’est retourné.
Des toilettes (turc) et donc un perrier. L’ogre est accoudé tout seul à une petite table ronde tout à coté du comptoir ou la dame vend des cigarettes.
Contemplation.
Contemplation après vingt minutes d’urgence et d’angoisse.
L’Ogre marche très vite dans la rue.
Sueur sur le corps.
C’est dimanche et l’ogre demande son chemin.
L’ogre demande ou il peut trouver un café ouvert.
Il n’écoute pas les réponses.
Son corps d’urgence le rend sourd. Il n’y a plus que son corps d’urgence !
La vue se brouille aussi.
Cette putain de ville est circulaire !!!
DEUX
Maintenant c’est repos et contemplation. L’ogre a enroulé sa main autour de la bouteille de Perrier. C’est un tic. L’ogre fait toujours ça : il aime bien la forme de la bouteille et il déteste quand le garçon de café lui amène le Perrier dans une canette.
OK pour la contemplation mais il n’arrive pas a regarder la vendeuse de tabac. L’ogre baisse les yeux quand il croise des personnes impressionnantes.
Ils ont tous l’air perdu entre le mobilier usé et les vitres sales couvertes d’autocollants. L’ogre a l’impression d’être dans une série télévisée française de la fin des années soixante dix. Un long imperméable, une R5 beige… Il ne manque plus que ça.
La serveuse est belle mais fatiguée.
La vendeuse de clopes est entrain de gueuler.
… et il y a un homme tout vieux qui, une clope au bec, passe un balai pour réunir tout les mégots éparpillés sur le sol.
Il n’y a JAMAIS de cendrier dans ce genre d’endroit.
Il y aussi des dizaines de papiers froissés.
Et l’ogre sait qu’il est un ogre car il se sent différent. Ce n’est même pas de la misanthropie. Il n’arrive pas à regarder avec humour cette réunion de paumés.
Dédain ?
Supériorité ?
- Ta gueule.
C’est dimanche. L’après-midi vient juste de commencer, tout les moches et tous les solitaires se sont donnés rendez-vous ici. Ils ne peuvent plus rester chez eux car leur vie manquée est un gros bloc de granite qui grandi chaque jour. Il a déjà envahit la chambre à couchée. Il s’attaque maintenant au salon.
dimanche, mai 22, 2005
post (d') amour
Sourd à l’amour
Je m’enfermes et m’entoures
De graisse.
Sourd à l’amour
Je te regarde crier
Face à moi (poisson évidemment muet)
Ton pied le seul objet fétiche.
Tu es fatigué de crier
(Et je suis sourd à l’amour)
Nous n’avons même pas l’alibi
Des aventuriers.
Nous ne sommes pas en terre inconnue
Ta tête, ton cul
Je les connais comme ma rue.
Pourquoi ?
Je m’enfermes et m’entoures
De graisse.
Sourd à l’amour
Je te regarde crier
Face à moi (poisson évidemment muet)
Ton pied le seul objet fétiche.
Tu es fatigué de crier
(Et je suis sourd à l’amour)
Nous n’avons même pas l’alibi
Des aventuriers.
Nous ne sommes pas en terre inconnue
Ta tête, ton cul
Je les connais comme ma rue.
Pourquoi ?
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