vendredi, juillet 29, 2005

quelques news

1.

Dimanche dernier L’ogre passe sa première nuit dans son nouvel appartement. Il finit de travailler à cinq heures du matin et, le temps de rentrer et de trouver un drap du dessous et un oreiller, il s’est endormi vers les six heures….
A neuf heures quelqu’un frappe. L’ogre se lève et enfile le bas d’un jogging pour essayer de cacher son érection matinale.
(Avez-vous déjà essayer de cacher une érection dans un jogging ???)
Derrière la porte il découvre quatre policier don un qui est automatiquement élu bombe du moi par des grandes marques d’Ogro terco. L’Ogre n’aime pas les uniformes mais il faut dire que, dans ce cas précis il n’aurait pas hésiter entre le policier et le Penseur de Rodin (quoi que…).
Derrière ses Ray Ban il ne pouvait pas s‘empêcher de regarder l’entrejambe de l’Ogre. Il avait un énorme sourire.
Visiblement les trois autres attendaient qu’il parle. Finalement c’est le plus vieux qui demanda à l’Ogre si il n’avait rien entendu de suspect ce matin car dans l’immeuble il y avait eu un « différent familial ». L’Ogre répondit que non, il n’avait rien entendu. La bombe ouvra enfin la bouche pour lui souhaiter une bonne journée et pour s’excuser de l’avoir déranger.
Une fois la porte refermée l’Ogre entendit un des policiers dire au plus jeune (la bombe) qu’il ne fallait pas être intimider par les gens sinon il n’allait pas pouvoir faire son trou dans le métier.
Plus tard dans la journée l’Ogre est sortit de chez lui et dans le hall d’immeuble une femme était assise sur une valise molle et difforme. Dans ses bras une gamine de deux ans dormait.
L’ogre n’a rien dit.
Qu’est-ce que l’Ogre aurait pu dire ?

2.

Le nouvel appartement… Pour le moment l’Ogre l’appelle l’île car :
-C’est loin du centre ville.
- la voie rapide est comme un océan.
- pour le moment il n’y a ni téléphone, ni connexion Internet (o mon dieu pas de connexion Internet)
-l’interphone ne marche pas.

Le nouvel appartement est neuf. Il y a encore quatre mois il n’y avait qu’un terrain vague et deux ou trois vielle maison. C’est étrange (et bordelique ) de voir une trentaine de famille aménager en même temps.


Le nouvel appartement est d’une blancheur qui fait mal aux yeux. L’Ogre a peur de tout salir ou de faire des trous dans les murs alors que depuis presque une semaine il n’arrête pas d’entendre les marteaux et les perceuses de ses voisins.
Le nouvel appartement lui rappel celui qu’il avait habité avec son amour il y a quelques années. C’était une construction moderne et le carrelage était blanc…. 90m² de sol blanc, c’était un peu l’angoisse.


L’Ogre imagine que la modernité et la blancheur agissent sur son cerveau. Ce sont des petites obsessions qui vont rejoindre celles qui le squattent déjà.
L’Ogre se réveil la nuit et pense d’un coup qu’il faudrait vivre en couple, que c’est le genre d’appartement ou il est agréable de vivre en couple puis (heureusement) il se rendort.

3.

Il y a quelques jours l’Ogre reçoit (ou passe..) un coup de téléphone à S.
Ils en viennent à parler de la dernière catastrophe amoureuse de l’Ogre. S. semble surprise que Thierry et Eric fréquentent les backrooms alors qu’ils sont en couple. Le couple libre ou différent a donc encore bien du chemin a faire.
L’Ogre pense qu’avoir réussit a séparé l’orgasme du compte joint est une chose assez sympa et qu’il faut mieux aller au bordel tirer son coup plutôt que d’avoir une double vie ou tout est mensonge et mystère ; le couple traditionnel est déjà assez construit sur le ce genre de tentions là.
Ce qui est dangereux dans le couple libre ou dans l’histoire que l’ogre a vécue avec Thierry et Eric c’est qu’il est très dur de refaire l’amour a deux après l’avoir fait à trois même peu de fois.
L’ogre vient juste d’employer un point virgule ( ;) mieux qu’un événement c’est un exploit !

Dans le dernier numéro des Inrokuptibles il est écrit que la majorité des couples pratiquant l’échangisme votent à droite. (ça c’est de l’info estivale)

4.

Dès fois le bonheur c’est une tranche de pain de campagne avec un morceau de comté entre deux.
(Les plus cons se demanderont : « entre deux quoi ? »)


Bon…. Post toujours pas mit en ligne. Les techniciens sont passés et au bout d’une heure de prise de tête ils se sont déclarés battus. Le problème c’est l’étiquetage du P.C (????!!!). Apparemment ce n’est pas la première fois cette semaine dans cet immeuble ce qui met un des deux techniciens en colère.
Ce n’est plus une île cet appartement c’est le continent disparu !
Les deux techniciens arrivent presque à l’heure. Ils sont jeunes et gueule d’entrée contre France Télécom. Un des deux pose tout son bazar sur la table pour remplir des papiers puis ils repartent pour faire je ne sais quoi sur la ligne. Quand ils reviennent nous constatons que la ligne ne fonctionne pas et nous repartons vers la table pour le signaler sur une fiche. Sur la table je tombe sur ses Ray Ban et je le lui fais remarquer. Au lieu de me dire merci il me fixe dans les yeux et il me dit : « Heureusement que la ligne ne fonctionnait pas autrement je n’aurais jamais revu mes lunettes. Sans le coup des lunettes j’aurais peut-être pu faire quelque chose pour votre ligne. Au revoir. »
???????????????????????????? C’est du lard ou du cochon.


Ca c’est passé tellement vite que je n’ai pas eu le temps de me défendre. Je suis rester quelques minutes un peu immobile, un peu con au milieu de l’appartement puis j’ai téléphoner a France Telecom qui m’a donné un numéro pour le SAV qui m’a donné un numéro pour le suivi des interventions qui m’a dit de rappeler lundi car aujourd’hui on était vendredi et que les rapports du jour sont disponible le lendemain.
Ok.


jeudi, juillet 28, 2005

putain

putain... toujours pas d'internet dans le nouvel appart.
Le post d'aujourd'hui est sur ma clé usb mais je n'ai pas le droit de l'utiliser dans le cyber café.

mardi, juillet 26, 2005

Ann Scott & Rodin

Papa Shakespeare disait : « Ne dormez plus Macbeth a assassiné le sommeil ». Je ne suis ni Macbeth, ni un assassin mais je dois avouer que le sommeil est une chose rare que j’ai du mal à trouver en ce moment.

Le déménagement n’en finit pas et je me casse petit à petit…. Le dos donne des signes de faiblesse, mon cou s’est bloqué cette nuit et je me suis légèrement ouvert le dessous du pied droit. L’immeuble n’étant pas entièrement fini, les ouvriers arrivent à 8 heures du matin. L’ouvrier n’étant pas un animal discret je n’ai pas d’autres solutions que de me lever.

Papa Shakespeare disait : « Ne dormez plus Macbeth a assassiné le sommeil ». Je ne dors plus et j’ai donc la possibilité de lire des livres que je n’aurais jamais lu en temps normal. J’ai donc lu « Le pire des mondes » d’Ann Scott. C’est tout a fait le genre de bouquin a lire quand l’esprit et le corps ne sont qu’un naufrage.

C’est le premier livre d’Ann Scott qui me tombe sous la main et je suis un peu déçu. J’avais déjà entendu parlé de la dame avec son roman « Superstars » il y a quelques années. Plus qu’un succès « Superstars » est rapidement devenu un roman « générationnel ». Je ne dois pas trop saisir le sens du mot « générationnel » car ce bouquin décrit le Paris underground des lesbiennes qui aiment la techno. J’ai l’impression que le sujet est un peu trop ciblé pour être qualifié de « générationnel ».

Je crois que je n’aurais jamais lu « Le pire des mondes » si je n’étais pas tombé sur ça :

« Elle parvient à condenser une histoire modérément palpitante, un cahier de doléances énumérant point par point tout ce qui ne marche pas dans ce pays , les dix derniers numéros de Combien ça Coûte , le nouvel album de Florent Pagny, une synthèse des discours prononcés par le ministre de l’intérieur depuis son entrée en fonction et, cerise sur le gâteau, une syntaxe approximative doublée d’une magnifique faute de grammaire » Chronic’Art.

C’est vrai que le livre est un peu tout ça. Le personnage principal est réac mais aussi terriblement humain. Peut-on dire qu’Ann Scott est réac puisque le héro de son roman l’est ? Je crois la réaction un peu facile vu que c’est le premier roman qu’elle écrit a la troisième personne du singulier et que le personnage est un homme.

C’est comme pour Christine Angot… Ce sont des bonnes femmes qui écrivent leur « Je » et les critiques crient a l’arnaque puis quand elles pondent un roman ou elle mettent de la distance entre elles et les personnages, c’est encore une volée de bois verts.

Le bouquin est décevant car souvent facile mais certains passages sont pas mal.
J’aime bien la folie du personnage quand il tombe amoureux fou de l’image de l’actrice Junko Jones.
Ce sont des passages complètement obsessionnels qui me font penser à mes propres folies et surtout à ce que j’écris. Je suis surpris que les critiques n’ai pas parler de ces moments là, de ces moments de désirs et d’amours compulsifs qui me semble les plus intéressants du livre.


Le bouquin me révèle un monde affreux et paranoïaque, un monde dans lequel, si je ne fais pas attention, je pourrais facilement m’enfermer.

Il parait qu’Ann Scott aime aller au Musée Rodin pour s’éterniser devant les Causeuses.
Je suis fasciné par son nom et son prénom, j’aime les doubles consommes qui finissent les terminent. Je le trouve tranchant et beau.

lundi, juillet 25, 2005

L’œil espion

T. travail dans le « bus info-jeune » de la municipalité.
Mercredi dernier l’ogre se trouve sur la place principale de M. et aperçois le bus stationner à quelques mètres de la.

L’ogre s’arrête et s’assois sur un banc.
Il observe T. :
T. renseigne deux jeunes filles.
T. part au fond du bus pour chercher des prospectus.
T. sort du bus quelques instant.
T. retourne dans le bus.
Son collègue lui dit quelque chose qui le fait rire.

C’est obsédant. L’ogre note les principaux déplacements dans son calepin comme il le ferait d’une liste de course.
T. porte un tee-shirt noir sans manches. (Les bras sont blancs et longs.)

C’est la deuxième fois que l’ogre est frappé par la taille de T. Ce type est grand et l’ogre semble le découvrir.

T. le verticale !!!.
C’est sur, l’ogre vois T. différemment que l’hivers dernier.
La dernière fois qu’ils se sont croisés l’ogre avait eu l’impression que son regard gênait T.….
Un regard scientifique.
Un regard sans émotion.
Un œil comme un satellite qui cartographierait les banlieues désertes de Bagdad.
Aucune émotion mais une soif de voir encore et encore.

T. se retourne et l’ogre imagine son dos sous le t-shirt. Il se penche pour attraper un dossier.
L’Ogre sait qu’il va craquer alors il détourne un peu le regard.

Il y a un monde fou sur la place mais l’ogre a peur d’être remarqué a cause de son t-shirt bleu électrique.
T. ferme la porte du bus et s’assois sur son siège.
Il est midi et son collègue démarre.

Le bus traverse la place tandis que l’ogre range son calepin. Une fois que tout est bien rangé dans son sac il se dit qu’il ne sait même pas courir après les gens qu’il désire et qu’il ne sait plus pleurer .

samedi, juillet 23, 2005

He had wings

He had wings.
Where are they now?
He had big black wings.
Why did he removed them?
He had big black wings.
He didn't look like any other bird.
He had big black wings.
He crossed the sky.
At night (and only at night).

Streets after streets,
Backyards after backyards,
He had plenty of lovers.
He had plenty of lovers ( and he didn't fear their body )!

But now?
Now his wings where gone.
Nothing in his back any more.
He's now waiting to get stabbed.

Que faire des gens qui ont perdus leurs ailes,
Leurs nageoires et leurs branchies?
Que faire des gens qui ont perdus la grâce?

vendredi, juillet 22, 2005

l'homme qui, en fait, est un arbre

Depuis que je suis devenu un arbre le jeune homme torse nu n’est pas revenu dans le parc près de ce qui est maintenant mon ancienne demeure. Peut-être ne reviendra t’il jamais ? Je n’aurais sûrement jamais le cœur gravé. Pour aggraver ma peine je me suis planté juste en face de l’arbre qui avait reçu avant-hier les coups de canifs. Je le regarde toute la journée et j’envie son tatouage.

Mon cœur ne sera jamais plus gravé. Je suis un arbre sans doute trop tordu et a l’écorce trop épaisse.


En fait ce n’est pas le fait de n’etre plus gravé par quelqu’un qui me chagrine. Je m’aperçois jours après jours que c’est dur l’amour, qu’il faut avoir une âme d’architecte. J’aimerai seulement servir, de temps en temps, de bois de chauffage a un vagabond qui ne voudra pas que je lui jure fidélité.

Mon cœur ne sera jamais plus gravé.
Ce n’est pas grave. De toute façon soit il est trop petit soit il est déjà trop couvert de graffitis, de noms imprononçables. .. Il n’y a pas de place pour un dernier coup de canif.

jeudi, juillet 21, 2005

Drôle de bus.


21 juillet…. Cela fait cinq ans que tu es parti Jean-Noël.
Je suis calme aujourd’hui car je sais que ta mère ne m’appellera pas.
Elle ne le fait plus depuis deux ans. J
e ne me souviens même plus de sa voix faible et déchirée. Comment une mère peut-elle survivre à la mort de son fils ? Ce n’est pas dans l’ordre des choses…I
l y a cinq ans j’étais dans la chambre d’hôpital et ta respiration était terrible. Tu étais tombé dans le coma la veille… J’ai souvent l’impression que la vie me passe dessus sans laisser d’empreinte mais je porte cette dernière journée comme si elle s’était fossilisée sur mes os.
Imprimée sur mon ADN (un cadeau donné a d’hypothétiques générations futures).

19h10 : Tu arrête de respirer. Tu es mort.
Dans ta chambre il y a ma mère, ma tante et moi. Encore aujourd’hui je crois que je serais mort à mon tour si je n’avais pas été présent au dernier moment.
Ta mère n’était pas la …. C’est aussi dans l’ordre des choses. Elle est arrivée dix minutes plus tard pour secouer ton corps maigre et mort.

Il y a des choses que je ne comprends toujours pas et que je n’accepte pas dans ta mort.
Le temps n’y fait rien.
En fait je crois que je n’imaginais pas ta mort comme ça. Je déménage en ce moment et je n’ai pas retrouvé la cassette de répondeur téléphonique ou j’avais conservé ta voix.
Même en 2005 j’ai toujours l’impression de te porter.

21 juillet…. Fête nationale belge.

21 juillet…. Deux ans que tu es arrivé.
Tu étais dans un autre monde, soudain tu a été aspiré par l’étrange couloir vers la lumière d’ici. Est-ce qu’on a mal quand on naît ?
Tu vois de la lumière.
De l’air passe dans ton corps.
Tu passe du stade de poisson a celui d’homme.
Tu cries enfin.
J’espère que tu crieras longtemps.
J’espère que tu croiras longtemps.

Paul, au moment ou tu né je suis perdu dans une église. Moi entrain de me recueillir dans la maison de dieu, c’est quelque chose de rare voir d’unique !
Tu le seras donc aussi.


Drôle de bus.
Il y a des gens qui montent et d'autres qui descendent
.