L’ogre sait que ça ne se dit pas mais………..
La vie ne l’intéresse pas trop en ce moment. Il se souvient qu’un jour, en 2000, il a faillit se noyer et qu’il avait été étrangement calme dans l’eau tourbillonnante. C’est peut-être un peu pareil en ce moment : calme et las.
mercredi, novembre 30, 2005
dimanche, novembre 27, 2005
fucking / no fucking
Vais-je rencontrer quelqu’un aujourd’hui ?
Il faut que je me décide, soit je rentre me coucher, soit je pars chasser en after au sauna ?
Y a-t-il une sexualité sans risque ?
Peut-on encore faire confiance à son partenaire sexuel ?
Popper ou cocaïne ?
(Le premier donne mal à la tête et la deuxième est chère et illégale. Je continuerai a carburer au thé.)
Les chiffres de la prévention contre le SIDA sont catastrophiques.
Est-ce en partie ma faute ?
Maintenant qu’on trouve gels et capote dans tous les lieux de baises commerciaux…. Que faire d’autre ?
Mettre un gendarme dans chaque cabine ?
-Je sens que le gouvernement, en 2007 ou 2008, va faire fermer les lieux sex. (qui sont, après tout, sans existence légal)
-Fermer les backrooms et les saunas pour cause de mauvaise moralité ?
-Même pas.
-Ils vont nous faire le coup de la prévention routière……. Grâce à la répression ça marche. Il y a moins de morts sur les routes alors pourquoi pas calquer cette politique sur le SIDA.
Pourquoi je pense à toi ?
Parce que je n’arrive plus à baiser. Je n’arrive pas à baiser normalement, sans peur. Comment baiser ludique et joyeux ?
Comment gérer ma schizophrénie ?
Comment se dire concerné par la lutte contre le sida et travailler là ou je travail.
Si j’avais aussi peur de la maladie que je le dis pourquoi est-ce que je n’arrête pas tout simplement de baiser ?
vendredi, novembre 25, 2005
happy birthday (encore quelques traces)
Je veux quand même te dire que certains jours tu es tellement loin de moi que j’ai l’impression que tu n’a jamais existé.
Cinq ans d’absence…. C’est long.
Certains meubles se sont cassés dans les déménagements, il ne reste plus grand-chose de notre vaisselle et de notre garde robe commune.
L’hivers je sors du placard ton bombers noir.
Il y a de moins en moins de traces de toi dans ma vie. Il en reste une de taille : le lit.
Je dors toujours sur notre matelas posé sur notre lit…. Tu connais le prix d’un lit en 2005 ?...C’est comme en 2000 mais en pire.
Les ronces sont-elles comestibles ?
Cinq ans d’absence…. C’est long.
Certains meubles se sont cassés dans les déménagements, il ne reste plus grand-chose de notre vaisselle et de notre garde robe commune.
L’hivers je sors du placard ton bombers noir.
Il y a de moins en moins de traces de toi dans ma vie. Il en reste une de taille : le lit.
Je dors toujours sur notre matelas posé sur notre lit…. Tu connais le prix d’un lit en 2005 ?...C’est comme en 2000 mais en pire.
Les ronces sont-elles comestibles ?
It's still your birthday
J’ai très peu dormi. Ce n’est pas à cause de toi, c’était une connasse au téléphone, elle voulait que je réponde a un sondage.
Maintenant je ne pleure plus mais je suis triste et peut-être que je me mets un peu en scène. Je vais passer l’après-midi avec une gueule de trente mètre de long, avec le regard sombre et le corps draper dans un silence glacé.
Il y a la « drama queen » et la « gym queen », moi je serais une reine du souvenir. Je suis prisonnier de mes mots et de mon jeu, je suis la veuve de la communauté.
Deux heures de l’après-midi et il n’y a pas de bruit. Je vais essayer de faire la sieste.
comment calmer une ronce déliée ?
Maintenant je ne pleure plus mais je suis triste et peut-être que je me mets un peu en scène. Je vais passer l’après-midi avec une gueule de trente mètre de long, avec le regard sombre et le corps draper dans un silence glacé.
Il y a la « drama queen » et la « gym queen », moi je serais une reine du souvenir. Je suis prisonnier de mes mots et de mon jeu, je suis la veuve de la communauté.
Deux heures de l’après-midi et il n’y a pas de bruit. Je vais essayer de faire la sieste.
comment calmer une ronce déliée ?
happy birthday
Je sais qu’il ne faut pas être dans le souvenir mais je ne peux pas m’empêcher d’y penser : Tu aurais eu 37 ans aujourd’hui. Putain mon gars…tu aurais commencé a être vieux.
J’aimerai bien avoir d’autres amours à pleurer mais c’est loin d’être le cas alors, quand il y a une date anniversaire, j’en profite un maximum.
C’est le milieu de la nuit, je suis enfin sorti du boulot. Je regarde mes mails et quelques blogs et je vais mater un film de cul avant de me coucher.
C’est ton anniversaire et je vais m’endormir avec une longue ronce dans l’estomac.
J’aimerai bien avoir d’autres amours à pleurer mais c’est loin d’être le cas alors, quand il y a une date anniversaire, j’en profite un maximum.
C’est le milieu de la nuit, je suis enfin sorti du boulot. Je regarde mes mails et quelques blogs et je vais mater un film de cul avant de me coucher.
C’est ton anniversaire et je vais m’endormir avec une longue ronce dans l’estomac.
mardi, novembre 22, 2005
Au commencement
Le gâteau de miel est sur la table blanche. Il y a beaucoup de vas et viens dans la maison mais personne n’ose y toucher.
Même moi, avec la gourmandise de mes cinq ans, je me tiens à une distance respectueuse, de cette merveille sucrée.
Le gâteau de miel est luisant, il attrape la lumière rousse de l’automne derrière la fenêtre.
Je me suis écrasé contre le mur opposé, loin de la table, pour que personne ne puisse m’accuser si il arrivait malheur à la chose.
Le gâteau est en fait un empilement de fines gaufrettes dorées au four recouvertes d’un miel sombre.
Le petit garçon que je suis glisse le long du mur et attrape une chaise pour atteindre le placard où sont rangés les trois ou quatre énormes pots de miel achetés au marché du village.
Je soulève un à un les couvercles, compare les odeurs, hésite sur les couleurs pour finalement choisir le plus noir et le moins liquide, celui là même qui recouvre les gaufrettes. J’enfonce un doigt dans la pâte et le plonge ensuite au fond de ma bouche. Je referme la mâchoire et retire lentement mon doigt tandis que le miel reste bloqué sur ma langue et contre mes dents.
Le miel est très sucré, c’est écoeurant et bien sur terriblement bon.
Je referme vite les pots et le placard. Je range le tabouret et me laisse tomber au sol comme sonné après un combat entre titans.
Je suis k.o mais jamais je ne rouvrirai la bouche de peur de me retrouver vide, dégonflé ou éventré ; de peur d’être une prison ouverte qui laisse échappée milles merveilles.
J’ai dans la bouche le sapin, le buplèvre, l’arbouse et toutes les fleurs de la montagne.
A cinq ans j’ai avalé les Pyrénées. Après les avoir longtemps senti sous mes pieds et au dessus de moi, elles étaient maintenant dans mon ventre.
Il avait suffit d’ouvrir la bouche.
J’étais devenu d’un coup maître de la montagne et je devinais déjà que, plus tard, je deviendrai Ogre.
Même moi, avec la gourmandise de mes cinq ans, je me tiens à une distance respectueuse, de cette merveille sucrée.
Le gâteau de miel est luisant, il attrape la lumière rousse de l’automne derrière la fenêtre.
Je me suis écrasé contre le mur opposé, loin de la table, pour que personne ne puisse m’accuser si il arrivait malheur à la chose.
Le gâteau est en fait un empilement de fines gaufrettes dorées au four recouvertes d’un miel sombre.
Le petit garçon que je suis glisse le long du mur et attrape une chaise pour atteindre le placard où sont rangés les trois ou quatre énormes pots de miel achetés au marché du village.
Je soulève un à un les couvercles, compare les odeurs, hésite sur les couleurs pour finalement choisir le plus noir et le moins liquide, celui là même qui recouvre les gaufrettes. J’enfonce un doigt dans la pâte et le plonge ensuite au fond de ma bouche. Je referme la mâchoire et retire lentement mon doigt tandis que le miel reste bloqué sur ma langue et contre mes dents.
Le miel est très sucré, c’est écoeurant et bien sur terriblement bon.
Je referme vite les pots et le placard. Je range le tabouret et me laisse tomber au sol comme sonné après un combat entre titans.
Je suis k.o mais jamais je ne rouvrirai la bouche de peur de me retrouver vide, dégonflé ou éventré ; de peur d’être une prison ouverte qui laisse échappée milles merveilles.
J’ai dans la bouche le sapin, le buplèvre, l’arbouse et toutes les fleurs de la montagne.
A cinq ans j’ai avalé les Pyrénées. Après les avoir longtemps senti sous mes pieds et au dessus de moi, elles étaient maintenant dans mon ventre.
Il avait suffit d’ouvrir la bouche.
J’étais devenu d’un coup maître de la montagne et je devinais déjà que, plus tard, je deviendrai Ogre.
dimanche, novembre 20, 2005
haikus de la Morte Heureuse
La Morte Heureuse,
Emportée par le courrant
Regarde la rive.
La Morte Heureuse
Ne se soucie plus du temps,
Des âmes qui vivent…
La Morte Heureuse :
A l’embouchure du fleuve,
L’Amant retrouvé!
La morte Heureuse,
L’Amour la rends comme neuve :
…Cadavre gonflé.
Emportée par le courrant
Regarde la rive.
La Morte Heureuse
Ne se soucie plus du temps,
Des âmes qui vivent…
La Morte Heureuse :
A l’embouchure du fleuve,
L’Amant retrouvé!
La morte Heureuse,
L’Amour la rends comme neuve :
…Cadavre gonflé.
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