jeudi, août 31, 2006

coucheries



Je m’emprisonne facilement dans la toile d’un homme.
Je tombe amoureux comme d’autres tombent dans l’escalier :
En cascade.

Il suffit qu’ils aient le bon geste ou un regard qui tue.

Par contre rien ne résiste à la première nuit.
Beaucoup de gens on du mal à transformer la passion des premiers temps en amour quotidien et constructif…..
Moi j’ai du mal a faire face à l’intimité qui s’installe après une première nuit.

Je ne peux pas dire
« Partez jeune homme, ne dormez pas dans mon lit, ne prenez pas de douche car je n’ai plus de spray javel pour nettoyer derrière vous et surtout ne fouillez pas dans mes bols et dans mon placard a petit déjeuner…. Ne pleurez pas, ne me traitez pas de salaud ou de psychopathes….Deux chose encore… je ne veux pas de votre corps qui m’étouffe et m’écrase quand j’essayes de dormir et surtout vous ne pouvez pas fumer ici… même à la fenêtre…. C’est interdit…et ici c’est moi qui commande.»

Je ne peux pas dire ça alors je ferme ma gueule et les deux heures de plaisirs débouchent sur une nuit et une matinée de gêne et d’angoisse.
Comment se relever de la première nuit ?

Il faudrait que je puisse dire au prochain : « Vous, je vous aime…. Sincèrement…. Mais faisons l’amour debout dans le recoin d’une porte cochère des vieux immeubles du centre-ville….N’allons ni chez vous ni chez moi…. Car sinon tout se transformera en successions d’enfers »

Il me répondrait « Mais l’Ogre vous êtes une bête, un primitif ! "

mercredi, août 30, 2006

Ogre Ville versus Gotham City

Souvent quand je rentrais chez moi au milieu de la nuit après mon boulot je filais le long des ruines de l’aqueduc avec mon vélo.
C’est, à OgreVille, un des deux quartiers ou les travelos font les putes.
Les putes sont rigolotes, les putes sont cassantes et ont la gouaille qu’elles parlent français ou non.
Les putes font une étrange haie d’honneur à l’ogre quand celui-ci remonte le boulevard.
Les tapins hommes sont silencieux alors que les travelos débitent des insanités et se moquent joyeusement de l’Ogre sur son vélo (des trucs super intelligent comme : « oh ! laisse tomber les pédales et viens voir une vrai femme biologique…)
Au milieu de ces travelos il y en a un massif et gras que tout le monde appelle le Bison. Il est là depuis mille ans. C’est une figure de la nuit glauque d’Ogreville…..Dans la vie de tout les jours il s’appelle Guy.
Guy-bison : travelo monstre, trop grand, trop gras, trop masculin….mais un succès certain.

Il y a quelques jours il a été retrouvé égorgé, le corps couvert de coup de couteaux dans son appartement.
Gore.
Lundi matin un homme a été poignardé dans la cage d’escalier d’un immeuble du Centre-ville.


autre chose:

Naguib Mahfouz écrivain égyptien nobelisé est mort aujourd'hui. Si vous ne connaissez pas je vous conseil Le Palais du Désir (Biblio-Le Livre de Poche) et L'Amour au pied des Pyramides( Babel-Act Sud)

mardi, août 29, 2006

ceci est mon corps (stellaire)

La falaise :
Sauter et s’étourdir
…Trop d’endorphine !


Singeons les étoiles :
Brillons en société

Portons des noms à coucher dehors.

lundi, août 28, 2006

Les cahiers litteraires de l'ogre ( fin d'été 06)



ce que je n'ai pas l'habitude de lire pourtant cet été....

Pars vite et reviens tard de Fred Vargas
J’ai lu

-mais…En-fin l’Ooooogre…tu n’as JAMAIS entendu parlé de Fred Vargas….TOUT le MOONDE lit un Vargas en été !


Et oui je n’avais jamais entendu parlé de cette dame auteur de polard jusqu'à cet été ou ma mère c’est laissée enfouir sous une avalanche de polars. Le petit village ou elle réside semble ne vivre et trembler que pour Fred Vargas. Il y a un échange et un vole quotidien de ses romans.
Je n’aime pas les polars. Même ceux qui sont bien écrit ou ceux qui sont vraiment très originaux me tombent des mains. J’adore les bouquins de Montalbàn mais pas ceux ou il développe son personnage de Pepe Carvalho.

Bon….Pars vite et reviens tard….. j’ai quand même lu jusqu’au bout…Je me suis même laisser un peu prendre dans l’intrigue…. Je ne lirais pas ça tout les jours. Je suis un peu déçu car je croyais a une vrai épidémie de peste et non pas à une épidémie symbolique. La folie, la méchanceté, les manipulations et tout les rouages sont bien présent mais l’horreur d’une peste à Paris n’est que symbolique.

Le personnage qui annonce l’avancée de la peste est un crieur…activité que l’ogre essaye de proposer à différente municipalité de sa région….sans succès.

J’ai récupéré un autre bouquin de Vargas pour cet automne. Il est sage de toujours lire deux livres d’un auteur pour se faire une idée claire de ses qualités et de ses défauts.
Alors…je suis sage.


Jubilé de Henri Girard
L’arganier

Drôle de bouquin. Le genre de livre qu’il faut m’offrir ( merci S.) pour que je le lise. Un peu du mal a entre dans l’intrigue et le style ( un style….pétillant…lourd).

Dans les années 70 un employer d’une petite mairie prends sa retraite. Il a toujours caché son amour de la lecture mais lors du pot d’honneur donnée pour son départ il reçoit un mystérieux cadeau. Personne ne sait de qui vient ce paquet contenant quatre livre( Du coté de chez Swan, Antigone de je ne sais plus qui, et un Céline).

Arrive une seconde intrigue ou le jeune retraité aide le fils du comte local a se venger de son père qui essayes de le déshériter à cause de son homosexualité.
Très loufoque.

Je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de chose . Ce n’est pas une super surprise mais c’est quelquefois rafraîchissant. Quand on refermes le livre on se demande « et alors » un peu comme samedi quand je suis allé voir Ca brûle de Claire Simon.

On lui a fait mal de Michel Bernanos
Edition : fleuve noir

C’est dur d’être resté toute sa vie le fils de Georges Bernanos. Auteur que j’ai toujours trouvé douteux. Michel n’a donc jamais réussit à percer dans la littérature policière et a toujours vécu dans l’ombre magistral de Sous le soleil de Satan ou Journal d’un curé de campagne de Papa Georges.

Bon c’est encore un polar…..mais pas du Fred Vargas ! Un vrai truc, un roman noir façon 1950. le genre de truc don j’ai déjà oublié l’intrigue alors que je l’ai lu il y a un moi !
J’ai pris le livre à la bibliothèque don s’occupe ma mère. J’aimais bien le format ( maxi poche de chez Fleuve Noir) et j’ai scotché sur l’illustration de la couverture.
J’ai pas trop scotché sur l’histoire….
Je n’ai pas eu le courage de le lire les autres romans proposés dans le volume. Pour clore le bouquin il y a une série de nouvelles …j’en ai lu une sans la comprendre.

Quand est-ce que je vais enfin admettre que je suis hermétique au polar ?

Buffo de Howard Buten
Acte Sud.

Bon là je ne peux qu’aimer. Buten est le gars qui a, entre autre, écrit Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué. C’est aussi un immense clown (semi ?)blanc qui a complètement révolutionner et moderniser la poétique du clown.
J’adore ce monsieur alors que le musical me laisse un peu froid et j’aimerai vraiment le voir sur scène un jour.

Le bouquin (truffé de photos) raconte sa vie et ses galères d’artiste.
Malheureusement une grande partie des anecdotes sont des classiques des gens de spectacles et Buten reste assez silencieux sur le long processus de création de son personnage et des passerelles entre ce clown et son métier de psychologue clinicien spécialisé dans l’autisme qu’il exerce à Saint Denis.


J ‘ai aussi lu Le Cœur au Ventre de Guy Carlier. J’aime beaucoup les livres qui parlent de désordre alimentaire. D’ailleurs les seuls Nothomb que j’ai aimé étaient biographie de la faim et Robert des Nom Propres.

Je n’ai pas trop aimé le style « oui, toi, lecteur attentif … » qui rappelle trop ce que le monsieur faisait chez Fogiel. L’histoire de sa boulimie est poignante mais parfois j’ai eu l’impression de tomber dans de la « biographie people ».

Guy Carlier c’est fait mangé par cette télé qu ‘il critiquait tant… et c’est bien dommage.

Sur les conseils et le cadeau de S. j’essayes de lire Ca ne peut plus durer de Joseph Connolly mais j’ai vraiment du mal. Je me traîne dans les pages en me demandant si ce livre parle d’autre chose a part les coucheries d’une bande de bourgeois-boheme anglais.

mercredi, août 23, 2006

un texte en Août

Ici les eaux noires
Engloutis par les siècles
Bêtes féroces !


Un regard plein d’algue
Nuit au milieu des salins
L’amour un peu monstre !

Je n’aime pas Août
Et son lierre brûlé
Je n’aime pas août
Avec ses poches et paupières de poussières
Je n’aime pas Août
Qui se nourrit de rumeurs

Je n’aime pas Août
Ou
Rien ne m’éclaire

Et rien ne m’anime

l'ogre après avoir marché dans la nuit d'hier entre la plage et l'étang de l'abbaye de Maguelone.

mardi, août 22, 2006

Brèves

Tranquillité de la nuit

Je rentre en vélo chez moi une nuit et je suis surpris par l’étrange couleur orange de l’intérieur d’une maison que j’aperçois à travers une haie. J
e me dis qu’il faut être dingue pour avoir mis des rideaux orange vif dans le salon. Je me dis que peut-être ce n’est pas un rideau, que la baie vitrée est nue et que ce sont les éclairages intérieurs qui sont de cette couleur.

Le lendemain j’apprends qu’une maison a brûlée dans cette rue que je longe à chaque fois que je rentre du travail.

Conversation surréaliste

( l’ogre fait quelquefois des remplacements dans une cafétéria d’administration)

Madame-Vous pouvez pas me faire une assiette « tomate-mozarella » avec cette tomate ?

l’ogre- C’est pas une tomate c’est un pamplemousse.

Madame- Oh ! Je n’avais pas vu…. Je me disais aussi que j’avais rarement vu une tomate aussi grosse !

L’ogre- Et avec une couleur aussi rose… je n'ai plus de mozarella........( a sa collègue)C’est quoi son boulot à elle ?

Sa collègue- Elle fait de la saisie informatique… les feuilles de soins je crois…

Folie ou stupidité ?

A chaque fois que l’Ogre rentre chez lui il a peur d’avoir été cambriolé. Il y pense bien avant d’arriver chez lui, visualisant toutes sorte de scénarios catastrophes . Dé fois il s’imagine que le fait d’y pensé est un grigri mental qui empêche les voleurs de rentrer.
Hier bizarrement il n’y a pas penser pendant le trajet du retour. Il était tout simplement fatigué et son esprit encore un peu dans le boulot ( une mauvaise clôture de caisse…).
C’est en mettant la clef dans la serrure qu’il s’est rendu compte qu’il n’avait pas pensé, avant d’arriver à la maison, a un vol ou une effraction…..

Il est rester deux ou trois minutes, sur le palier avec la clef enfoncée dans la porte qu’il n’osait pas pousser, craignant que son oubli mental ait permis aux cambrioleurs de travailler tranquillement.

jeudi, août 17, 2006

escapadeS

L’Ogre doit rouler.
Il ne peut pas faire autrement pour l’instant. C’est obsessionnel. Il se ruine en essence.
Il traverse le département par la petite route de montagne pour passer la journée à Limoux. Le temps hésite entre pale soleil et pluie fine.

C’est la fête des commerçants. Ils ont tous sortis les tréteaux pour mettre en avant les saloperies qu’ils n’arrivent pas à vendre au fond de leurs boutiques.
Sur la belle place centrale ( cernée d’arcades sur trois cotés) les producteurs de la région se sont donnés rendez-vous et essayent d’embobiner les touristes avec moult blanquettes, jambons, miels et savons qui sentent bon le terroir.
L’Ogre se dit que la France entière vit au rythme de ces marchés et de ses foires ou la merde est achetée au prix de l’or.

En fait l’ogre a fait le déplacement jusqu'à Limoux car une partie de l’animation de rue est assurée par une compagnie Sétoise qui emploie Mark et Cécile amis de l’Ogre.

L’animation est en deux parties. Le matin c’est un spectacle déambulatoire en échasse au son d’une musique douce et entêtante….. Cette dernière sera couverte par la sono d’une confrérie accueillant de nouveaux membres a grand renfort d’applaudissement et de discours en occitan. C’est évidemment les échassiers qui devront s’adapter à cette cérémonie de notables orgueilleux et non l’inverse…..

L’après-midi, toujours sur la place et toujours en échasses, ils représentent un spectacle pour enfant un poil niais et un poil longuet au goût de l’Ogre.
Cécile ( qui ne joue pas dans le spectacle de l’après-midi) essayent de dire au deux « chefs » de la compagnie les choses qu’il faudrait modifier et retravailler mais les deux gars sont pas très ouvertes aux critiques ou aux regards extérieur.

Pendant une averse, après avoir failli se battre avec une tenancière de mercerie, s’abrite dans un café. La tendance se confirme….L’ogre se sent pas très à l’aise avec les gens de théâtre et des spectacle en général.
Peut-être que ça lui renvois trop directement ce qu’il n’arrive pas à être et la situation dans laquelle il est.

L’Ogre n’avait pas vu Mark et Cécile depuis le moi de juin alors forcement il y avait beaucoup de choses à dire….surtout à Cécile car Mark n’est pas trop du genre causant.
Il fallait aussi que l’Ogre rencontre Zébulon la moufette nouvellement acquise et qui grossit un peu plus la ménagerie ( serpents, rats, poissons, chats et parfois oiseaux tombés des toits) de la maison de Lunel.

Dans l’après-midi l’Ogre s’exile un peu près du pont, derrière l’église. C’est un endroit que l’Ogre aime bien. Etre un peu étouffé par la vielle pierre et voir la rivière en dessous…. L’ogre pense aux spectacles qu’ils ne pourra jamais monter et il pense aussi a ce garçon qui ressemblait tellement à Francis.
Obsessionnel…mais l’ogre l’as déjà dit.
Pour se calmer et retrouver un cœur léger l’Ogre écoute deux ou trois conneries sur le baladeur mp3.

Comme l’Ogre a perdu un peu de poids il peut enfin se remettre à courir. Il traverse, par séance de vingt minutes, la pinède qui surplombe la D3.
Une ou deux séances par jour….
Courir est une drogue. L’ogre est heureux de replonger même si il sent que sa hanche n’est pas tout a fait prête même si il sait qu’il ne pourras pas retrouver la facilité et le bonheur qu’il avait il y a quatre ans.
Il observe la pinède dans la lumière du matin ou de l’après-midi. Tout change. L’ogre est surpris par les nuances de rouge qui marque la terre sur cette partie très ferrique de la montagne.
Au retour, quand il part courir avec le chien de sa mère, l’Ogre s’arrête dans un coin de la rivière pour se baigner un peu.
Que demander de plus…un peu d’argent et l’éternité des beaux jours.

L’Ogre passe une après-midi en ballade avec S. et son fils de trois ans. Il semble que c’est la première grosse ballade du gosse. Ils crapahutent jusqu’au rocher qui surplombe le village.
Au retour ils prennent la piste qui mènent à une propriété qui appartenait au grand père de l’Ogre. Ils suivent le chemin sur le dos de la montagne…
Pour le petit garçon c’est une expédition magique entre les arbres couchés par la vieillesse ou le vent, les « Pirates des Caramels » et l’ancien moulin de la famille Ogre qui devient la tour ou dort la princesse.
Que demander de plus que l’imagination au pouvoir ?