mardi, février 14, 2006

L’armée des Cent





En ce jour je voulais souhaiter une bonne fête à mes Valentins.
Il faut mieux en avoir trop qu’aucun.
C’est la Cent Valentins
Bonne fête a mes anciens/futurs amoureux.
Soit je suis fâché avec mes exs soit ils sont morts.
Et j’emmerde l’actuel totalement absent.

Cent Valentins
En rangs serrés.
Une armée
(En bon uniforme)
Nus
(En bonne et due forme)
Une chevauchée que je voudrais nocturne.
….. Et wagnérienne.
Forcément.
Saint Valentin
Sans Valentin

la tristeza verde
pasa en el río
con los pescados y los residuos.
......Remontará nunca.
nunca ou jamas????

lundi, février 13, 2006

cuando el ogro es herido el ogro es un monstruo malo


Malgré l’ostéo mon corps n’a pas tenu le coup.
Il est lentement tombé en morceaux dans la nuit de samedi à dimanche.
J’ai eu un mal fou à finir ma nuit de boulot.

Dimanche, la tête plongée dans la brume, je suis resté au lit en essayant d’oublier mes genoux, mes cuisses, ma hanche droite et mon dos….. Puis à 21 heures je suis retourné travailler.

A la masse.


Vous connaissez Valérie Pécresse….. Non ?
Valérie Pécresse est une counnasse.
Elle fait partie de la mission parlementaire sur la famille.
Les conclusions de cette mission sont catastrophiques en ce qui concerne le « mariage homo et l’homoparentalité».
Qu’est-ce qu’on leur a fait ?
C’est un truc à vous rendre parano.
Moi je suis pour l’abrogation du mariage.
Comme je dois être ultra minoritaire je milite pour que l’on puisse avoir le choix de se marier ou pas et je veux pouvoir conclure des mariages blancs pour aider des gens en difficultés.
L’homoparentalité existe depuis des centaines d’années…… Ils disent que nous ne sommes pas capable d’élever des enfants équilibrés mais en même temps ils refusent de nous donner un cadre juridique pour le faire.
Je vais vraiment finir par croire, comme Jospin dans le Monde daté du 4 Juin 2004, que le pédé que je suis est une menace pour la civilisation.
Vous ne pouvez pas un peu nous foutre la paix…… Sinon je prends tout les chiards et toutes les morveuses issus de mariages hétérosexuels de ce pays et je les mange.

L’ogre.


samedi, février 11, 2006

nouvelles de mon corps

Voici la traduction de la scène finale de La Tempête de Shakespeare don le texte en anglais concluait ce post.

Ariel :
Je ne le quitterai pas d’un souffle. Je le ferai aussi doux que la tempête fut violente.

Prospéro :
Merci. L’affaire faite, va mon bel oiseau, va. Et retourne aux éléments, libre et heureux !

Ariel s’encline, et s’en va. Lorsqu’il est sur le point de sortir, Prospéro lui adresse un geste d’adieu auquel il répond. Il sort. Prospéro demeure un moment méditatif, puis s’avance vers le public.

(Épilogue)

Prospéro :
Voilà. Tous mes charmes sont abolis.
J’en suis réduit à mes propres forces, qui sont peu de choses.
Il dépend de vous seuls maintenant que je reste ici prisonnier, ou que je retourne à Milan : ne m’abandonnez pas sur cette île déserte.
J’ai pardonné à mes ennemis.
Si vos mains secourables ne me délivrent point de mes chaînes.
Si votre souffle ami ne vient pas gonfler mes voiles,
J’ai manqué à ma tâche, qui était de vous plaire.
Dès lors, il ne me reste plus d’espoir, aucun recours, hormis cette prière.
On dit que la prière est capable de forcer la merci elle-même, qui délie toute faute.
Comment elle vous délivrera des vôtres, s’il en fût, puisse votre indulgence alors me pardonner les miennes.

Fin.

La Tempête de William SHAKESPEARE
Traduction et adaptation de Romain Weingarten


Hier c’était l’anniversaire de mon cousin.
Il a fêté ses dix-huit ans. J’avais treize ans quand il est né……
La psychose n’est pas finie……..
Après avoir trouvé
des poils blancs dans ma barbe (donc facilement rasable) c’est hier aussi que j’ai trouvé mes trois premiers cheveux blancs sur ma tempe droite…………………………

Je dois être aussi en pleine andropause vu ma motivation pour la bagatelle.

Je sors de chez le ostéo qui m’a remis la hanche en place et qui me demande de lever le pied au niveau de la piscine pour une ou deux semaines.
(Mais quand est-ce que je vais arrêter d’être gros alors………)

vendredi, février 10, 2006

l'ogre, le corps et la révolution !!!!!!!!!!!!!

L’Ogre se couche tôt. Il fait tout pour passer une bonne nuit, pour ménager son corps qui ressemble de plus en plus à une compression de César (Baldaccini de son nom.).
Mais rien y fait : une boule d’enfer est installé e dans la partie gauche de son cerveaux et la nuque se bloque petit à petit.


L’Ogre est en colère.
….. Mouchoirs, aspirine, baume du tigre…….
….. Toilette….impossibilité de vomir.
L’ogre, jusque là, était connu pour sa santé de fer….. bon.

Quand l’Ogre marche son corps fait « clock clock ». Il faut qu’il attende demain pour se faire remettre la hanche en place.
(Heureusement que l’ostéo est étrangement beau!!!!!)


quelques mots de théâtre:

La France (re)découvre Georg Buchner.
L’ogre a toujours eut l’impression que le théâtre Allemand embarrasse les artistes Français qui, jusqu'à ses dernières années, préféraient oublier cet auteur au lieu de s’y attaquer.

Peut-être qu’on ne peut aimer qu’un seul auteur étranger à la fois…..
D’Espagne nous ne connaissons que Caldéron (qui monte du Lope de Vega de nos jours ?)
D’Angleterre nous étouffons sous le poids de Shakespeare et nous ne voyons presque pas de pièce de John Ford et encore moins de Ben Jonson ou de Thomas Middleton.
Depuis les années trente le théâtre Allemand c’est Brecht et nous avons oublié Buchner et même Goethe.


De Georg Buchner, l’ogre connaissait le très envoûtant Woyzeck mais n’était pas très chaud pour aller s’enfermer 2h25 dans un théâtre pour subir une pièce historique…… La Mort de Danton.

Beurk ! la révolution française et son jargon inciompréhensible.... L'ogre sait de quoi il parle, il avait quatorze ans en 1989 lors des cérémonie du bi-centenaire.... Il en a chié de la révolution à l'école.

L’Ogre est soufflé par le texte même si celui-ci est assez indigeste.
L’auteur a trop de chose à dire, il aurait du écrire deux ou trois pièces pour y diluer toutes les infos et la poésie contenues dans La Mort de Danton.

L’auteur avait à peine 23 ans lorsqu’il a écrit se texte.
La pièce date de 1835 et elle est qualifiée de Drame romantique….. Pourtant c’est extrêmement moderne il y a des scènes de flash-back , de rêves, le tout mêlés a du réalisme.

La mise en scène de Jean – François Sivadier (théâtre National de Bretagne), même si elle n’a pas toujours époustouflée l’ogre, a le mérite de rendre accessible le texte et surtout les idées qu’il contient.
La pièce ne parle pas de la révolution mais de sa sordide fin symbolisée par la terreur. Le plateau du théâtre se rempli de fantôme de révolutionnaires, ils sont tous fatigués, usés par leurs idéaux.
L’ogre se dit que si Lenine et ses successeurs avaient jetés un coup d’oeuil à La Mort de Danton le vingtième siècle s’en serait mieux porté.


La pièce parle de l’homme et des idées….. Des fois ils ne font qu’un, des fois ils se séparent. Il faut du travail pour que les mots deviennent des actes………Il serait bon de mettre le texte sous les yeux des politique.


L’Ogre est impatient d’aller voir Leonce et Léa au moi de Mars……


Pour quelques infos sur georg..... Rien de tel qu'une page wiki!!!!!!!!!


jeudi, février 09, 2006

Triste ménagerie



Un sphinx dans la bouche,
Une hyène sur le bord des lèvres,
Une licorne dans le slip
Et un dahu dans la nuit :
Je suis bien seul sur ma planète.

Je suis bien seul sur ma planète
(Ou n’est vrai qu’un animal sur quatre.)

Je ne me caserais pas :
Car je suis trop hybride.
Car je ne sais pas être fidel.
Car je ne rencontre personne.
Car je suis invivable (pourtant j’ai essayé de faire des efforts).
Car je passe par des phases sexuelles ou une seule personne n’est physiquement pas capable de me satisfaire.
Car je passe par des périodes d’abstinence qui laisseraient l’Autre desséché.
Car souvent je n’aime pas parler.
Car souvent il me faut être seul.

Au fait, Niklas, tu viens seul ou en couple pour la Bar mitzvah du petit vietnamien que j'ai adopté?

dimanche, février 05, 2006

Les gens chez qui j'ai dormis lors de mon voyage à Paris

A Paris je suis logé d’abord chez Cess puis après chez Pim et Sa douce amie Poum.
Moi je navigue à vue dans ses deux intérieurs pendant quatre jours. Ca fait longtemps que je n’avais pas « habité chez des amis. »


Je ne sais pas quoi faire de mon corps, de mes bras longs et maladroits….
Cess vit depuis quelques années dans une sorte de cocon à Clichy.

Elle partage cet endroit remplis de tentures indiennes et de coussins avec son cousin hard-rockeur…..

J’aime bien observer Cess car sous ses aspects fofolles c’est une demoiselle grave.

J’aime aussi observer toutes mes amies qui gravitent, en solo, la montagne de leurs trente ans. Le monde n’est pas fait pour elles.
J’ai du mal à imaginer la pression qu’elles ont sur les épaules.

Je n’ai jamais vu, ni lu brigette jones.
Je n’ai jamais pu regarder un épisode en entier de Friends (Je préfère les Friands….. au fromage.)
J’ai regardé, quand même, le premier épisode de Clara Sheller.

Je comprends maintenant pourquoi ça marche tant……

Le problème ‘est que ces bouquins et ces séries sont des sous produits artistiques niais…..Autant se bousiller les yeux à lire le Da Vinci Code avec une main dans le pantalon en croyant feuilleter La femme de papier de Françoise Rey.

Je comprends maintenant pourquoi ça marche tant…. Mais ce n’est pas vraiment rendre hommage à ces femmes.

Je viens de retrouver ce début de texte dans la partie brouillon de mon gestionnaire de blog…… ça date de deux ou trois jours. J’ai du mal à me concentrer. J’ai envie de dire des choses importantes et essentielles mais j’étouffe ces mots avec des amas de phrases inutiles.
Je suis décentré depuis Paris. Je n'ai pas envie d'écrire. J'ai envie de crier ou de m'ouvrir pour laisser sortir tout les choses moches qui sont en moi.

Qu’est-ce que je voulais dire ?
Je voulais dire : « bravo Cess, pour tout tes combats de filles »


Je voulais aussi dire que j’étais émerveillé par la complicité de Pim et sa Douce amie Poum. Une complicité que j’ai reçu dans la gueule avec un peu de violence tout de même…..
Cette fille irradie totalement. Je pense aux autres filles qu’a côtoyé Pim et je me dis que c’était des « filles d’attente » comme il y a des « files d’attente » devant certaines épiceries fines renfermant des trésors culinaires.

C’est un beau couple. Ils dne me donnent pas envie mais ils m’intriguent. …. Leurs années de prisons molletonnées contre l’aridité de mes flottements. J'aurais aimé être le fils d'un tel couple.

Ils me font penser aux canardos, couple Lyonnais, qui ont l’air d’être une sorte de couple cristallin que j’aimerai étudier comme d’autre passe des journées a observer leur Ménagerie de Verre .

alors l'ogre, tu te case quand........?

mercredi, février 01, 2006

le voyage à Paris ( notes 3)

Depuis la biennale de venise en 2001 J'ai envi de voir les sculpture de Ron Mueck pour de vrai en live.
Les seuls travaux que j’ai vu de lui était les photos de ses œuvres sur divers sites.

http://www.the-artists.org/ArtistView.cfm?id=17BBE10E-7CBE-4C2D-89973FCBB370DD23

http://www.blog-art.com/learycalls/art/2004/04/24/ron_mueck.html


Quand j’ai découvert le travail de cet artiste j’avais besoin de choses immenses, de corps immenséments beaux, immenséments étranges.

Je crois que c’est du au fait que je venais juste de Te laisser « minusculment » petit, maigre et mort dans une chambre d'hôpital.

J’ai donc souhaité aller voir les nouveles œuvres de Mueck à la fondation Cartier dans le 14éme arrondissement.

C’est étrange le 14 éme ….. en tant qu’ancien parisien c’est le genre d’endroit ou je ne suis jamais allé….. Parlez moi plutôt de Oulan-Bator en Mongolie Extérieur que de la Rive Gauche…. J’aurais plus de choses à dire.

Je sors donc à Montparnasse (j’ai horreur des couloirs interminables du métro alors quand je n’ai plus qu’une station a faire je préfère sortir à l’air libre plutôt que de chercher une correspondance au fond de la terre….)
ou je fais au moins une fois le tour de de la tour et du centre commercial pour arriver à me repérer et a choper la direction du boulevard Raspail.
Il fait extrêmement froid, je suis malade, et mon front va tomber !!!!

J’arrive devant la fondation Cartier.
(putain quel bâtiment ! Fait il y a déjà quelques années par mon Chouchou Jean Nouvel (tour Agba Barcelone, musée de la reine Sophie Madrid, institut du monde arabe Paris))
et je fais la queue pour prendre mon ticket.


Quand j’arrive devant la guichetière elle me dit qu’elle ne prends pas la carte bleu en dessous de 20 euros alors je pars (peut-être dans le mauvais sens) pour trouver un distributeur…. Que je trouve rue de Rennes.
........
Une fois dedans la fièvre monte et je dois m’assoire comme une vielle sur une petite chaise pour attendre que mon corps se …. Recentre.

Les œuvres exposés de Jon Mueck sont neuves et spécialement faites pour cette exposition. Peut-être que l’artiste est moins inspiré que pour la Biennale de Venise ?
Peut-être que c’est moi qui n’arrive pas a relier ce que j’ai vu en photos dans des catalogues et ce que j’ai devant moi ?
Je suis déçu.

Quelles soient gigantesques ou minuscules, je trouve les sculptures en silicone vraiment trop réaliste (mais c’est pas ça le but l’ogre ?) et donc inintéressante.

Le sous-sol est consacré à John Maeda.
Je n’ai pas grand-chose à dire. A la fondation Cartier on appelle ça « motion paintings » ou « paysages numériques » ailleurs on appelle ça programmation informatique.
Il y a une petite salle avec des « tableaux » sur lesquels ont peut modifier certaines choses…. C’est rigolo mais sans plus.

En sortant de la je passe par la case Pharmacie je me rends au Mussée Maillol pour l’expo « Le Feu sous les cendres (de Picasso à Basquiat) ».
Là c’est terrible, je tremble et je deviens très sensible à la lumière. Je voudrais poser mon manteau et mon énorme sac mais ce n’est pas possible…..
Je me traîne donc dans cette expo que j’aurais adorer et dévorer en temps normal…. Mais en ce jeudi 26…. J’ai eu du mal.


J’avais d’abord cru que l’expo était basé sur les correspondances entre l’œuvre de Picasso et celle de Basquiat. Ce n’est pas le cas.
Je n’ai d’ailleurs pas trop compris le thème de l’expo mais j’ai beaucoup apprécié que j’ai vu.

Je me surprends toujours a apprécier les totems de Chaissac. L’expo donne aussi une large place aux peintures labyrinthiques de Torres Garcia ainsi qu'a ses sculptures (que je ne n’aime pas.)

J’ai aussi découvert la peinture faites d’ombres de Louis Soutter et Michel Haas, que j’aime quand il peint des taureaux.

Il y avait aussi, au premier étage, un hommage à Zoran Music mort il n’y a pas si longtemps. Sa peinture est impressionnante. La serie de tableau, Nous ne sommes pas les derniers, m’a coupé le souffle. Les souvenirs du passage à Dachau du peintre sont bouleversants, il les esquisse à peine sur la toile mais le spectateur perçoit toute la douleur du monde.
La technique du peintre est superbe. Je le trouve très proche des peintures sombres de Goya.
...........
Il est évident que je sors de là épuisé et que j’ai le plus grand à renter jusqu'à chez Cess à Clichy
.