jeudi, mars 09, 2006

Scene de vie

un moi et queqlues jours après http://elogroterco.blogspot.com/2006/01/logre-et-la-coiffeuse.html
voilà ce qui est arrivé à l'ogre

La dame qui se fait coiffée: oh là là ! Vous m’en mettez beaucoup de la laque !

La coiffeuse : Il faut ce qu’il faut ! Mais c’est vrai que si un oiseau ou un moustique vous frôle il reste scotché.

La dame qui se fait coiffée: Oh ! Du moment que ce ne sont pas les moustiques qui piquent tout le monde dans l’ile… dans l’ile…. Oh ! Vous savez, cette île française….

La coiffeuse :……..La corse ?

La dame qui se fait coiffée: Mais non, pas la Corse……plus loin d’ici.

L’Ogre : Je crois qu’elle veut parler de l’île de Ré.

GRAND silence dans le salon de coiffure.
PERSONNE ne rigole.
L’ogre s’enfonce dans son fauteuil et se plonge dans un vieux numéro de VSD.

L’ogre réalise à l’instant que VSD ça signifie Vendredi Samedi Dimanche.

mercredi, mars 08, 2006

un mercredi bien terne















  1. L’ogre n’a pas attendu la grippe aviaire pour détester les oiseaux.

  2. La panne était tellement ridicule que l’ogre a eu l’impression de se faire « humilier » par le sourire en coin du petit gars mignon qui est venu réparer la chaudière.
    …. Et l’ogre a aimé ça.
    C’est dommage que son jeans ne lui moulait pas le cul. ( au gars mignon....pas à la chaudière.)

mardi, mars 07, 2006

les cahiers litteraires de l'ogre (mars 06)



« Ah ? Tu ne connais pas ? C’est un bouquin qui a subit la censure en 1972. Fayard l’a publié il y a trois ans. »
C’est ainsi que je suis rentré chez moi avec Gigola de Laure Charpentier sous le bras.

L’histoire : Une fille ( 25 ans) décide de vivre sa vie comme elle l’entend dans le Paris des années soixante.
Elle se crée un personnage de garçonne dans Pigalle. Gigola est froide et calculatrice, elle prend sous son aile une pute pour en faire une prostituée de luxe et se fait elle-même entretenir par une vielle veuve richissime. Elle tombe amoureuse et forcement cet amour l’entraîne a sa perte.
Le tout soutenu par deux ou trois scène érotique.

Le problème c’est que le bouquin a mal vieillit.
A aucun moment le lecteur est surpris. L’auteur nous trimballe de lieux communs en lieux communs.
(Vous voulez un jeux de mots bidons ?..... Gigola c’est un peu clichés à la Place Clichy)

Le personnage est un bloc qui n’a pas beaucoup de faille.
Je me sens très loin de se monde de lesbiennes qui pour exister veulent faire « comme les garçon ».
Le style est limite.
Heureusement c’est écrit gros et il faut maximum deux heures pour le lire.

Philippe Minyana est un auteur de théâtre associé à la scène de Dijon-Bourgogne qui écrit depuis le début des années 80. Il n’a jamais connu la page blanche, il publie et fait jouer ses textes à la pelle.
Je l’ai connu grâce à « Les petits aquariums » (actes sud-Papiers) qui est vraiment un délire aussi délicieux à lire qu’à travailler sur scène.
Je viens de finir Les Guerriers (éditions théâtrales) ou j’ai replongé dans le style si particulier de Minyana.
Ce gars écrit sans ponctuation ce qui donne l’impression que les personnages sont des exaltés permanents.
Je ne sais pas comment décrire autrement l’impression que le lecteur ou le spectateur a lorsqu’il tombe sur quelque chose de cet auteur.

Chaque réplique est une spirale qui se défait de l’intérieur vers l’extérieur.
Les Guerriers, petites atrocités de guerre, par la cruauté des descriptions, me fait penser à une transe de soufis qui se font un mauvais trip.
Est-ce clair ?
Mes critiques litteraires sont elles compréhensible?

lundi, mars 06, 2006

vide poche

Vide corps
Vide poche
Vide cœur

Il me faudrait un truc comme ça à chaque fois que je pense à toi.
Un endroit ou déposer un peu de moi tellement tu prends de la place en moi.
Une coupelle, un cendrier ou traîne déjà deux bouts de papiers, un trombone, un bout de patafix et les clés de la cave.

Ps : la cave c’est même pas la peine d’y penser, j’y ai déjà enfermer l’idée tes prétendants.

dimanche, mars 05, 2006

( heures) Fin de week-end



En sortant du boulot je suis étonné par la douceur de l’air.
Au lieu de fermer à 5h00 j’ai fermé à 5h11.
Il y a avait trois gars qui ne voulaient plus partir.
Ce n’est pas que je veux jouer au martyre mais 11 minutes à cinq heure du matin c’est interminable.

Le dos commence a me faire mal mais je me dit qu’aller à l’after du sauna ça pourrait être pas mal.

Dans la vapeur je rencontre un charmant garçon.
Comme je suis très excité je travail mentalement pour ne pas jouir de suite…..
En fait je suis bien con car très vite il me laisse en plan prétextant sa fatigue et la chaleur du lieu.
Super frustré l’ogre.

Après une douche et dix minutes de sauna sec je fait la connaissance d’un mec visiblement très câlin.
Il me dit qu’il est trop fatigué et qu’il fait trop chaud (décidément ?????) pour « faire autre chose ».
Nous passons une dizaine de minutes a nous masser et c’est un pur régal.
Son corps est assez étrange.
Il a un cul et des cuisses hypers musclés alors que le reste est dessiné mais sans plus.
Je pars sans avoir un numéro de téléphone ou un mail.
Peut-être que c’est mieux car c’est le genre de gars don je tombe amoureux.

Quand il m’as dit avec une voix douce et une lueur de regret dans les yeux: « tu pars déjà » j’ai faillit répondre « Emmène moi au bout du monde (surtout si tu as un chalet à Megève et un Riad à Marrakech !!!) »

Quand je ressort du sauna il est huit heure.
Il tombe une grosse pluie froide je sais que je vais attraper froid avant d’arriver à la voiture.

*************

Je suis réveillé à treize heure par des rafales de vents qui semblent annoncer la fin du monde.
Je me lève avec mal à la tête et la morve au nez.

Je passe trois heures à constituer un dossier pour proposer une de mes pièces de théâtre à un festival. Comme toujours je me prends la tête sur le budget.
J’ai toujours l’impression de mendier et j’essaye de demander le moins possible.
J’ai horreur de cette attitude mais je n’arrive pas à faire autrement.
C’est un mélange de manque de confiance en soi et d’impossibilité de donner un prix a mon travail et a celui de mes comédieNNEs.

Après avoir fait ma lettre d’accompagnement je téléphone a une amie pour connaître le nom des responsables de cette manifestation estival.
Elle en profite pour me dire que la structure organisatrice n’a pas une thune et qu’elle compte sur la bonne volonté des artistes.

Je me demande pourquoi j’ai passé autant de temps sur ce putain de dossier.
Je me dis que je vais quand même le faire parvenir au festival.
J’en ai marre de ces gens qui comptent toujours sur ma bonne volonté.
J’ai l’impression d’avoir perdu mon temps.

Fin de week-end.
(OUf ????)

vendredi, mars 03, 2006

El retiro




J’ai nettoyé à fond mon appartement ce matin.
C’est la deuxième fois en trois jours.
Ce matin je l’ai fais car ils étaient entrain de refaire le goudron dans la rue et j’ai eu l’impression que ton mon appartement était imprégner de l’odeur.

J’ai des dossiers de théâtres et des contes à écrire….. Des que je bloques je prends une lingette pour nettoyer les interrupteurs et les poigner de portes.

Je pense que je supporte mon travail uniquement à cause de la satisfaction que me donne le ménage à faire quand c’est moi qui ouvre.

Quand c’est propre chez moi c’est comme si c’était un refuge.
Je suis sorti aujourd’hui uniquement pour faire des courses. C’était infernal.
J’ai acheté des petits bulbes à planter dans mon jardin suspendu dès que le climat seras plus doux.

El retiro limpio.
Le refuge propre…. C’est exactement ça.

Une fois une fille m’a dit « comment ça se fait que c’est aussi propre chez toi alors que l’intérieur de ta tête est si sale ? »

En rentrant de faire mes courses je tombe sur le gars chargé de la propreté de la résidence.
Il a faillit m’écraser en tapant un frein à main avec sa mini voiture électrique. C’est un roumain arrivé en France en 90.
Il parle très mal le français et…. j’ai l’impression qu’il me parle pendant des heures. Jamais je n’aurais du lui dire que j’avais habité en Roumanie quand j’étais pitchoun.
Il me parle d’abord de l’état déplorable de la résidence puisqu’il a constaté que tout s’effrite et s’écroule alors qu’elle n’a même pas un an puis il enchaîne sur ses 17 ans de vie entant qu’ouvrier métallurgique dans son pays d’origine.

Il me dit que le régime de Nicolae et Elena Ceausescu était un paradis jusqu'au milieu des années 80 et que si l’URSS n’avait pas arrêté d’allonger la thune tout le monde serait encore heureux.
Il est en France et vit « pas mieux pas pire » que sous Ceausescu.
Il se fait du souci pour sa famille qui a choisie de rester dans la débâcle et le n’importe quoi qui règne en Roumanie depuis le début des années 90.

Cette petite discussion me laisse perplexe.

J’ai envi de lui dire que moi, même à dix ans, j’ai pu sentir certaines choses de cette dictature communiste. Je me souviens d’un pays sale, gris et parano.
Je me souviens de deux femmes qui se battaient pour les trois dernières carottes du marché.
Je me souviens quand le crâne de l’une d’elle a violement heurter le trottoir et du sourire de celle qui raflait la mise.

J’ai envi de lui dire que je comprend la nostalgie du temps ou tout le monde avait du travail et une vie « sur des rails » mais quand même.

J’ai envi de lui dire mais je ne le fais pas car je n’ai pas envi de rester quinze minutes de plus dans le hall.

J’ai envi de lui dire tout ça mais j’ai surtout envi de renter dans mon refuge ou je regarde le monde (ses conflits, ses psychoses mais aussi l’amour et le sexe (j’ai passé une demie heure sur Cité Gay) sur mon ordinateur qui trône dans mon salon tout propre.


El retiro c’est aussi le nom du parc ou les Madrilènes tentent de se désintoxiquer du bruit et de la pollution.
El retiro est aussi, je crois, le nom du village colombien ou aurait du se dérouler les négociations pour la libération d’Ingrid Betancourt et Clara Rojas.

mercredi, mars 01, 2006

Doux droit de réponse


l'ogre réponds ici à un petit mail reçu le 17 fev ( oups en retard).
Ce mail est signé de l'ami de fac, celui qui la hébergé pendant la segonde partie de son séjour à Paris.
l'ogre réponds publiquement pour montrer à ses lecteurs qu'il a une vie dense et pasionnante.

Ton chauffage est réparé?
J'espère pour toi.
Tu te décides à investir les murs ou pas?
Notre visite a-t-elle été un déclencheur qui fait que maintenant, tu organises des super breakfast at home le samedi et dimanche?

Mon chauffage est réparé.
Je suis désolé et confus que cette panne soit survenue lors de ton court séjour chez moi. Nous sommes au début du 3éme millénaire mais il subsiste toujours quelque chose de sauvage, de terrible et de violent dans notre environnement.
Ce monstre, toujours sur la défensive, qui épi chacun de nos gestes c’est la chaudière.

Je t’assure…. Souvent lunatique, jamais fiable, elle me file la frousse.
Quand on me parle de contes et de légendes, du dragon Babau, de Babagaya la terrible femme russe, je rigole doucement car la terreur qu’ils ont répandu, l’un dans les Pyrénées, l’autre dans les steppes gelées, n’est rien comparée à l’effroi que peut provoquer une chaudière cyclothymique.

Le mythe de la chaudière maléfique est aussi puissant que celui du cumulus vivant.
Que dire de la licorne rose qui se nourrit de nos chaussettes quand nous faisons tourner la machine à laver le linge ?

Il nous reste plus qu’à pleurer sans eau chaude, sans chauffage, et avec notre stock de chaussettes dépareillées à la main.
Triste vie.


Je n’arrive toujours pas à investir mes murs.
J’espère que le coté quasi-clinique de mon appartement n’a choqué ni toi ni ton frère.
Je n’arrive pas a me faire à l’idée que je dois habiter ici (comme ailleurs d’ailleurs !).

Et puis, je suis devenu tellement tatillon sur le ménage que je n’ose pas m’encombrer avec des cadres ou des bibelots. I
l n’y a que la mappe monde dans la cuisine et je crois qu’elle vaut tout les Bacon, les Tapies et les Vélasquez de la terre.

Longtemps après votre départ mon appartement si blanc a gardé les poils noirs du chien de ton frère.
J’ai envi de peindre les chambranles des portes en bleu pour donner à mon hôpital un petit coté grecque.
Il faut aussi que j’achète deux sachets de gazons japonais pour mon jardin suspendu.

Je n’organise toujours pas de super breakfeast at home le samedi et le dimanche matin car souvent il est déjà l’après-midi quand je me lève.

Par contre je me fais maintenant deux théières distinctes, une avec un mélange asiatique ou oriental, l’autre avec un thé noir africain.

En y réfléchissant bien je crois que le lapsong souchong de ton frangin était un peu trop fumé à mon goût.

Ma seule fantaisie du matin est une pomme, que je sculpte souvent de manière brusque et déjantée, avant de la manger devant mon ordi.

ça fait un moment que je ne suis pas allé visiter ton blog.

ça va?des nouvelles neuves?Tu étais allé à Lagrasse, finalement?
Ton amie hystéro a réglé ses problèmes bancaires?

Je t'embrasse et te dis à très bientôt!!!Ma douce reçoit volontiers tes baisers sur la main.

Après votre départ et une journée un peu agitée je suis allé dans ma montagne pour deux jours.
Bref et froid séjour ou j’en ai profité pour me niquer la hanche.

J’y suis retourner une fois depuis ta visite pour nettoyer la cour, essayer le nouveau sauna de môman et acheter une ou deux (trois en fait !) bouteilles de Mont Tauch rouge dans ce bon vieux village de Fitou.

Voilà la vie comme elle va.


Miss (H)ell, ma copine hystéro, a finalement réglée ses problèmes bancaires.
J’ai parfois l’impression de souffrir plus qu’elle de sa rupture.
Son histoire d’amour n’a pas fonctionnée et la rupture vire au jeu de massacre.

Triste vie.
La vie comme elle va.

L’OGRE


Ps :Je te fais confiance pour embrasser l’institutrice magique de ma part.