L’année dernière c’est là.
J’ai commencé ma visite de la 18ieme édition de Visa Pour l’Image par l’expo de Gerd Ludwing ( National Geographic) intitulé L’Ombre Indélébile de Tchernobyl.
C’est assez terrifiant, c’est la série de photos qui m’as le plus marqué. Il se s’agit pas ici d’un danger actuelle ou visible. Il y a sur ces photos que tristesses et mélancolies de gens qui sont revenus habités dans la zone interdite.
Le danger est à peine caché, prêt à surgir de ce gros sarcophage de béton qui se fendille peu à peu. La végétation et les bêtes ont repris du terrain, squattant les villages délabrés. Il y a aussi de vielles dames qui pleurent et des handicapés entassés dans des hôpitaux sordides.
Il est ensuite assez périlleux mentalement de se concentrer et apprécier les clichés de Jean-Luc Manaud : des paysages de sable, des hommes et des femmes du Sahara.
Deux expos ont retenus mon attention au couvent des Minimes.
Sangre de Diego Levy nous parle de la violence dans les rues de différentes villes d’Amérique Latine. Beaucoup de gros plans sur les visages étonnés ( abasourdis) des passants semblant découvrir à chaque fois la violence quotidienne de leur ville.
Dans une autre salle du couvent deux photographes argentins ont triés des milliers de photos prisent par leurs collègues pendant la dictature de la junte militaire. Ce qui est troublant c’est que l’architecture de Buenos Aires ressemble a celle de Paris.
Il y a aussi quelques clichés des folles de la Place de Mai qui tournent pour que personne n’oubli leurs fils disparus.
Las locas de Plaza de Mayo…un de mes premiers devoirs d’espagnol en quatrième était un commentaire de photos de ces femmes qui tournaient et tournaient devant la Casa Rosada…. Elles ne « tournent » plus depuis janvier 2006 car elles sont vielles et l’ennemi n’est plus le gouvernement.
Todd Heisler a suivit un Major de l’armée américaine pendant un an. Le boulot de ce militaire est d’annoncer aux familles la mort de leur(s) « boy(s) » en Irak.
C’est une succession de photos couleurs ( vaguement panoramique ?) de lieu étranges : morgues, aéroports, salon funéraires. I
l y a des familles brisées, de jeunes veuves enceintes, des décorations posthumes et dérisoires.
Chaque années depuis trois ans Visa pour l’Image nous montre ces deuils américain qui sont a milles lieux de l’arrogance qu’affichent les états unis. C’est une sorte de résistance face à l’administration Bush qui essayes d’occulter cette partie sombre de la guerre. J’ai l’impression qu’il y a moins de photos des familles endeuillées noires et pauvres que l’année dernière.
Au Castillet il y a des photos du Commandant Massoud prisent par Hiromi Nagakura .
La beauté anesthésie le jugement et la réflexion. Etre photogénique vous rends sympathique et beau. C’est une supercherie, une faiblesse même pour un esprit équilibré ( comme le mien?).
Ces photos me font penser à celles du Che et d’une certaines manières à celles qui arbitrent le duel Sarkozy-Royale ou le glamour a depuis longtemps effacé le discours.
D’autres salles en enfilades, d’autres lieux d’expo mais la tête de l’Ogre chauffe trop.
l'ogre, comme l'année dernière, comme depuis trente et un an, est fasciné par les volumes et les formes des salles des batiments d'antant.
mardi, septembre 12, 2006
lundi, septembre 11, 2006
11 septembre 1973 & 2001
11 septrembre....anniversaire de la mort d'Allende.
11 septembre.... J'étais ce jour là entrain de traverser la fnuc d'Ogreville.... Toutes les télés, de toutes formes, plasma ou pas diffusaient ces fameuses images en boucles anxiogènes ... je n'ai plus de télé chez moi depuis ce jour là.
Qui se souvient du 12 septembre 2001
haiku pour toi
Ça vous fuit des mains
Vivre ivre ou
Vomir de t’avoir perdu ?
Question nocturne.
Un glaçon sur ton dos,
Débris du verre à tes pieds :
Vision nocturne
Vivre ivre ou
Vomir de t’avoir perdu ?
Question nocturne.
Un glaçon sur ton dos,
Débris du verre à tes pieds :
Vision nocturne
à toi ( tu te reconnaitras ...même si cette voix est vielle, éffacée)
dimanche, septembre 10, 2006
géographie de la mélancolie des derniers jours
Mercredi 6 septembre 2006
Dans le train je sors deux bouquins avant de me coller dans le fauteuil coté fenêtre. Je suis assis dans ces affreux « salons » ou deux rangés de siège, séparés par une mince table, se font face. Sur ma tablette traîne un exemplaire de L’équipe et un journal gratuit d’information Lyonnais. Je feuillette les deux tas de papiers pendant l’heure de trajet. J’imagine un monde totalitaire ou les seules nouvelles imprimables seraient les infos locales et sportives.
Juste avant Narbonne je pique du nez….et sort du train en catastrophe avant que celui ci reparte………
Je m’aperçois bien vite que j’ai oublié mes deux livres sous le tas de journaux.
Je téléphone à la sncf.
-Mais monsieur ces livres étaient-ils de grande valeur ? Des éditions limités ?
- Un folio à 4€45 et un livre offert par les inrockuptibles contenant des extraits des bouquins de la rentrée littéraire.
- Et vous nous appelez pour ça ?
-euh……….oui.
Il n’ont pas compris à la sncf que ce n’est pas le prix du bouquin qui est en jeu mais le fait que je suis stoppé net au milieu de ma lecture sans espoir de connaître la suite.
Jeudi 7 septembre 2006
Lourdeur.
Une journée pour rien. Je passe pas mal de temps au fond du lit. J’ai l’impression qu’il fait froid mais tout le monde me dit le contraire.
Il paraît qu’il fait lourd.
En tout cas il fait gris et ça me donne mal à la tête.
J’évite de croiser ma mère qui s’affaire en bas car je suis d’une humeur massacrante.
Aujourd’hui j’aurais du prendre la voiture de ma maman pour passer la journée à Perpignan et Figueres (et peut-être pousser jusqu'à Girona )
Mais je ne le fait pas. Je reste enfermer avec ma tête de cadavre.
Seule la lecture à quelque chose d’intéressant…..Un hors série du Magazine L’Histoire consacré à L’enfant et la famille. C’est par ordre chronologique, je lis ça comme un roman….Pourquoi cette fascination pour la méditerranée antique et pour le Moyen-age alors que la Renaissance, le siècle des Lumières et le 19ieme me laissent un peu froid et mou.
Je sors enfin d’après-midi promener la chienne. Je coupe par les vignes pour rejoindre la colline. Je me faufile entre les vendangeurs.
Les vendanges déjà.
Je suis comme un enfant a qui on aurait enlevé son « jouet été ».
Il faut que j’arrête d’avoir une peur panique de l’automne et de l’hiver.
Vendredi 8 septembre 2006
Dans le train je sors deux bouquins avant de me coller dans le fauteuil coté fenêtre. Je suis assis dans ces affreux « salons » ou deux rangés de siège, séparés par une mince table, se font face. Sur ma tablette traîne un exemplaire de L’équipe et un journal gratuit d’information Lyonnais. Je feuillette les deux tas de papiers pendant l’heure de trajet. J’imagine un monde totalitaire ou les seules nouvelles imprimables seraient les infos locales et sportives.
Juste avant Narbonne je pique du nez….et sort du train en catastrophe avant que celui ci reparte………
Je m’aperçois bien vite que j’ai oublié mes deux livres sous le tas de journaux.
Je téléphone à la sncf.
-Mais monsieur ces livres étaient-ils de grande valeur ? Des éditions limités ?
- Un folio à 4€45 et un livre offert par les inrockuptibles contenant des extraits des bouquins de la rentrée littéraire.
- Et vous nous appelez pour ça ?
-euh……….oui.
Il n’ont pas compris à la sncf que ce n’est pas le prix du bouquin qui est en jeu mais le fait que je suis stoppé net au milieu de ma lecture sans espoir de connaître la suite.
Jeudi 7 septembre 2006
Lourdeur.
Une journée pour rien. Je passe pas mal de temps au fond du lit. J’ai l’impression qu’il fait froid mais tout le monde me dit le contraire.
Il paraît qu’il fait lourd.
En tout cas il fait gris et ça me donne mal à la tête.
J’évite de croiser ma mère qui s’affaire en bas car je suis d’une humeur massacrante.
Aujourd’hui j’aurais du prendre la voiture de ma maman pour passer la journée à Perpignan et Figueres (et peut-être pousser jusqu'à Girona )
Mais je ne le fait pas. Je reste enfermer avec ma tête de cadavre.
Seule la lecture à quelque chose d’intéressant…..Un hors série du Magazine L’Histoire consacré à L’enfant et la famille. C’est par ordre chronologique, je lis ça comme un roman….Pourquoi cette fascination pour la méditerranée antique et pour le Moyen-age alors que la Renaissance, le siècle des Lumières et le 19ieme me laissent un peu froid et mou.
Je sors enfin d’après-midi promener la chienne. Je coupe par les vignes pour rejoindre la colline. Je me faufile entre les vendangeurs.
Les vendanges déjà.
Je suis comme un enfant a qui on aurait enlevé son « jouet été ».
Il faut que j’arrête d’avoir une peur panique de l’automne et de l’hiver.
Vendredi 8 septembre 2006
sóc boig
sóc cansat
aixafat contra les muntanyes
Je me réveil tôt et le soleil finit par se vautrer sur la journée d’aujourd’hui. J’arrive à Perpignan par la montagne. De chez moi jusqu'à Salse le Château je traverse un délire de calcaire et de végétation rase. Le musée par les vitres de la voiture.
Enfin…il fait beau. J’ai du emprunté les lunettes de soleil de ma mère.
Perpignan : soleil, poussière et saleté.
Je passe à la fnuc pour racheter le bouquin oublié dans le train trois jours avant. J’ai l’impression d’avoir raccrocher les wagons. Peut-être que ma petite fatigue des derniers jours avait un lien avec ce livre manquant.
J’aime la fnuc de Perpignan : elle est pauvre en livre donc on a l’impression d’avoir tout lu (ou du moins avoir entendu parlé de tout les bouquins en vente !)
Début d’après-midi consacré à Visa pour l’Image. Je détaillerai cette expo dans un prochain post. J’aime ce rendez-vous de septembre.
Je ressort de la avec un léger mal de tête.
Flottement
Je pars en direction du sauna.
(Je sais que je ne pousserai pas jusqu'à Figeres et encore moins jusqu'à Girona)
Les serviettes deviennent de plus en plus petites dans ce sauna. J’y suis allé la première fois à 20 ans et j’ai en mémoire de m’être enroulé dans un drap de bain !… Aujourd’hui j’ai l’impression de nouer un mouchoir en papier autour de ma taille. Je n’ai peut-être pas le même tour de taille qu’a vingt ans mais quand même………..
Je m’enferme dans le sauna sec. Je peux regarder à travers une longue vitre brûlante les autres hommes passer dans un couloir.
Le hammam ne marche pas.
Je rencontre un garçon don la voix ne correspond pas avec le physique. C’est une sorte de « complexe méditerranéen sur patte ». Il est doux, un peu trop doux pour se que je cherche ici et maintenant alors je passe à la vitesse supérieur.
Le jeune homme accélère avec moi.
J’aime bien son torse.
Il me dit qu’il est photographe et me montre quelques photos qu’il sort de son sac dans les vestiaires.
Nulles.
Je lui souhaite bon courage pour les proposer aux pros qui traînent à Visa pour l’Image.
Je ressort et titube plus ou moins jusqu'à la voiture. Il est un peu tard (presque 20heures) et je dois speeder pour rejoindre Narbonne ou un « ami » joue une pièce de théâtre.
Samedi 9 septembre 2006
Le temps est de nouveau bancal. J’ai un teint de cadavre. Ma mère me répète vingt fois que j’ai une tête de cadavre. Je m’enfonce dans la pinède pour courir un peu….mais j’avais oublié que nous étions un samedi de septembre alors je me suis retrouvé avec des meutes de chiens et des chasseurs…ils me disent que la battue pour le sanglier à lieu de l’autre coté de la pinède et donc que je ne crains rien de ce coté de la colline … Mais bon…pas confiance alors je retourne au village.
Après le repas de midi je discute un brun avec S. qui elle aussi me trouve un peu blafard…. Vais-je me balader avec un sac sur la tête pour couper court à toutes ces remarques ?
Je n’ai pas le rhume mais le nez me chatouille constamment. La tête est pleine de vapeurs et j’essayes de me raccrocher à ma tasse de thé.
J’ai du mal à ne pas perdre le fil de notre conversation.
Ma mère me raccompagne au train.
De retour à Ogreville je pars courir.
Béton et voies rapides.
Je passe la soirée avec Sisile de Lunel.
Depuis combien de temps n’avais-je pas passé une soirée tranquille à Ogreville centre entre une terrasse de café et un bon restaurant ?
Qui sap?
¿Quién sabe?
mercredi, septembre 06, 2006
Brouillon de nouvelle vie
Jupe de punkette. immeubles sociaux qui ressemblent à des universités sovietiques
Le crépuscule est interminable.Elle n’a pas bougé depuis longtemps. Elle reste à plat ventre dans un des creux du terrain vague. Il ne fait pas encore noir. . Elle ne sait même plus si elle a dormi ou pas, elle n’arrive pas a savoir les quels de ses membres sont endoloris. Des fourmis dans la bouche….elle a l’impression d’avoir des fourmis dans la bouche. Elle voudrait gémir mais a trop peur d’éveiller l’attention des derniers passants qui frôlent la palissade avant de s’enfermer chez eux pour la nuit.Ils risqueraient de sortir un flingue et de l'abatre.
La nuit tombe tranquillement et le ciel se confond peu à peu avec le gris des tours. Elle ne sait même plus si elle est en manque ou pas. Depuis longtemps elle a repéré un cadavre dans la partie nord du terrain vague. Elle connaît le gars, elle reconnaît surtout le blouson de toile noir don le dos est recouvert d’un épais motif tribal orange vif. Il doit sûrement avoir une bonne quantité de came sur lui. Il a toujours eu des tonnes de cames planquées en petits sachets dans la doublure du blouson ou dans le calbut au niveau de l’aine. Ce gars là c’était le dealeur du coin, il l’avait tant de fois retournée avant de lui filer sa dose. Elle avait été tellement dépendante de lui qu’elle avait cru un moment qu’elle l’aimait.
Ca fait bien longtemps que les services municipaux ne ramassaient plus les cadavres. Les corps restaient un temps dans les rues puis, devenant puant et surtout gênant pour la circulation, des automobilistes les traînaient sur plusieurs mètre pour les jeter sans dans les terrain vagues, soit dans les jardinières le long des routes.
Mais elle n’était pas morte et elle savait parfaitement ou trouver de la came.
Flottement atroce de son corps : le manque, les picotements, les fourmis.
Elle sait qu’elle ne peut pas trop attendre pour aller fouiller le corps de l’autre con de dealeur. Non pas que d’autres toxicos de sa sorte la grille au poteau ( elle s’imagine être la seule de la race des charognards) mais elle sait que nous sommes déjà à la mi septembre et que bientôt, à cause des fortes pluies, la rivière gonflera et passera par-dessus la petite digue qui la sépare du terrain vague et que l’eau soulèvera tout les corps accumulés depuis la fin du printemps pour les amener plus bas, sur le littoral. Mais que font les autorités des cités balnéaires face à cette arrivée biannuelle de cadavres mous et gonflés ? Personne des hauts cantons ne le savait , cela faisait bien trop longtemps que les villes ne communiquaient plus entre elles.
Le crépuscule est interminable.Elle n’a pas bougé depuis longtemps. Elle reste à plat ventre dans un des creux du terrain vague. Il ne fait pas encore noir. . Elle ne sait même plus si elle a dormi ou pas, elle n’arrive pas a savoir les quels de ses membres sont endoloris. Des fourmis dans la bouche….elle a l’impression d’avoir des fourmis dans la bouche. Elle voudrait gémir mais a trop peur d’éveiller l’attention des derniers passants qui frôlent la palissade avant de s’enfermer chez eux pour la nuit.Ils risqueraient de sortir un flingue et de l'abatre.
La nuit tombe tranquillement et le ciel se confond peu à peu avec le gris des tours. Elle ne sait même plus si elle est en manque ou pas. Depuis longtemps elle a repéré un cadavre dans la partie nord du terrain vague. Elle connaît le gars, elle reconnaît surtout le blouson de toile noir don le dos est recouvert d’un épais motif tribal orange vif. Il doit sûrement avoir une bonne quantité de came sur lui. Il a toujours eu des tonnes de cames planquées en petits sachets dans la doublure du blouson ou dans le calbut au niveau de l’aine. Ce gars là c’était le dealeur du coin, il l’avait tant de fois retournée avant de lui filer sa dose. Elle avait été tellement dépendante de lui qu’elle avait cru un moment qu’elle l’aimait.
Ca fait bien longtemps que les services municipaux ne ramassaient plus les cadavres. Les corps restaient un temps dans les rues puis, devenant puant et surtout gênant pour la circulation, des automobilistes les traînaient sur plusieurs mètre pour les jeter sans dans les terrain vagues, soit dans les jardinières le long des routes.
Mais elle n’était pas morte et elle savait parfaitement ou trouver de la came.
Flottement atroce de son corps : le manque, les picotements, les fourmis.
Elle sait qu’elle ne peut pas trop attendre pour aller fouiller le corps de l’autre con de dealeur. Non pas que d’autres toxicos de sa sorte la grille au poteau ( elle s’imagine être la seule de la race des charognards) mais elle sait que nous sommes déjà à la mi septembre et que bientôt, à cause des fortes pluies, la rivière gonflera et passera par-dessus la petite digue qui la sépare du terrain vague et que l’eau soulèvera tout les corps accumulés depuis la fin du printemps pour les amener plus bas, sur le littoral. Mais que font les autorités des cités balnéaires face à cette arrivée biannuelle de cadavres mous et gonflés ? Personne des hauts cantons ne le savait , cela faisait bien trop longtemps que les villes ne communiquaient plus entre elles.
mardi, septembre 05, 2006
Problèmes à l’allumage
Soleil….mais aujourd’hui ni plage ni montagne.
La chaleur est revenue depuis deux semaines.
Pourtant mes nuits ne sont pas tranquilles.
L’immensité de la tâche me démotive.
Lourdeur et mollesse : l’ogre vient de passer une heure et quart dans les bras de son ostéo.
Il en ressort triste comme si l’autre lui avait crevé une bulle de mélancolie coincé entre deux os.
L’ogre veut manger,
manger quelque chose de gai.
Depuis quelques temps les sens sont exacerbés…..
La musique dévaste l’ogre et la fumée de cigarette est encore plus désagréable que d’habitude.
Mollesse, abandon et lectures peu passionnantes.
Le moi de septembre a du mal a commencer.
La chaleur est revenue depuis deux semaines.
Pourtant mes nuits ne sont pas tranquilles.
L’immensité de la tâche me démotive.
Lourdeur et mollesse : l’ogre vient de passer une heure et quart dans les bras de son ostéo.
Il en ressort triste comme si l’autre lui avait crevé une bulle de mélancolie coincé entre deux os.
L’ogre veut manger,
manger quelque chose de gai.
Depuis quelques temps les sens sont exacerbés…..
La musique dévaste l’ogre et la fumée de cigarette est encore plus désagréable que d’habitude.
Mollesse, abandon et lectures peu passionnantes.
Le moi de septembre a du mal a commencer.
dimanche, septembre 03, 2006
rouille
Nous sommes tous petits et petites Septembre.
Forcement déçu de l’été qui est venu puis parti sans laisser ne serait-ce que l’ombre d’un amour.
Petits et petites Septembre aux cheveux mêlés de sable n’osant pas se retourner sur Août ou Juillet.
N’osant pas se retourner mais n’avançant pas non plus.
Nous sommes tous et toutes de petits Septembre bien rangés en bataillons plus ou moins préparés à affronter l’hiver.
Demain midi : laitage + compote.
Forcement déçu de l’été qui est venu puis parti sans laisser ne serait-ce que l’ombre d’un amour.
Petits et petites Septembre aux cheveux mêlés de sable n’osant pas se retourner sur Août ou Juillet.
N’osant pas se retourner mais n’avançant pas non plus.
Nous sommes tous et toutes de petits Septembre bien rangés en bataillons plus ou moins préparés à affronter l’hiver.
Demain midi : laitage + compote.
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