dimanche, octobre 08, 2006

Rorqual



un coupe vent et un pull
Je regarde la migration des rorquals
au large du Cap Béar.
Eaux profondes. aigues profundes
Moi, je reste au sec.
Octobre octobre
Moi je reste ici.
Eux, ou vont ils hiverner ?

L’amour que tu me portes est une carpe.
Je la tiens des deux mains.
(Objet visqueux.
Récupéré à l’embouchure)
L’amour que tu me portes est une carpe.
Je la tiens des deux mains.
Je l’étrangle par pur désoeuvrement
( je suis heureux.
Sang aux commissures )

Sóc allà.Miro la migració de les balenes.
Poso un jersei ja que som ja l'octubre
trist i fosc

samedi, octobre 07, 2006

Une correspondance

From: ogro terco
To: zorro
Subject: noticias de un hombre de ogreville
Date: Sat, 23 Sep 2006 19:00:14 +0200

una semana. ... no has dado ninguna noticias me has emocionado, enturbiado. .... incluso si creo que no soy preparado Tengo miedo de las cosas física Desde mucho tiempo eso no me había llegado. dónde está? ¿En qué ciudad? En qué vagabundeo?



Réponse de ZORRO du lundi 25

SALUT MON BEAU.JE PENSE BEAUCOUP A TOI, ET JE N'AI PAS PEUR; J'AI ENCORE LE GOUT DES TES LEVRES; C VRAI TRES DELICIEUX AVEC BEAUCOUP DE PASSION, HMMMM. JE PART DEMAIN MATIN A PARIS 3 JOURS, JEUDI A MINUIT JE SUIS A OGREVILLE.JE SUIS PRET ET PAS PEUR; MUCHOS BESOS PARA TI, TE PIENSO MUCHO,MUCHO,MUCHO Y ES VERDAD, ESPERO NOS VEAMOS PRONTO, MAS BESITOS TIERNOS EN TU BOCA CON LABIOS DULCES


De : ZORRO
Envoyé : mardi 26 septembre 2006 00:49:24
A : Ogroterco

hola guapo!!! me inmagino que estas trabajando,espero que de regreso tengas dulces suenos y pienses en mi. hasta pronto besitos bernardo


De : ZORRO
Envoyé : vendredi 29 septembre 2006 00 :41 :49
A : Ogroterco

HOLA GUAPO OJOS AZULES. je suis arrive il y as 30 minutes aogreville, un peu fatigue mais je te laisse un petit menssage de bonne nuit.J' espere tu vas bien. Quisiera tener noticias tuyas.muchos besitos para ti


De : ZORRO
Envoyé : vendredi 29 septembre 2006 21:05:52
A : Ogroterco

Hola carino, quieres que vaya a visitarte al trabajo manana por la noche?besos


De : ogroterco
Date: Sat, 30 Sep 2006 15:11:47
A :zorro

si quieres pero no me gusta demasiado este tipo de situaciones

De : ZORRO
samedi 30 septembre 2006 17:12:31
A : Ogroterco


entonces es mejor que no vaya a visitarte.tu me diras si me quieres ver cuando y donde.

De : ZORRO
mardi 3 octobre 2006 15:02:32
A : Ogroterco

HOLA HOMBRE.Que tal te va? yo espero que me digas algo.No tengo otros medios para comunicar contigo solo el correo electronico.
buen dia y hasta la vista.besos


De : ogroterco
Date: wed, 4 oc 2006 11:10:34
A :zorro

no estaba a ogreville estos últimos días. Ahora debo ir al teatro
Que te haces viernes antes de las 8 ? (después tengo un curso de teatro también)
Mi teléfono :**********


SMS de Zorro du jeudi 5 a 20h30

Hola guapo.
Si quieres nos vemos antes del teatro , me encantaria poder conocerte un poco mas, puedes venir a mi piso que esta en ****
Te llamo mas tarde.
dans la tête de l'ogre vendredi 5 octobre au matin:
En mettant bout à bout ces mails et ce texto je m’aperçois vraiment que je traîne des pieds pour ce rendez-vous.
Pourquoi est-ce que je peux pas carrément dire non ?
Au lieu de faire traîner… pour accepter à la fin.
Ce garçon est très bavard au téléphone et cela me gêne
Ce garçon est très obéissant : quand je lui dis de ne pas venir me voir au travail, il reste sagement chez lui.
Nous avions tout les deux le mail de l'autre mais c'est moi qui commence la correspondance? Qu'est-ce qui m'est bien passé dans la tête ce jour là?
Et quel idée de me livrer autant lors de ce premier message.

Finalement je vais passer une après-midi avec lui. Je suis ni chaud, ni froid. J’essayes seulement d’être curieux…histoire de me forcer a ressentir quelque chose dans mon grand corps vide.

Ce garçon n’est pas pour moi. Je n’arrive pas a savoir ce qu’il fait dans sa vie et il n’aime pas lire.
nuit de vendredi a samedi:
Alors bien sur ce garçon est charmant. Il m’as accueilli dans son appartement sombre mais très cosy avec cet étrange « vert d’eau » sur les murs et ces grands miroirs qui aident a multiplier la lumière qui filtre a peine par ces deux fenêtres qui donnent dans les arbres du boulevard.

« Tu verras…je déménage au moi de novembre…tu seras bien dans le nouvel appartement…une sorte de duplex lumineux avec deux terrasses vers le Conseil Générale…. »

( Bigre !!!!! « tu seras bien dans »….je viens juste de passer ta porte et j’au déjà signé un contrat avec toi au moins jusqu’au moi de novembre ?.... je reconnais bien là ton tempérament d’homme venu d’un pays coincé entre les caraïbes et l’Amérique du sud….)

Alors biensur ce garçon est charmant quand il me propose un jus de fruit et qu’il me propose de m’assoire dans le grand canapé de cuir ou je m’enfonce mollement. Il est charmant et charmeur avec son grand sourire blanc et ces petits yeux mi clos….. il est charmeur et il le sait… ce qui donne a tous ces gestes un coté théâtrale et comique.

Il est charmant a me raconter des bribes de sa vie que je n’arrive pas à mettre bout à bout. Sa peau est douce. Bon… je me retrouve dans son lit alors que je ne l’avais pas prévu … alors que j’avais inventer milles échappatoires. Au lit c’est sympa… c’est pas non plus le grand truc inoubliable mais il est bourré d’intentions. Moi je n’assure pas trop. Quand les choses deviennent trop fortes je me réfugie dans une sorte d’absence. Je me rends compte que cette chair n’est pas mélancolique mais carrément terrorisé. J’ai envi de lui demander si il est séropositif, j’ai envi de céder à mon hystérie habituelle. J’ai envi de lui dire que c’est là mon vrai problème avec l’acte sexuelle, que c’est ça que j’ai voulu dire dans le premier mail ou je me suis mis a nu de manière prématuré.
Bien sur je ne dis rien bâclant sans doute la fin de nos acrobaties.

Puis on reste allongé sur lit et nous reprenons la discussion. Je suis mal à l’aise dans cette épreuve de l’après. J’ai envi de partir marcher dans la ville et puis j’ai toujours un peu honte de gaspiller une après-midi aussi bourgoisement.
C’est juste au moment ou je fais tomber mes barrières, au moment ou je trouve agréable de l’entendre parler ( mon dieu il parle il parle il parle) qu’il faut que je m’en aille ( bien content quand même)
Quelle suite donner a ça ?
Comme toujours je vais le revoir une seconde fois ou je vais être soit exécrable soit totalement vide.
Cette méchanceté et cette absence lui signifiant l’ arrêt de nos escapades.

vendredi, octobre 06, 2006

notes de nuit

l'image a remplacée la caresse:
voyage en scopophilie

jeudi, octobre 05, 2006

OKTOBRE 2006


Oktobre est un festival qui a lieu chaque année....l'année dernière j'ai vu ça


Les yeux rouges

De dominique féret
Mise en scène julien bouffier
Avec :
Doumée, Ghyslaine Gau, Carole Jolinon, Claude Maurice, Gabriel Monnet
vidéo : Laurent Rojol et JB
travail chorégraphique : Ghyslaine Gau
création sonore : Eric Guennou - lumières : Marc Baylet
Produit par : Compagnie Adesso e Sempre

Vous vous souvenez du conflit Lip ?
En 1973 à Besançon l’usine de montres Lip est prête à fermer ces portes. Les salariées mettent la main sur des documents de la direction ou il est expliquer les mécanismes d’une faillite organisée.
Les ouvrières et les ouvriers prennent en otage l’usine et continuent la fabrication et la vente des montres. Chaque mois, tout en rejetant l’autogestion, ils se paieront sans hiérarchisation de salaire.

C’est une épopée généreuse et désespérée du monde ouvrier…. Malheureusement le résultat au théâtre est assez mou. Je crois qu’un documentaire aurait été plus intéressant.
Trois comédiennes sont les voix de trois ouvrières qui sont questionnée par une voix off matérialisée par une comédienne.
Il y a deux passages de danse contemporaine ( comptant pour rien) que j’ai trouvé assez « hors sujet ».
Sur scène un savant assemblage vidéo et son est utilisé a vue.

A chaque fois que les comédiennes nous entraînent dans ces vies d’ouvrières remplies de doutes, d’espoir, d’engagements et de luttes la technique ou la danse viennent gâcher ou aplanir le propos.


Notre Pouchkine
sur des textes d'Alexandre Pouchkine, Anna Akhmatova, Marina Zvétaéva, Alexandre Blok, Guenadi Chpalikov
avec la collaboration d' André Markowicz
scénographie et costumes : Youri Namestnikov
Produit par : groupe Novaïa Drama
co produit par: La Fonderie - Le Mans

Je me dis que souvent le théâtre ne fait pas d’effort pour attiré le publique.
Je suis un gars qui afait deux ans de russe et qui aime assez Pouchkine pour connaître un peu son théâtre, deux ou trois poèmes et surtout quelques extraits du roman en vers Eugène Onégine.
Malgré tout je me suis senti souvent paumé dans ce spectacle gai et foisonnant.

Je réalise que c’est le deuxième spectacle en langue russe que j’ai vu cette année…le premier étant une Médée vu lors du festival internationale de théâtre à Istanbul. Je me dis aussi que c’est plus facile de comprendre un pièce russe surtitrée en Français qu’en Turc !

Notre Pouchkine est construit comme un spectacle de fin d’année.
D’abord parce qu’il y a plein de monde sur scène et qu’ils ont tous maximum 25 ans et ensuite parce que cet hommage est gentiment construit par des scènes choisies de son théâtre, par des extraits d’œuvres d’autres russes ( la poétesse Marina Tsétaîaeva ou Vladimir Maiakovski ) qui parlent de lui et aussi une courte introduction ou les participants du spectacles évoquent leurs souvenirs liés à Pouchkine.
C’est gentil.
Il y a un faux air de « choral » à cause des parties récitées à plusieurs et un coté « comédie musicale » à cause d’un jeu chorégraphié avec de pauvres chaises noires.
Très très agaçant pour l’ogre. Pouchkine n’as pas besoin de ça…

Note pour moi même : j’avais déjà compris lors de mon séjour à Saint Petersbourg et à Moscou que le russe est soit très laid soit surnaturellement beau….. Théorie confirmée ce soir.

Marx Matériau / celui qui parle
De - conception : Jacques Allaire et Luc Sabot
Mise en scène : Jacques Allaire
Avec : Luc Sabot
scénographie : Jacques Allaire
Produit par : Théâtre des Treize Vents

Alors là c’est tout de suite plus sympas…. Car on nous offre un verre de vin lorsque nous nous installons dans une sorte d’appartement reconstitué sous la scène du centre dramatique.
Ma voisine fait une grimace : le vin est une immonde piquette.
Moi je n’ai pris que de l’eau.
Luc Sabot est sans doute le meilleur comédien du Centre Dramatique d’Ogreville et il l’a montré ce soir en s’attaquant à un « monologue-cour magistral » sur les écrits de Karl Marx.

C’est bien fait et très vivant, le comédien est un vrai virtuose et la lourdeur de Marx laisse place à des idées compréhensible et à une parole claire.

C’est un très bon cour…mais est-ce que c’est du théâtre ?
Ça va être très dur de reprendre mon travail de salarié laborieux après ce spectacle.

mercredi, octobre 04, 2006

140 sur 200

C’est une nuit calme.
Je ne suis pas encore couché car je n’ose pas me poser sur le lit.
Il est tout nouveau , tout beau avec un matelas dur comme je les aime.
L’ancien ( structure rouillée et matelas déformé) est parti à la poubelle.
Encombrante carcasse.

Je suis ému et triste. Je viens de me séparé de Notre matelas, celui acheté en 1996.
C’est ce lit qui Nous a accueilli soirs après soirs, c’est aussi celui sur lequel Tu étais allongé et gémissant lorsque le samu est venu Te chercher pour T’emmener à l’hôpital ou Tu es mort un moi après.

C’est inévitable j’ai de moins en moins de choses de Toi
(j’ai jeté il y a deux semaines les dernières assiettes ébréchées du service que Nous avions ramenés de chez ma mère à Rabat.)

Souvent j’ai l’impression qu’il ne c’est rien passé dans ce lit depuis Toi…. Pourtant ce lit n’est pas resté un monastère ces cinq dernières années.

C’est une nuit calme.
Ce lit me reste sur l’estomac.
Fin d’un cycle, fin d’un veuvage ?
Conneries

mardi, octobre 03, 2006

Lundi c'est l'heure du bus au petit matin

Lundi c’est l’heure du bus au petit matin. Chaleur étouffante mais déjà froid dehors. Une heure pour traverser la ville.
Dans les bus à Ogreville il y a une paroi en verre qui sépare la dernière rangée de sièges de la porte de descente.
L’ogre est debout, il observe une dame, debout elle aussi et qui se tient a une barre près de la porte, elle doit avoir quarante ans et les cheveux roux très frisés.

Au moment ou l’ogre se dit que ça doit être dur d’avoir cette chose incoiffable sur la tête, le conducteur freine d’un coup sauvage et la dame, après une rotation autour de la barre, s’écrase contre la paroi de verre.
L’ogre ferme les yeux très fort et se concentre sur la petite musique de Duras qu’il tient dans les mains.

Lundi c’est l’heure du bus au petit matin.

Le front de l’Ogre est couvert de micro perles de sueur.
Un homme qui travail dans l’administration ou l’Ogre fait des remplacements monte. Il repère l’ogre de loin et traverse tout le bus pour lui dire bonjour. Ce dernier a du mal à articuler une réponse humaine.

Il est encore trop tôt et en plus cet homme est un être détestable.
Pourquoi est-ce toujours les gens détestables qui viennent vous dire bonjour dans le bus.

Lundi c’est l’heure du bus au petit matin.

C’est tellement tôt que l’ogre oublie de jouer a son jeu préféré dans les transports en commun. : chercher dans le bus une personne qu’il pourrait embrasser, une personne avec qui il pourrait coucher et une personne don il pourrait tomber amoureux . (Pour les autres manies un peu honteuses de l’ogre c’est là que ça se passe. )

Un peu plus tard dans la journée l’ogre est bousculé par le sosie de Michèle Alliot-Marie qui sort brusquement d’un pressing.


Est-ce que c’est devenu tendance de ressembler à un cadre de l’ump ?

dimanche, octobre 01, 2006

Tristesse infinie

  1. La semaine:Les bras chargés d’étoiles ou du moins de cristaux.

    Le dimanche gris ( bloqué entre deux nuits de travail)
    Le front plissé, le gris de la fenêtre fait mal aux yeux.

  1. Les bras encombrés de rien. Comme un amoureux éconduit mais son bouquet toujours à la main.

    Les bras encombrés de rien.Démarche patibulaire dans l’appartement.Je me cogne souvent. Aujourd’hui (particulièrement) je ne m’aime pas

    Tristesse infinie.