mercredi, août 10, 2005

el milagro

Déjà mercredi….
Début de semaine extrêmement chaotique.
Miss Avalanche est sauvée, le Grand Concepteur ayant eu la bonne idée de lui donner le gêne numéro quatre de sa mère et non celui de son père.


La vie est une loterie.

Nous avons bu le champagne sous les pins et les palmiers de la pelouse de l’hôpital.
Il faisait beau.


Après une nuit sans sommeil, j’avais pris l’Ogromobile et je suis aller chercher Miss Avalanche, sa mère et S. Pendant le trajet je n’ai pas eu le droit d’écouter de la musique classique et de mâcher du chewing-gum. C’était insupportable à l’oreille de Miss Avalanche.

Nous avons aussi eu un problème de roue tellement dégonflée qu’on l’aurait cru crevée.
Je me gare, après avoir loupé l’entrée « classique » du parking de l’hôpital, et tout le monde se dirige vers l’accueil.


Je croyais que nous allions être reçu rapidement mais Miss Avalanche a du s’arrêter pour faire ses sacro-saintes « étiquettes » sans lesquelles l’administration de l’hôpital ne sait plus ou vous caser et même traîne un peu a vous soigner.

J’avais une peur.
J’avais peur de devoir traverser l’hôpital et de longer d’immenses couloirs recouvert de gerflex qui couine a chaque fois que le pied se décolle du sol.
Mais pour l’unité de génétique il suffisait de monter un escalier et de tout de suite tourner à droite…
J’avais peur aussi des souvenirs qu’un tel lieu peut m’envoyer à la figure….


Rien de tout ça, juste une énorme tension qui gonflait au fur est à mesure du temps passé à attendre que Miss Avalanche en termine avec l’administratif.
Juste une énorme tension qui gonflait juste au dessus du vide de ma tête.
Nous sommes dans le service il est dix heure et deux minutes pourtant la doctoresse n’est pas la. Miss Avalanche s’affole, sa respiration ne lui appartient pas et sa mère s’énerve (ses mots lui appartient encore pour quelques minutes).


La porte d’un bureau s’ouvre.
La doctoresse est là, les cheveux blond et un peu frisés. Je fixe instantanément ses yeux mais rien ne transparaît (un ami très méchant dirait « le regard aussi expressif que celui de Clotilde Courreau »).


Elle vient vers nous… puis nous dépasse. Miss Avalanche l’arrête mais la doctoresse lui dit qu’elle revient dans deux secondes. Quand elle nous voit tout les quatre remplis d’angoisse elle lâche : « Il n’y a aucune raison de s’en faire, ne vous mettez pas dans cet état là…. »

……………………………………………………………………………… Moi je comprends d’abord « il n’y a plus rien a faire…… » Mais déjà la mère de Miss Avalanche s’effondre en hurlant. Elle enfouie son visage dans le ventre de sa fille. Elle hurleras et pleurera dans cette position pendant une dizaine de minutes « Elle est sauvée, elle est sauvée, elle est sauvée, elle est sauvé ».

Finalement (S. est allée chercher une bouteille d’eau) la mère de Miss Avalanche se relève et va s’assoire.
J’ai posé ma tête contre le mur et je commence à pleurer. Je dois avoir un sourire qui me traverse le visage ; plus loin un couple me regarde bizarrement.
Une fois calmée elles sont toutes les deux reçus par la toubib.
S., Agnès et moi attendons dans le couloir.

Nous sommes enfin sur la pelouse en plein soleil. Je sors une bouteille de champagne de ma glacière improvisée. Miss Avalanche et sa mère sont pendues au téléphone, elles pleurent et rigolent….


Miss Avalanche commence a parler…
Je n’ai jamais rencontré une fille pouvant vivre un instant aussi fort et le commenter en direct.
Rien ne reste en elle : toutes les images, toutes les émotions ressortent direct en geysers, en avalanche.
Elle n’a aucun recul, mais l’analyse tient la route.

dimanche, août 07, 2005

quelques détails du jour

1.

Lost est la seule chose que je regarde à la télé depuis le moi de juin.
Comme je regarde cette série au boulot et que je travail a peu près un samedi sur deux je devrais normalement ne rien comprendre à l’histoire….

L’ogre n’est pas un cyclope, l’ogre n’est pas devin, il n’a pas de troisième œil et pourtant il n’est pas perdu dans l’histoire.
Est-ce que ça veut dire que la série est bien faîte ? Est-ce que ça veut dire le contraire ?

Je n’arrive pas a m’intéresser a ce qui se passe à la télé.

2.

(Lost 2) Tout le monde tombe en pamoison devant le docteur au look latino-bellâtre de la série….
L’ogre est sous le charme du toxico, ancien membre d’un groupe de rock qui, il est vrai, ne ressemble pas à grand-chose.
Comme dirait un voisin (super délicat) de l’Ogre : « Je lui prendrai bien la bouche et autre chose…. ». La grosse méche plus ou moins blonde qui prends la moitié du visage c'est un peu la loose mais l'ogre il adore!!!!

3.

Miss Avalanche /
Est-tu moins angoissée que moi. /
Miss Avalanche, tu n’est pas Corinne Charby, mais ce truc c’est pas un peu ta vie à pile ou face ?/
Miss Avalanche, il faut que je te dise que je ne connais pas ma réaction lors du résultat./
Miss Avalanche /
Miss Avalanche, même si la vie m’a plus que blindé, je risque de me disloquer. /
Miss Avalanche il faut que je te dise que je ne dors pas tranquille.

Je ne dors pas tranquille.
Je ne dors pas tranquille et mes pensées sont ailleurs.
Ailleurs.

Il faudrait des tonnes de terre pour recouvrir mes cauchemars et mes idées comateuses.

4.Demain je mettrais une bouteille de champagne dans un sac avec des blocs de glaces au fond du coffre de la voiture. J’espère que le champagne sera bu.

Si jamais le résultat est désastreux que vais-je faire de la bouteille ?

samedi, août 06, 2005

Miss Avalanche


Miss Avalanche est une des meilleures et des plus anciennes amies de l’Ogre même si souvent ils semblent vivre sur deux planètes différentes. Ils ont du se connaître, par l’intermédiaire de S, a l’age de trois ou cinq ans.
La vie est une chose qui s’échappe vite…
L’ogre se souvient, que petits, ils ont passé les étés à la rivière et a créer des spectacles dans la remise des grands-parents de S. Miss Avalanche avait un jardin adossé aux murs d’enceintes du village et quand on escaladait un peu on pouvait voir l’abbaye fortifiée de l’autre coté de la rivière. Dans se jardin il y avait une table de ping-pong que l’Ogre a toujours snobé et une allée de gravier très utile pour jouer aux petites voitures et surtout à la poupée.

Pour S. et Miss Avalanche le meilleur terrain de jeu devait être la maison du grand-père de l’Ogre, une espèce de manoir vétuste aux nombreuses pièces et aux escaliers improbables. Cette maison se sera surtout à l’adolescence qu’elle servira : visites des lieux seulement armé d’un lourd candélabre don la lueur projette sur les murs des ombres grotesques, possibilité de mettre la musique très fort et de fumer des joints très gros dans des salons ouverts sur une cour intérieure humide ou même les masses de lierres avaient l’air menaçant.
A l’adolescence le groupe n’était plus composé par Miss Avalanche, S., et l’Ogre par une dizaine de personnages loufoques. L’adolescence c’est aussi l’age de la sexualité de groupe…. ( par la suite certains ont du mal a passer à autre chose.)

Des l’adolescence Miss Avalanche a toujours eut une pêche d’enfer, chaque matin elle pouvait soulever la montagne d’en face et la nuit, aux bals des villages alentour, arracher joyeusement une ou deux étoiles. Ce qui caractérise Miss Avalanche c’est l’énergie et l’impossibilité de garder quelque chose pour elle. Dans sa famille ce n’était pas tous les jours le bonheur, elle nous racontait que son père avait des attitudes étranges et quand il s’énervait il pouvait être violent. Quelques années plus tard le verdict tomba : maladie de huntington.


maladie de huntington est une maladie orpheline. C’est une dégénérescence musculaire et nerveuse. Le gêne, qui se réveil vers le milieu de la trentaine, est essentiellement transmit aux garçons mais les filles ne sont pas à l’abris.

Si l’ogre a bien suivit l’histoire de la famille de Miss Avalanche (d’origine polonaise), entre les guerres, les déplacements de population, et les exils de ce charmant vingtième siècle, aucun homme n’avait vécu assez vieux pour que la maladie apparaisse avant son père.

Son père est maintenant recroquevillé dans un lit d’une maison de retraite avec pratiquement aucun moyen physique et mental de communiquer.

Miss Avalanche, depuis son adolescence, a une épée don la pointe est posée sur sa nuque et le contact du métal l’empêche d’avancer correctement dans la vie. Professionnellement elle a réussie ce qu’elle voulait faire mais sentimentalement ce n'est pas encore ça…. Quoique… elle a vécu une histoire sympa de quatre ans avec un type et je crois que beaucoup de personnes auraientt, sur ce coup là, aimer être a sa place.

Depuis quelques années un moyen existe pour savoir si la personne est porteuse du gêne. En début d’année Miss Avalanche a débuté le protocole (médecins, neuro-psy…) pour faire ce fameux test.

Le prélèvement ou la prise de sang (l’ogre ne sait pas) à eu lieu fin juin puis Miss Avalanche est partie pour un moi de vacances de rêves en Amérique latine.

Lundi 8 août à 10h S. et l’Ogre l’accompagnent chercher le résultat à l’hôpital.
Il faut espérer que se soit un joyeux enterrement. L’enterrement d’une vie de doute et de terreur et la naissance d’une vie entièrement neuve.

Ce qui est terrible dans cette histoire c’est que Miss Avalanche à un frère un peu plus âgé qu’elle et que la probabilité qu’il soit porteur de gêne est grande. Si elle est saine comment vivra t’elle la dérive de son frère ? Le syndrome du survivant est aussi une maladie terrible.


plus d'infos:http://www.caducee.net/DossierSpecialises/neurologie/huntington.asp






jeudi, août 04, 2005

Quelques notes sur 2004

Voici des notes que j'avais prises vers le 20 décembre 2004 pour resumer mon année. déjà je ne savais pas comment danser avec T.
(guilty feet have got no rythm.... wham...)


Le douze octobre :

Mort de mon papa hospitalisé depuis le 26 septembre. Je suis allé le voir quatre jours avant sa mort :a certains moments de la journée il avait encore toute sa tête mais je ne lui ai pas tout dit. Maintenant c’est trop tard.

Il faut que je me souvienne de dire les choses aux vivants. Il faut que je me souvienne d’offrir des fleurs aux vivants (ne pas attendre le jour de leur crémation.)
Je ne lui ai pas tout dit.... peut-être qu'il n'aurait pas écouté ou pas compris.

Le vingt six janvier :

Le jour de l’anniversaire de mon père je me retrouve avec un traitement de post-exposition au VIH suite à la rencontre d’un con irresponsable.

Le traitement durera un moi et le suivit médicale jusqu'à fin Mai.

Pour l’enterrement de mon père je revois ma sœur que je n’avais pas vu depuis l’enterrement de mon frère.

Je trouve que ma sœur c’est mon père avec une perruque un peu comme dans les guignols de l’info pour les marionnettes de Mazarine Pingeot ou de la fille d’Yves Montand.

Mes amants :

2004 c’est un peu le printemps des folles contaminées.
J’apprends que deux des mecs que j’ai rencontré les trois dernières années sont devenus séropos.
Je porte un malaise en moi.


Je fais une recherche internet pour retrouver mon premier grand amour (un séropo hollandais). Il doit être mort car il n’y plus une adresse, plus un numéro de téléphone de valable.
Tout mes amants sont soit morts, soit contaminés.

Début février :

Je retrouve le monde de l’enfance avec mon contrat de vacataire dans une des maternelles de l’agglomération.

J’arrive en pleine préparation du carnaval. C’est kitsch mais amusant.

Fin septembre :

Je retrouve l’école matrenelle et son contrat de merde mais l’ambiance est top. Heureusement que j’ai ces deux heures avec les mômes pour décompresser de mon autre boulot.


Au fur et a mesure de l’automne je vais me rendre compte de mon incompétence et de mon manque de patience : je ne suis pas fait pour les maternelles j’aimerai passer en primaire.
Ils ne veulent pas, ils sont trop contents d’avoir un homme dans l’équipe des petits.


Eté :

Qu’est-ce que j’aime l’été même si il est petit et extrêmement serré au niveau finance.

Mais quand même….mon énergie doit venir du soleil.

Eté (deux) :

L’été c’est un concert de Cali a Sète.

Aout :

2. début de mon contrat au C.
3. PACS d’Élodie et Géraldine au tribunal de grande instance de M.
7. célébration dans l’arrière pays niçois.

Mes amants (deux) :

Rencontre d’Antoine petit lyonnais qui hésite entre être maigre ou trapu. Pourquoi je craque sur les mecs qui ont un léger cheveu sur la langue ?


Quand je monte à Lyon au moi de Juin il ne peut pas me voir car son mec est dans le coin.

Quand il descends vers chez moi je ne réponds pas a ses coups de fils.
Comme quoi la fierté et la rancœur c’est nul.
Cette histoire est a ranger dans la section gâchis - rigolo.

Mes amants (trois)

Fin mars je rencontre D.
D. est un allemand qui est fétichiste des pieds.

C’est génial pendant une semaine puis c’est plan-plan.

Heureusement ça s’arrête.
Maintenant on est pote est c’est pas mal.

Décembre :

Rencontre avec T. Je ne sais pas sur quel pied danser.

mercredi, août 03, 2005

une partie de campagne


Je rentre d'un misnuscule weekend perdu dans la campagne.
Je me dit qu'un jour et demi c'est pas beaucoup.
Je me dit aussi que c'est pas mal.

Une minuscule balade avec S. et son fils dans une poussette.
La chienne de ma mère et là aussi.
Dans la rivière je lui jette des batons. L'enfant rigole.
La chienne sort de l'eau et se secoue. L'enfant est surpris mais il rigole.
La mère gueule.
(un tout petit peu)
L'enfant jette des cailloux vers la chienne qui essayes de les attraper en plein vol.

Il n'y a presque plus d'eau dans la région.
La chienne remue la vase et roule sur les cailloux du lit de la rivière.

S. a toujours des colliers extravagants. Ils font paraitre son cou moins fragile.
Le collier du jour était principalemement vert pâle et transparent.

Tout comme cette rivière don le nom, en français, veut dire "Or Vieux "

S. est toujours grande dame. Dans toutes les situations.... ronces, cailloux, lianes.
C'est,je crois, pour cela que j'aime S.
Quand nous étions adolescents quelqu'un de la bande t' avais trouvé un surnom:
Systematic Coolness.
Do you remember?

Il est tard dans l'après-midi mais il fait chaud.
Près du villagedes vacanciers sont assis sous un figuier qui sort de la roche. Quand nous les dépassons ils nous lancent "bonjours messieurs dames!".
Je me ratatine un peu avec l'impression de ne pas être à la bonne place ou de ne pas renvoyer au gens l'image que je désire.

L'air est chaud mais léger. ( raffales d'odeurs de plantes et de fleurs dans les narines)
La conversation est lourde.
Nous parlons du 8 aout ou nous devons accompagner une amie chercher des résultats à l'hopital.
Nous aurions du courrir dans l'herbe et construire des cabannes mais nous n'avons plus l'age.
Definitivement plus l'age.

En rentrant nous nous arretons au café.
Une bierre et un soda.
C'est elle qui prends l'alcool.
Le petit boit un petit verre de sirop de fraise.

Le soir nous retournerons boire un coup.

Le lendemain il pleut.
" tu te rends compte depuis le temps qu'il n'avait pas plu!".
Je dors une bonne partie de la journée.
Je dors et je prends des douches car je me sens extrement sale.

mardi, août 02, 2005

ce post n'a pas de titre

Orages d'été?
Non, juste quelques grosses gouttes froides.
Le vent marin me déprime un peu.
Aujourd'hui ça fait un an que je travail au même endroit.
Ma connexion internet est rétablie normalement à la fin de la semaine.

J'ai enfin compris comment activer les " commentaires" de ce blog !!!!
Les quelques lecteurs pourront maintenant se défouler directement.
Merci chrisV pour le texto.

lundi, août 01, 2005

L'autre me gonfle

Au travail les clients sont des chiens. Ils me regardent souvent comme si j’étais de la merde ou me parle des fois comme si j’étais un peu neu-neu. Aujourd’hui ils partent sans dire au revoir en glissant rapidement dans le sas.
Aujourd’hui je me suis trompé en ne rendant pas la monnaie à un type. Je lui devais dix centimes et au lieu de me le faire remarquer il est resté planté devant moi. Je lui demande alors si je peux faire quelque chose pour lui et il me répond, avec un ton assez collet-monté, « vous n’oubliez rien ? ».
J’ai du mal à comprendre puis quand, enfin, je lui rends ses dix centimes il part en soupirant.

Il paraît que c’est de la paranoïa mais je me suis vraiment senti pire qu’un moins que rien. En plus l’entrée étant à sept euro cinquante notre caisse est composée uniquement de pièces de un et deux euro puis de cinquante centimes.
A l’entrée nous demandons l’appoint et surtout pas de pièces cuivrées.

Alors, mon gars, tes putains de pièces de vingt centimes je les ais acceptés sans moufter car, a la base, je suis un gars extrêmement sympathique, mais dit toi bien que rien ne m’y oblige. Et je suis désolé d’avoir cru apercevoir deux pièces de vingt et une pièce de dix alors qu’il s’agissait de trois pièces de vingt. Je ne sais pas si tu l’a remarqué mais tes dix centimes je suis allé les chercher dans mon porte-monnaie.

J’ai horreur du contact avec le publique. Ce n’est pas une ou deux fois par jours qu’il faut que je prennes sur moi face a certains clients c’est pratiquement tout le temps. C’est exactement pareil lors des remplacement que j’effectue en cafétéria.

L’Autre me gonfle.