vendredi, décembre 09, 2005

Ogro Goldwyn Mayer

Il est midi est j’ai dormi comme un gamin jusqu'à maintenant. Cette nuit je suis rentré du boulot en voiture car il commence a faire plus que froid. J’espère que le vélo ne va pas trop rester au garage….. le garage étant un coin de mon salon.

J’ai fini hier après-midi le montage vidéo de la pièce que nous avions joués au moi d’avril. J’avais fais revenir les comédiens pendant un week-end du moi de Juillet pour pouvoir filmer plusieurs versions de chaque scènes.

J’avais prévu de monter un truc de sensé et sensible dès le moi de septembre mais la surcharge de « travail alimentaire » m’en a empêché.
Je viens donc de passer, en trois jours, quatorze heures devant le logiciel de montage installé sur mon ordinateur.
J’ai cru finir débile à force de passer et de repasser cinquante fois le même extrait, a force de vouloir synchroniser deux images tout en vérifiant la chronologie de l’ensemble grâce au texte.
Si l’enfer du « copier-coller » visuel existe je m’y suis dangereusement enfoncé.
Je n’ai plus que quelques retouches à faire au niveau des raccords et je crois que j’aurais fini.

Je ne suis évidemment pas du tout content du résultat. Je suis assez déçu car le jeu des comédiens n’est pas vraiment top. Ils étaient fatigués, pas très concentrés et, terrorisé par la caméra que j’avais entre les mains, je ne les ai pas assez dirigé et recadré.
Le texte et la mise en scène de Déballage étant plus qu’expérimentale j’ai eu l’impression, sur plusieurs bandes vidéo, d’avoir des comédiens complètement perdus.

Il y a, à la base de se projet, un problème de compréhension. Tout au long des répétitions je ne suis jamais parvenu à expliquer ce que je voulais aux acteurs et donc, forcément, ils n’ont pas compris ce que j’attendais d’eux et ils ont toujours été sur la défensive.
Ils ont voulu s’encombrer avec des sentiments et des poses alors que je ne voulais rien.
Je me souviens, au début des répétitions, une crise de ma comédienne qui était désemparée de ne rien « faire ». Je crois qu’elle a eu du mal à admettre que je voulais qu’elle transmette une info et pas un sentiment. Les sentiments (ou plutôt les sensations) devaient naître chez le spectateur confronté à cette accumulation d’infos diverses.
Cela m’a profondément choqué de la voir dans cet état là car cela m’a renvoyer a mon incapacité d’expliquer (et donc de diriger) un comédien.

Il existe des traces vidéo des mes premiers spectacles mais nous avions juste demander a quelqu’un de filmer, de façon discrète, pendant une représentation. Pour Déballage j’ai voulu garder une trace un peu moins souillonne et un peu plus structurée en m’essayant au montage.
Le résultat est plus propre mais j’ai pas mal de problèmes de raccords que j’ai masqué par de petits bidouillages navrants.


Ce qui me déçoit par rapport à la représentation initiale c’est que l’homogénéité a complètement disparue. Je crois que j’aurais du filmer plusieurs fois la pièce entière au lieu de l’avoir fragmentée.
Lors de l’enregistrement nous n’avions pas le rétroprojecteur qui enveloppait d’images, de manière continue, les comédiens.
Il me semble que ces images projetées, à défaut d’être un troisième personnage, donnaient un cadre et une unité au spectacle.

C’est un exercice qui m’a beaucoup déçu et ou j’ai franchement manqué de patience.
Je suis capable de rester des heures à tourner et retourner des mots ou des phrases mais pas des images.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

En effet, ce n'est pas très évident de faire du montage vidéo, et au bout d'un moment on est tellement dans le "truc" qu'on n'a plus de regard objectif sur ce qu'on fait... Et mieux vallait tout filmer la pièce en une seule fois,(quitte à le faire 3 ou 4 fois) tu as raison, car la table de montage est faite pour çà...