vendredi, mai 12, 2006

the bible bus



L’Ogre est dans le bus. En face de lui il y a un super beau mec. Il est grand et son t-shirt rouge colle ses pectoraux. L’Ogre se déplace légèrement (et avec discrétion !) pour être dans son champs de vision. Il est blond et sa peau et très blanche.
Il fouille dans son portefeuille et une carte plastifiée en tombe et glisse entre les jambes de l’Ogre.
L’Ogre se précipite pour ramasser la chose. Il espère frôler la main du beau garçon au moment de la lui rendre.
Au moment où l’Ogre se redresse il s’aperçoit que c’est une carte de membre de L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.
….en gros ce joli garçon est un mormon.
D’un coup l’Ogre ne bande plus, il laisse retomber la carte et part à l'autre bout du bus.

jeudi, mai 11, 2006

trois jours²


Mardi :
La mère de l’Ogre lui parle du projet artistique qui a échoué. L’Ogre bloque automatiquement. Il sent son ventre et ses poumons se durcirent.
L’Ogre n’est plus capable de parler normalement. Cette perte de contrôle le rend furieux. Il est aussi furieux de mettre sa mère mal à l’aise.
….elle ne sait plus quoi faire….elle bafouille….elle essayes de changer de sujet.

Dimanche² :
Dans la poussière et le délabrement de Figuere l’Ogre se demande comment peut-il être blessé a ce point par ce refus. Il se pose la question…. Mais très légèrement car c’est dimanche et sa tête est ailleurs… ça se gâtera mardi…. Mais l’ogre ne le sait pas encore.

Dimanche (Perthus/ la jonqera) :
C’est le moment ou l’Ogre est au fort de Bellegarde. Il se dit que peu de monde connaît ce joli coin de montagne. Ils sont tous en bas dans cette ville frontière devenue supermarché.
L’Ogre s’en fout, il déguste un peu de porto.
La rue centrale du Perthus est bondée de voitures garées n’importe comment. Les gens traversent n’importe comment, les yeux légèrement exorbités, pour aller d’un magasin à l’autre.
Ils ressortent les bras chargés d’alcool et de clopes.
Et cette municipalité….elle ne voudrait pas d’un projet artistique ?

Lundi² :
Pas de presse quotidienne.
Quelques heures très très famille avec 1 cousins, deux cousines, une tante, trois petites cousines, 1 petit cousin et une môman….. L’Ogre bois du thé. Il fait un temps de chien.

Mardi (encore) :
L’Ogre ne trouve rien dans la presse. Il sait maintenant ce qu’il cherche.
Il voudrait un petit fait divers bien sordide ayant eu lieu entre mer et montagne.
Il n’y a aucun petit fait divers.
Les journaux sont remplis par les tristes histoires de Madison et Mathias.
C’est terrifiant.

Mercredi :
l’ogre quitte sa môman. La santé n’est pas là. L’ogre constate son impuissance.
Les journaux ont remplacés Madison et Mathias par Royale (à Lyon) et Sarko (à Nîmes)

L’ogre doit aller chez le kiné demain. Il ne sait plus a quelle heure.

lundi, mai 08, 2006

trois jours

Samedi6 :
Sale journée ou le soleil est un peu pâle. Une envie de manger le monde ! Trois mille choses intéressantes à faire avant le couché du soleil mais l’ogre est coupé dans son élan par les courses en supermarché pour son boulot et son boulot lui-même. Petit détour à la médiathèque pour éplucher les quotidiens régionaux à la recherche de….a la recherche de…. En fait l’ogre ne sait pas trop ce qu’il cherche mais il est sur que c’est dans les quotidiens régionaux.

Dimanche7 :
Petit (grand) tour a Figuere puis à Perpignan. L’autoroute est bordée de genets en fleurs.
Il fait beau et il y a des danses traditionnelles près de la gare de Figuere.
L’Ogre achète une glace et s’assois sur un muret pour regarder.
Il se dit qu’il a tout le temps pour acheter des fleurs en pots (prix battant toute concurrence) à la sortie de la ville…. Il arrivera trop tard.
Il s’arrête au Perthus, s’achète une bouteille de Porto détaxée, quelques olives et monte quelques minutes au fort de Bellegarde pour boire quelques gorgées de vin cuit.
A Perpignan il fait déjà nuit noire et la ballade dans la vielle ville est… fantasmagorique…. Il est trop tard pour acheter la presse locale (l’indépendant : quatre francs et rien dedans). Il faut qu’il trouve ce qu’il cherche ou du moins qu’il sache ce que c’est.
Il s’enfonce dans les corbières pour rejoindre la maison de sa maman.
Un orage de rien du tout éclate.

Lundi8 :
Il fait tellement gris et froid que c’est plus le 11 novembre que le 8 mai. L’ogre se promène avec le chien. C’est un jour férié, il n’y a donc pas de journaux.
Le temps se dégage en fin de journée.

samedi, mai 06, 2006

confrontation avec mon combiné téléphonique



  1. Christopher is calling
    Afternoons & late evenings
    Messages after messages
    Sense and meanings seems to fade
    Less & less words
    (Dying fountains)
    More & more sounds
    (Animal metamorphosis)
    A long breath
    A strange modulation:
    Sharpe or hushing gasps.

    Christopher is calling
    More & more messages
    Flickering red lights
    Christopher’s voice
    Is a nightly comfort
    Christopher’s voice is a foreign mother tongue.

    The ogre stands still
    Thinking they’ll never get in touch
    But is that what matters?



    Standing in the kitchen next to the phone
    ….hoping for the sun of the beach
    Living like a son of a bitch.

jeudi, mai 04, 2006

Happy birthday le blog !


Le blog de l’Ogre Tetu souffle sa première bougie. L’Ogre a commencé sa journée en passant l’aspirateur et en dressant la table de manière délicate puis il s’est rendu compte qu’aucun des lectures du blog ne pourront venir à la fête puisque aucun habite à Ogreville.

L’Ogre videra donc seul les bouteilles et les plats. Il laissera juste de quoi faire une pina colada pour Malika Pages qui a promis de passer avant de rejoindre son mec au troisième.
(...)
Ca tombe bien que personne ne puisse venir car l’Ogre est crevé et il se dit qu’aller dormir plus tôt que d’habitude ne peux faire que du bien.
(Et pourquoi pas un bain ?)

…..Sauf si Malika passe dire « happy birthday ».
…..Sauf si l’Ogre, en sortant du travail, s’arrête dans le petit parc obscure et qu’il trouve un garçon sympa. L’Ogre se voit bien, pour fêter les un an de son blog, le pantalon sur les chevilles, les mains emmêlées dans les cheveux d’un inconnu, et l’es yeux perdu dans le ciel orangé de la ville.
(....)
…. C’est l’anniversaire du blog MERDE ! L’ogre a bien droit a une petite fellation dans un buisson.
Mais…Malgré un an écriture l’Ogre a toujours peur de l’inconnu et des endroits un peu malfamés qui puent le sexe.

L’Ogre ne s’est jamais aventuré dans les jardins de Meriadeck, ni dans les environs de l’école de le la santé Naval pourtant l’Ogre aimer se balader à Bordeaux à la fin d’un moi d’août il y a longtemps.
L’Ogre a longtemps hésité à flâner sur le Quai Jean Moulin, ou au Parc de Gerland mais il a finalement quitter Lyon sans avoir usé ses chaussures.

Et que dire du Bois de Semoy à Orléans, de la route qui relie Canet à Perpignan et des jardins de la Fontaine à Nîmes ?
Rien.
L’Ogre ne bouge pas. Immobile dans ses peurs.
Ne sachant ni tomber amoureux, ni passer quelques heures dans des bras sympathiques.
Dans les parcs ou l’on drague l’ogre préfère la chaleur des statues que les corps des garçons inquiets.
(....)
Il n’y aura donc ni fête ni sexe pour cet anniversaire.
Ce n’est pas grave….
Je suis content d'avoir tenu aussi longtemps ( 216 posts). Je n'ai pas un grand nombre de lecteurs mais vous êtes super fidéles.....alors merci à vous.
Je suis assez décu de ne pas voir de progression dans mon écriture et de ne pas arriver a être constant dans le style.... je viens de relire certains posts incomréhensibles.... sans parler de l’orthographe.

mercredi, mai 03, 2006

L'avis de l'Ogre

J’ai appris récemment que la case « mademoiselle » va être supprimée des formulaires ou il ne resterait que « Madame » et « Monsieur ».
J’ai dans un premier temps trouvé l’idée excellente. Il est en effet ridicule (et très machiste) de vouloir connaître le statut matrimoniale de quelqu’un.


Puis je me suis dis que c’était un manque total d’imagination. Pourquoi n’avoir pas poussé cette réforme jusqu’au bout ? Pourquoi ne pas avoir gardé le « Mademoiselle » en ajoutant une case « Damoiseau » ?
A première vue ça sonne un peu tapette mais c’est juste une question d’habitude…. Et après tout en quoi est-ce gênant que cela fasse légèrement fiotte ?


Après cette période d’euphorie poétique je me suis vite repris en trouvant que si on enlevait « demoiselle » on pourrait en profiter pour enlever « madame » et « monsieur » ce qui donnerait un gros coup de vieux à l’institution du mariage…. Et ce ne serait pas sans me déplaire.
(…. Qui l’annulerait même peut-être !!! )
Si on pouvait annuler les questions de « genres » j’en serais le premier satisfait.


Citoyen tu ne serais ni homme ni femme…juste toi.

mardi, mai 02, 2006

Frissons & autres symptômes



Cette dernière semaine du moi d’avril m’as coupée nette dans l’énergie et la spirale d’écriture qui m’aspirait depuis une bonne quinzaine de jours.
Maintenant j’essaye de reprendre le stylo mais surtout le fil de mes nombreuses pages brouillon.
Mes brouillons sont illisibles (ou dégénérés) si je les laisse de coté trop longtemps.

La vie n’a pas reprise comme avant. Ce weekend du premier mai a modifié mes horaires de boulot et j’ai du mal a organiser mes journées.
Je me réveil aux aurores, je sais que je n’ai pas rêvé, mais des morceaux de nuits atroces sont accrochés partout à mon corps.
La vie n’est pas simple.

Je repense a cette histoire de séropositivité…
Quand Ton agonie est devenue trop encombrante j’ai du annoncer Ta séropositivité à ma famille.
Ma tante était près de l’endroit ou l’on garait les voitures quand on allait le soir dans sa « ferme » de l’arrière pays. Elle était toute droite sous l’immense tilleul et, lorsque j’ai prononcé les mots « séropositivité, fin de vie », elle a été parcourue d’un immense frisson et sa peau s’est comme délavée d’un coup. Elle a croisée les bras sur sa poitrine comme quelqu’un qui se protége du froid. Nous étions au début du moi de juillet.

Le 21 juillet au matin, la doctoresse qui t’avait suivie depuis le début, est venue constater ton coma. Je l’ai raccompagné à la porte du pavillon des Maladies Infectieuses et Tropical comme si j’avais été son hôte.
Elle m’as dit : « Il n’y a plus rien à faire. Je suis désolée. Il faut…. Il faut que j’y aille. J’ai deux heures pour attraper le ferry à Marseille…..La Corse…. Deux semaines…..Vous savez….la famille…. Je suis désolée. »
Je l’ai vu frissonner puis dénouer de ses hanches son sweat-shirt pour se le poser sur les épaules. Elle m’as sourit avec des lèvres un peu blanche puis s’est éloignée dans le soleil.
Le soir Tu étais mort.

Quand Günter m’as dit que « ses résultats n’étaient pas bons » je n’ai pas frissonné. J’ai juste perdu le rythme régulier de ma respiration.
Quand, en passant chez ma comédienne, je lui ai glissé, juste avant le match de foot, « au fait… pour Günter c’est pas bon » elle a eu un moment d’arrêt et s’est pressé la poitrine (coté cœur) avec sa main gauche.
« Et toi, tu m’annonces ça comme ça. »

Je voudrais frissonner, pâlir et avoir le souffle coupé POUR DE BONNES CHOSES.
Des choses excitantes et inédites…. Exubérantes et infinies.