mercredi, août 31, 2005

tendre / détendre

Etre là.
Ne pas bouger.
Ne pas sortir.
Ne pas rentrer.
Rester au milieu.

La rivière.
Le jardin.
Le ciel.

Enlever son pantalon.
Non. Pas bouger.
Non. Ne pas se baigner.
Au revoir l’eau bleu et verte.
Au revoir la rivière.

Tendre la main vers le figuier.
Non. Pas bouger.
Non. Ne pas tendre et donc ne pas détendre.
Au revoir le fruit noir et vert.
Au revoir le jardin.

Basculer la tête en arrière.
Non. Pas bouger.
Non. Ne pas cligner des yeux.
Au revoir étendue monochrome.

Au revoir ciel.

Pierres Plates
Aout05

lundi, août 29, 2005

les cahiers litteraires de l'ogre 3


1.

Il y six ans j’ai passé de longues soirées d’hiver enroulé dans une couverture avec l’homme que j’aimais. C’était son dernier hiver, peut-être que lui le savait déjà mais pas moi…
Nous étions rentré de Rome et, avant de reprendre le boulot, nous avions squattés une maison de campagne.


Le froid du dehors venait même nous mordre dans le salon. Nous étions la plupart du temps affalés sur le canapé prés de la cheminée. L’homme que j’aimais ne lisait jamais. Il s’en foutait mais pour moi c’était une tragédie. Je lui faisais donc la lecture. ..

C’est donc dans une maison de campagne glaciale que je lui ai lu Belle du Seigneur d’Albert Cohen. Ce livre, comme le Roi des Aulnes de Tournier, a eu énormément d’effets sur moi. Au fond de moi je crois que se sont les conditions de lecture qui m’ont fait autant aimer Belle du Seigneur.
C’est pour cela que je n’ai jamais essayé de le relire ni de lire d’autres textes de Cohen.
Quand je parle littérature avec des amis ils me disent à chaque fois : « Mais comment ! Tu n’a jamais lu Le Livre de ma Mère ! »….


La semaine dernière un client me voyant lire, m’a glissé dans les mains un papier ou il avait écrit les titres de deux livres qu’il fallait absolument que je lise. Le premier était Confession d’un Porte Drapeau Déchu d’Andreï Makine et le second était le fameux Livre de ma Mère.

J’ai levé un sourcil…
Je ne suis pas superstitieux… mais était-ce un signe ?
Je suis donc allé me procurer les deux bouquins chez le libraire d’occasion.


J’ai faillit refermer « Le Livre de Ma Mère »très vite tellement les premières pages sont insupportables. Je ne connaissais personne aussi doué pour la lourdeur : les premières pages sont une énorme plainte suite à la mort de la mère de l’auteur.
Et, c’est bien connu, quand on perds sa maman on mets des « ô » et des « ah » à chaque début de phrase. Apparemment quand nous sommes vêtus de grand deuil on dit « rieuse adolescente » au lieu d « adolescence rieuse » et surtout on parle à son stylo en disant « somptueuse, toi, ma plume d’or, va sur la feuille ».
Face à la mort d’une mère notre plume nous pose souvent des questions : « Qui dort ?demande ma plume. Qui dort sinon ma mère éternellement. »

Ouf__________ aux secours !

Et puis tout rentre dans l’ordre vers le troisième ou quatrième chapitre.
Des livres sur les mères il y en a plein mais celui là doit être un des meilleurs.
Comment peut-on écrire la mère après le livre d’Albert Cohen ?
Comment peut-on parler de son enfance après Mort à Crédit de Céline ?


Plus on avance dans le livre plus cette mère devient belle et touchante malgré tout les défauts que son fils lui trouve. Au fur et à mesure des chapitres l’écriture est sobre et les chapitres deviennent plus court. C’est une course vers l’essentiel. Je crois maintenant me souvenir qu’il y avait aussi ce « mouvement » dans Belle du Seigneur.

Je n’ai pas de rapport froid avec ma mère, bien au contraire mais nous avons quand même du mal à communiquer. J’aimerai bien pouvoir parler d’elle de cette manière. J’aimerai bien pouvoir lui dire tout l’amour que j’ai pour elle pendant qu’elle est encore vivante.
Ce livre est quand même une claque.


Je crois que l’homme qui m’a donné le papier avec les titres des bouquins devait être entrain de se taper un « trip souvenir » car La confession d’un Porte Drapeau Déchu parle aussi de l’enfance. Andreï Makine y livre ses souvenir d’enfance en Unions Soviétiques.

L’écriture m’a bluffée : je me suis dis que c’était vachement bien traduit alors j’ai chercher le nom du traducteur…. Ce gars là écrit directement en français ! Il est prof à la Sorbonne mais son style est simple et les mots semblent courir le long des pages. Ce qu’il décrit dans le bouquin semble a des million d’années lumières de nous pourtant c’était juste les années cinquante en Union Soviétique et ce qu’il y a vécu et à la fois intime et universel.

Je ne voulais pas lire « Le Testament Français » car j’ai pour habitude de bouder les Goncourt ( même celui des lycéens) mais je crois que je vais le mettre sur ma liste de lecture.

2.

J’aime bien faire, de temps en temps, la dinde littéraire :

Enfin c’est la rentrée et qui dit rentrée dit rentrée littéraire.
On va encore nous bassiner avec un tas de bouquins que nous ne lirons que dans un an, le temps qu’ils sortent en format poche.

Je regarde fébrilement dans les listes… je suis déçu car ma pote Christine Angot ne publie rien cette année.

Je remarque qu’Amélie Nothomb nous sort encore un livre. Mais qui lit encore Amélie Nothomb ? ( ah oui…tant que ça !!!)

Le sujet promet d’être polémique. ( en même temps c’est Télérama qui dit ça…)
Nothomb est vraiment la pompe à fric d’Albin Michel. J’aime beaucoup certains de ses romans mais je trouve qu’elle publie trop.

Elle aurait put publier les trois derniers livres (avant Biographie de la Faim) en un seul volume car séparément ils ne valent pas les quinze ou dix-sept euros demandé par le libraire lors de leurs sorties.

Christophe Honoré, ma star à moi, est présent lui aussi. Par contre j’ai beau éplucher les journaux mais personne ne parle de son livre…Je suis allé le palper et le renifler dans une librairie mais je ne l’ai pas ouvert. Je n’ai pas lu non plus les extraits proposés dans le supplément des Inrockuptibles.
Il va falloir que je me le fasse offrir.


J’ai aussi lu le nom de Marie Darrieussecq quelque part.
Mais comment se remettre de la joie de Truisme et de Bref Séjour chez les Vivants ?
Comment se remettre de la déception de White?


Bien sur il y a aussi Michel Houellebecq que j’aime bien. Ce n’est ni un génie ni un escroc. C’est juste un bon écrivain qui écrit de vrai romans classiques. Par là je veux dire qu’il écrit comme un romancier du dix-neuvième siècle, avec le même type de rythme dans la phrase.
Ce qui me fait chier c’est le battage médiatique autour du personnage de Houellebecq. Pour lire son bouquin il va falloir résister à l’avalanche du plan média de Fayard.

Cette année pas de Florian Zeller ou autres têtes à claques pré pubères et bcbg.


Tiens…il y a Campus ce soir sur la deux.

samedi, août 27, 2005

les cahiers litteraires de l'ogre 2

première partie de la chronique:
http://elogroterco.blogspot.com/2005/08/les-cahiers-litteraires-de-logre.html

L’été il n’y a pas que les auteurs trash ou facile à lire…..

Il y a aussi les classiques qu’on relit ou qu’on lit pour la première fois.
C’est un peu navrant de lire un classique pour la première fois à trente ans mais les profs de lettres au lycée ou en fac sont souvent tellement navrant qu’il faut du temps avant d’accepter de rouvrir un bouquin d’Homère, de Boccace, de Balzac ou de Stendhal.


Je me rends compte qu’a trente ans j’ai énormément de lacunes : je n’ai jamais lu l’intégral d’Agrippa d’Aubigné, ni même de Pétrarque (je délire un peut 16ieme siècle en ce moment…)

J’ai donc attaqué la seconde partie du moi de juillet avec L’Illiade d’Homère dans une traduction d’Eugène Lasserre. Je ne sais pas si la traduction est bonne mais elle a le mérite de rendre le texte accessible.

J’ai lu ce texte et relu quelques extraits de l’Odyssée car j’aimerai bien pouvoir en tiré quelques petites choses en vu d’un spectacle.
L’Odyssée est sans doute plus adaptée à mon projet car les péripéties sont plus « visuelles » et les légendes plus ou moins connues du grand public.

Cher lecteur, il te faut absolument lire l’Illiade pour effacer de ta mémoire cet horrible film de Wolfgang Petersen avec Brad Pitt. Tu apprendra dans l’Illiade qu’Achille n’est pas un surfeur californien, qu’il a plus qu’une expression sur son visage pas si poupon que ça, quePatrocle n’est pas seulment le cousin d’Achille et surtout que les soldats ne campaient pas dans des yourtes sibériennes…………

Ensuite, pour les besoins d’un texte, j’ai commencé à relire Electre d’Euripide puis, lors d’une virée dans une librairie je me suis aperçu que le Livre de Poche avait édité les trois Electre (Eschyle, Euripide et Sophocle ) en un seul volume.

Pour moi c’est une des grandes joies de l’été car je me suis vite pris au jeu de la littérature comparée.
Ca ouvre des perspectives intéressantes et surtout ça m’a donné envie d’être un monteur de tragédie comme il y a des monteurs au cinéma.

J’ai lu une bonne partie du bouquin sur une plaque de marbre blanc chauffé par le soleil avec l’odeur un peu acre du raisin qui tente de mûrir dans les vignes derrière moi….


Il y eu aussi Hiroshima mon Amour, le scénario de Duras pour le film de Resnais.
Je ne l’ai pas lu du début à la fin j’ai juste pioché un peu chaque nuit avant de m’endormir. C’était le seul livre que j’avais lorsque je suis arrivé dans mon nouvel appartement. La chambre c’était le matelas et ce livre. Duras c’est génial et con à la fois…….

« Je devins sa femme dans le crépuscule, le bonheur et la honte. Quand ça a été fait, la nuit était venue sur nous. Nous ne nous en étions pas aperçus.
La honte avait disparu de ma vie. Nous avons été joyeux de voir la nuit. J’avis toujours eu peur de la nuit. Celle-là était une nuit noire comme jamais je n’en ai vu depuis. Ma patrie, ma ville, mon père ivre, s’y trouvèrent noyés. Avec l’occupation allemande. Dans le même sac.
Nuit noire de la certitude. On l’a regardée avec attention et ensuite avec gravité. Puis une à une, les montagnes sont montées à l’horizon. »


Duras me rend toujours mélancolique. Comment peut-on écrire quelque chose de plus désespéré que cette histoire de famille misérable qui s’est fait avoir par les hommes et qui persiste à vouloir construire un barrage pour contenir le pacifique.

Duras me rend toujours mélancolique et son écriture est belle.
J’aime même la « mise en page » de son théâtre.
J’aime la manière don elle va à la ligne, les mots semblent souvent descendre un escalier.

Duras est seule, ça ce sent quand on lit des extraits de son oeuvre dans un apartement vide ou la voix rebondit.

L’Ecume des Jours est le livre « bouleversement » de mes quinze ans… La magie n’opère plus. Je ne l’ai même pas terminé.
Peut-être suis-je maintenant un vieux con ?


Je troouve que l’arrache cœur, les morts ont tous la même peau, l’équarrissage pour tous, j’irais cracher sur vos tombes ou je voudrais pas crever sont bien meilleurs même si je crois que l’œuvre de Boris Vian n’est pas faites pour traverser les siècles.

Les bouquins de Boris Vian chez 10/18 ou au livre de poche
Maguerite Duras, Hiroshima mon amour chez folio
Electre, le livre de poche 21008
L'Illiade, étonnants classiques chez GF Flammarion
L'Odyssée chez press pockect

http://ecume.jours.online.fr/ il y a plein d'autres sites de fans de l'écume des jours ( c'est pire que Star Wars....)

http://www.borisvian.fr/ (site officiel ?????????)

http://librairie.auchandirect.fr/thematique/litterature/theatre/sophocle/ficheproduit.asp?isbn=2253081043&code_op=CWB2_REF_05 (c'est de la sience fiction, les magazins Auchan ont une librairie.................)

http://www.swan.ac.uk/french/duras/maintext.htm site pompeux, d'après les photos on dirait qu'on mange bien pendant les colloques sur duras

vendredi, août 26, 2005

1 message sur votre messagerie 888

Il y a des jours ou les heures sont interminables.
Il y a des jours ou j’ai envi de descendre du bus au premier arrêt car je vois bien que tout le monde me regarde méchamment et je suis sûr qu’ils se disent : « Ah ! Voilà le pov’laid qui monte tout les matins à Marie Curie…. ».

Il y a des jours ou tout mon corps me dit que le moi a été long.
Il y a des jours ou je me dit que je vais finir a genou et qu’il n’y aura même pas un beau garçon a qui tailler une pipe.

Et puis….je découvre un message sur le portable……… et tout va beaucoup mieux.
C'est Cess qui me remercie de lui avoir envoyé un petit cadeau de rentrée.

Il faut toujours avoir une amie réunionnaise.
Il faut toujours avoir une amie folle-dingue ( je veux dire encore plus folle-dingue que soi ).
Il faut toujours avoir une Cess from Clichy, une Cess from le 9-2.

Cette fille est de l’huile essentielle de guronsan.
Cette fille est du soleil en morceau
Même quand elle est à bout elle est toujours debout.

C’est le genre de fille qui utilise plein d’expressions créole que forcément tu ne comprends pas !
Alors c’est moi qui te dit aujourd’hui : « laisse tombé ça va rebomber ».

Si vous n’avez pas une amie réunionnaise plus que folle-dingue sous la main, merci de me contacter et je ferai suivre…..

Au fait, cette charmante personne recherche des salles de répétitions (théâtre) à Paris alors si vous avez un bon plan…..

de l'usage des choses

Comme beaucoup, dans ma table de nuit, j’ai un tube de gel à base d’eau qui me sert pour les pénétrations diverses et variés.
Il ne m’a servit à rien pendant trois mois.

Depuis deux semaines, depuis que je suis allé chez le coiffeur me faire une petite coupe de tapette, je me sert de ce gel pour me coiffer.

Rien ne se perd.
Tout se récupère.

…Pauvre Vie

jeudi, août 25, 2005

les cahiers litteraires de l'ogre

L’été se termine.
Il fait presque froid depuis une semaine dans ma province.
L’été s’enlise peu à peu…et les livres t me tombent des mains de plus en plus rapidement.
L’été rend tout magique sauf les livres.

Pendant mon travail, au milieu de la nuit, j’ai lu frénétiquement une poignée de romans que les éditions « J’ai lu » appelle « Nouvelle Génération ».

Je ne veux pas paraître trop vieux, trop élitiste ou trop sentencieux alors je dirai que j’ai lu du bon mais aussi du très mauvais.
Il faut aussi dire la profondeur et le décalage entre la qualité de l’oeuvre et son succès en librairie.

Je tombe sur Allah Superstar de H.B don l’histoire, l’intégration et la désintégration d’un mec des cités dans le showbiz, est le prétexte a quelques lieux communs sur le quotidien des « français d’origines difficiles ».
Le style, amusant au début devient vite de plomb. L’histoire est construite comme un « stand up » anglo-saxon mais n’en a pas vraiment le rythme ce qui est peut-être normale puisque c’est un livre.
…. Un livre doit quand même avoir un rythme, non ?

Je crois que chaque communauté, chaque minorité à besoin de se reconnaître « par écrit » et de mettre des mots sur ce qu’elles vivent. Toutes les communautés rêvent d’avoir des auteurs intelligents et audacieux pour les représenter. Ces auteurs ne sont pas encore arrivés pour les cités.

C’est une chose d’autan plus dure que la littérature n’est pas un média très banlieue. Certains me diront que la banlieue est représentée par la musique, le sport et maintenant la fringue et que, par conséquence, la littérature n’est pas si nécessaire que ça….ah bon….Moi je dis que la littérature est quand même possible voir nécessaire !!!!

Ceux qui nous quittent nous reviennent toujours……

Le livre mélancolique du moi d’aout c’est Poussières D’anges d’Ann Scott.
L’auteur réussit, par le biais de nouvelles, à dresser un panthéon à ses amours de squats et de vies underground.
J’ai refermé le recueil envahit par la tristesse mais aussi par la beauté des choses dites et du style. Cette fille a une vraie griffe quand elle écrit.
Ce petit livre permet d’oublier les failles de son roman « Le Pire des mondes ».
Peut-être s’est elle plantée en passant de l’intime à la fiction ?

Au début du moi j’ai lu « Cantique de la Racaille » et relu « Un pure moment de rock’n roll » de Vincent Ravalec.

Si vous n’avez rien lu de Ravalec il faut absolument lire « L’effacement progressif des consignes de sécurité »( il faut avoir le temps aussi…).
Ce bouquin, que j’ai découvert il y a un an, est un « road-roman » paranoïaque, une fuite hallucinée don l’étrangeté et le souffle devraient vous garder éveillé plusieurs nuits de suite.
Il parait que c’est le premier tome d’un opus de douze volumes……….. wait and see.

J’aime vraiment la plume de Ravalec, d’un coté elle est précise alors que souvent le propos est hystérique, et d’un autre coté, elle est complètement protéiforme puisque les bouquins sont un mélange de styles.
Je suis impressionné de la manière, dans « Cantique de la racaille », don il construit son histoire et fait vivre les personnages ; je crois que cela fait de lui un auteur de romans « classiques ».

Mon problème c’est que je passe de deux bouquins de Ravalec à un pauvre livre de Nicolas Rey…


J’avais lu en début d’année « Un Début Prometteur » qui, sans être un chef œuvre, m’avait laissé un bon souvenir.
Ce bon souvenir c’est un peu effacé avec « Mémoire Courte » don l’histoire et le style sont si légers que le livre a finit par s’envoler en éparpillant son contenu un peu partout sauf dans ma tête car j’ai bien du mal a me rappeler de quoi parle le bouquin

…. Un mec qui crise car il va se marier avec une femme qu’il n’aime déjà plus. Il a du mal à se résoudre a quitter sa vie volage et forcément palpitante. Il fait donc du mal a son entourage et finalement à lui-même.
…bof

C’est vraiment le type de bouquin que je lis pour pouvoir rester réveiller la nuit, le style de bouquin qu’on peut continuer à lire quand les yeux picotent.

Je suis aussi quasiment certain de ne pas être bouleversé et emporter par de trop fortes sensations en lisant ce genre de truc……
Dé fois il faut se ménager.

A la dernière pleine lune, en rentrant du travail, l’Ogre s’est glissé dans la couette avec les Désaxés de Christine Angot.
Incantation de l’Ogre : « merci Christine d’être tellement ce que tu es. Tu es froide mais aussi glamour et surtout tu es folle. J’adore tes livres. J’adore surtout celui-ci car ce n’est plus seulement Toi, car maintenant tu écris les Autres. Christine, qui mieux que toi peut écrire le couple ? »
La couverture du livre est une photo de l’auteur par Jean-Batiste Mondino____ c’est ça le chic Angot.
L’Ogre ne comprends pas pourquoi ce livre fut un échec. « Les Désaxés » est un livre beaucoup plus poignant et mieux écrit que le terriblement usé et falot « L’inceste ».


Allah Superstar de YB au livre de poche.
Poussières d’Anges d’Ann Scott chez Librio.
Le Pire des Mondes d’Ann Scott chez J’ai lu.
Cantique de la Racaille, Un pur moment de Rock’n Roll, l’effacement progressif des consignes de sécurité de Vincent Ravalec chez J’ai lu.
Mémoire Courte de Nicolas Rey chez J’ai lu.
Les desaxés de Christine Angot chez Stock ( ses autres bouquins en poche au Livre de Poche…il faut absolument lire Peau d’âne.


Si vous voulez des idées de lectures ( des lectures completement differentes des miennes) allez faire un tour chez docteur Cre (qui adore aussi la télé et le cinéma) http://maviedepatate.blogspot.com/


http://www.evene.fr/celebre/biographie/vincent-ravalec-2479.php



http://www.lelitteraire.com/article409.html ( merde je viens de m’apercevoir que le tome deux de l’entreprise commencée par « l’effacement progressif des consignes de sécurité est sorti dans l’hiver 2004….)

http://livres.lexpress.fr/critique.asp?idC=2358&idR=9&idTC=3&idG=3 (pourquoi est-ce que tombe toujours sur le site de l’express ????)

http://www.ciao.fr/Scott_Ann_47168_6 (sur ce site les livres sont des produits…. Sympa)

http://www3.france-jeunes.net/lire-ann-scott-18576.htm

http://www.e-litterature.net/rabat/messages/~alice_angot4_Christine_Angot_Peau%20d'%C2ne.html


http://www.evene.fr/livres/livre/christine-angot-les-desaxes-11034.php

mardi, août 23, 2005

Last night a dj saved my life


Le lundi 15 août au soir l’ogre était invité au repas d’anniversaire de son patron.
Ils devaient être une quinzaine à table.
Le patron de l’Ogre est très introduit dans le « milieu de la night » et surtout dans la night des Dj de la région Lyonnaise.

Il y avait donc autour de la table des dj, des femmes de dj, des clubbers rencontrés au fil des années dans les chiottes ou sur les parking des discothèques.

Le repas s’est déroulé dans un restaurant ou le patron est….dj du dimanche (c’est-à-dire dj dans la nuit du samedi au dimanche et aussi le dimanche matin en after.)

L’Ogre ne se trouve pas particulièrement vieux jeu mais manger avec de la techno a fond dans les oreilles n’est pas son trip du moment….

En face de lui, mais légèrement sur sa gauche il y avait une grande duduche blonde qui, pendant son enfance a du longtemps hésiter entre devenir une femme ou retser une jument. Elle portait un t-shirt noir avec des écritures de paillettes argentées : « Dior, j’adore. »
L’ogre, en lui-même, se dit : « moi aussi j’adore…. Et si je te surnommai Lily Conne…. »

Pendant une bonne partie du repas Lili Conne conversa avec un Dj d’une cinquantaine d’année posé directement à la droite de l’Ogre.
L’Ogre l’appellera DJfifty.

Il y avait en face de l’Ogre, mais un peu décalé sur sa droite un « déchet de la night » qui devait être un ami de Dj fifty. Il avait la taille d’un pin’s et était parcouru par des vagues de tics. L’ogre dit : « Tu t’appellera Mini Détritus »… et Mini Détritus exista.

En face de l’Ogre se trouvait M….D qui vends des chaussures dans un des centres commerciaux de la ville. Comme M….D n’est vraiment pas un nom sympa, dans ce post il répondra au doux nom de « La shoes c’est ma life »

Et en bout de table il y avait un gars que personne ne semblait connaître et qui ne semblait connaître personne.
Il sera baptisé Juda.
L’ogre pense que ce gars a parlé toute la soirée dans le vide.

Tout le monde hurlait au lieu de parler à cause du « food-mix » du dj du dimanche…
Les bribes de conversations retranscrites ci-contre sont véritables (autrement aucun intérêt)

UN

Lily Conne : Il a quoi comme options ton mobile ?

Djfifty : Il mesure les décibels ?

Lily Conne :…C’est quoi ça ?

Djfifty : C’est pour mesurer le bruit.

Lily Conne : Mais ça te sert à quoi ?

Djfifty : Je suis Dj sur Lyon.

Lily Conne : Oh cool.

Djfifty : Mais en boite la musique est tellement forte que le mesureur de décibel sature.

DEUX

Mini Détritus : Putain t’a foiré ton set hier à Lyon !

Djfifty : Ouais…Trop d’extas et surtout pas au bon moment.

TROIS

« La shoes c’est ma life » : Ton pantalon il vient de chez Tonki ?

L’ogre : Oui.

« La shoes c’est ma life » : J’ai le même mais je le mets plus. Tout les pédés ont le même…j’ai l’impression de me voir partout (hi hi hi hi). Il est adorable…Mais c’est vrai qu’il va mieux à certains qu’a d’autres.

Quatre :

Djfifty : Trois coupures de courant pendant le set de Max Deejay-T à Ibiza la semaine dernière !

Lily Conne : Ooooooh oOOOh, le pauvre. Et les teuffeurs ?

Djfifty : Ils s‘en souviennent pas ils étaient tous sous GHB !


Cinq :

Juda :Je suis fatigué du Maroc. J’y vais à toutes mes vacances. Tout est à vendre là-bas. J’ai toujours l’impression de me faire arnaquer et à chaque fois j’y retourne.