Je vais manger chez C. & M. Bien sur j’arrive un peu en retard. Il fait presque nuit et le ciel est traversé par le vol des hirondelles. J’ai du mal a trouvé une place pour me garer. Je traverse ensuite le centre de la petite ville. L’air a une odeur étrange : je suis aux portes de la Camargue.
Mes amis habitent une maison tout en hauteur et perpétuellement en travaux.
J’entre.
Le petit chat blanc me regarde avec méfiance. Yo, le gros chat un peu moins blanc, se laisse couler le long d’un canapé et viens se frotter paresseusement à mes pieds. Dans cette maison il y avait aussi un chien mais il est mort dans l’hiver.
Les deux êtres humains de la maison m’accueillent enfin. Ils ont toujours de punch au frai. Du très bon punch. Comme il fait très chaud dehors je bois le premier verre comme si c’était du jus d’orange.
Je suis un peu saoul.
J’entends des piaillements dans le salon. Ils m’expliquent que c’est un bébé hirondelle. L’oiseau est au fond d’une boite à chaussure posé sur une étagère hors de la portée des chats. C. veut absolument me la montrer. Je lui dis que ce n’est pas la peine.
Elle ne m’écoute pas.
Je me crispe.
Elle descends la boite, l’ouvre et prends dans sa main une petite chose noire pleine de plume.
« Regarde comme céti pas choli ! »
Je regarde le truc en faisant une grimace. Mon dos devient moite en quelques secondes. Je crois que je préfère les oiseaux morts. Je pense d’un cou à la pie bouffée par le chien de M.E. Je me souviens l’avoir jeté dans les poubelles de la résidence. Est-ce que mes jambes tremblaient ?
C. repose l’oiseau dans sa boite. Elle me dit qu’elle en a marre car ça fait un moi qu’ils s’en occupe, qu’ils lui ont fait une attelle, qu’il va beaucoup mieux mais qu’il refuse absolument de s’envoler.
Je lui dis que les jeunes quittent le cocon familial de plus en plus tard aujourd’hui.
M. a préparé une omelette aux champignons accompagnés de courgettes. C’est délicieux.
J’ai oublié le vin.
Nous regardons un film ( soi-disant) d’épouvante. Ce n’est pas un grand moment de cinéma. La seule chose qui me donne des sueurs froides c’est le piaillement de l’oiseau dans sa boite.
Si j’étais un chat je trouverai un moyen d’atteindre l’étagère.
Il y a quatre jours je vais à P-L-F en vélo. En arrivant à l’entrée de la station balnéaire je veux changer de vitesse mais la chaîne se bloque et, comme je force, le dérailleur se tord. La chaîne finie par casser me laissant en roue libre… beau gadin.
Le soleil n’est qu’une cascade de feu. Après avoir jeté rageusement le vélo sur le gazon du rond point je me pose sous les palmiers plantés en son centre. J’ai l’impression d’être à Dakar, à Lomé, à Kingston….
Et puis je m’aperçois qu’il y a, a coté de moi, le cadavre d’un oiseau. Ses ailes sont repliés et sa tête est tournée sur le coté. Les yeux ont déjà été mangés par les vers.
Les vers, petit à petit, démontent l’oiseau comme les ouvriers démontent un échafaudage ou une barre d’immeuble vétuste mais qu’on ne peu pas dynamiter.
Les vers sont les anti-architectes.
Mon vélo est inutilisable. Je suis à onze kilomètres de chez moi.
Je suis entouré d’oiseaux vivants & morts.
dimanche, juillet 10, 2005
samedi, juillet 09, 2005
Sorry for being such an asshole
De nuit cette ville est terrible.
Elle abrite un tas de monstres que je ne peux pas regarder dans les yeux.
Elle s’étire le long de la voie rapide en direction des quartiers nord.
Je suis aussi aller faire un tour sur l’autoroute.
L’air de repos est calme.
Les gens sont en vacances, ils dorment collés aux vitres des voitures.
Il n’y a pas un seul mec près des toilettes.
De nuit cette ville est terrible.
Mes rêves semblent l’ennuyer.
Je croise un jeune homme torse nu.
Il est ivre. Il veut m’offrir sa bouteille.
Ma voiture fait un écart, finalement il laissera sa bouteille sur le capot.
Un rosé local.
De nuit cette ville est terrible.
Elle abrite un tas de monstres que je ne peux pas regarder dans les yeux.
Elle abrite les rêves don je n’ai pas voulu m’occuper.
Elle abrite et étouffe !
Je voulais demander pardon à mes rêves.
Je voudrais qu’ils me pardonnent comme les Chrétiens pardonnent à leurs ennemis.
Elle abrite un tas de monstres que je ne peux pas regarder dans les yeux.
Elle s’étire le long de la voie rapide en direction des quartiers nord.
Je suis aussi aller faire un tour sur l’autoroute.
L’air de repos est calme.
Les gens sont en vacances, ils dorment collés aux vitres des voitures.
Il n’y a pas un seul mec près des toilettes.
De nuit cette ville est terrible.
Mes rêves semblent l’ennuyer.
Je croise un jeune homme torse nu.
Il est ivre. Il veut m’offrir sa bouteille.
Ma voiture fait un écart, finalement il laissera sa bouteille sur le capot.
Un rosé local.
De nuit cette ville est terrible.
Elle abrite un tas de monstres que je ne peux pas regarder dans les yeux.
Elle abrite les rêves don je n’ai pas voulu m’occuper.
Elle abrite et étouffe !
Je voulais demander pardon à mes rêves.
Je voudrais qu’ils me pardonnent comme les Chrétiens pardonnent à leurs ennemis.
Sorry for being such an asshole
For being terribly imature.
De nuit cette ville est terrible.
Je suis aussi aller faire un tour sur l’autoroute.
Je voulais aller au Luna Park.
Ma voiture n’a pas fait d’écart quand mes rêves ont voulus traversés la route.
Finalement je ne suis pas monté sur la grande roue.
De nuit cette ville est terrible.
Je suis aussi aller faire un tour sur l’autoroute.
Je voulais aller au Luna Park.
Ma voiture n’a pas fait d’écart quand mes rêves ont voulus traversés la route.
Finalement je ne suis pas monté sur la grande roue.
vendredi, juillet 08, 2005
cartons & jupettes
Ca y est !
L’ogre se dérouille un peu. Il a commencé a faire quelques cartons en vue de son déménagement.
Les lieux communs sont nombreux : comment faire entrer tout ça dans si peu de cartons ? Comment ça se fait qu’il y a tant de choses inutiles et poussiéreuses dans cet appartement ? Et si l’ogre jetait tout ?
L’Ogre a même trouvé des petits cartons qu’il n’a pas ouverts depuis son dernier déménagement.
Il y a aussi des souvenirs don il voudrait bien se défaire mais qu’il ne peu pas jeter.
L’Ogre se met alors a rêver de navettes-cargos, amenant les souvenirs inutiles mais indispensables, a travers l’espace vers de grandes planètes entrepôts.
Hier soir :
Soirée jupettes avec le visionnage de TROIE (Wolfgang Petersen) qui est vraiment un film qui ne ressemble à rien.
Bratt Pitt ne semble vraiment pas à l’aise dans le rôle d’Achille. Son visage est complètement figé et il ressemble plus à un surfeur californien (teint doré et cheveux délavés) qu’au fils de Thétis et de Pélée.
Soirée jupettes (2)
L’ogre continue de traverser la nuit avec Gladiator (Ridley Scott).
C’est redoutablement chiant.
Le dvd commence a déconner au bout d’une heure.
Tant mieux.
L’Ogre n’a même pas la curiosité de voir la fin du film.
L’ogre se dérouille un peu. Il a commencé a faire quelques cartons en vue de son déménagement.
Les lieux communs sont nombreux : comment faire entrer tout ça dans si peu de cartons ? Comment ça se fait qu’il y a tant de choses inutiles et poussiéreuses dans cet appartement ? Et si l’ogre jetait tout ?
L’Ogre a même trouvé des petits cartons qu’il n’a pas ouverts depuis son dernier déménagement.
Il y a aussi des souvenirs don il voudrait bien se défaire mais qu’il ne peu pas jeter.
L’Ogre se met alors a rêver de navettes-cargos, amenant les souvenirs inutiles mais indispensables, a travers l’espace vers de grandes planètes entrepôts.
Hier soir :
Soirée jupettes avec le visionnage de TROIE (Wolfgang Petersen) qui est vraiment un film qui ne ressemble à rien.
Bratt Pitt ne semble vraiment pas à l’aise dans le rôle d’Achille. Son visage est complètement figé et il ressemble plus à un surfeur californien (teint doré et cheveux délavés) qu’au fils de Thétis et de Pélée.
Soirée jupettes (2)
L’ogre continue de traverser la nuit avec Gladiator (Ridley Scott).
C’est redoutablement chiant.
Le dvd commence a déconner au bout d’une heure.
Tant mieux.
L’Ogre n’a même pas la curiosité de voir la fin du film.
mercredi, juillet 06, 2005
C'est un peut tard mais...
Voici les notes de l'Ogre sur la fête du cinéma :
L’Ogre n’avait pas fait la fête du cinéma depuis au moins quatre ans. Cette année, sur les trois jours de la manifestation, l’Ogre avait deux jours de congés et en a bien profité.
Il a commencé par Torremolinos 73 (Pablo Berger) qui est un petit film espagnol sympa qui n’est pas tout récent puisque l’Ogre l’avait déjà vu l’année dernière lors d’une virée en Espagne. Les espagnols sont champions pour analyser le désarroi économique de la dictature de Franco et pour en faire des comédies. L’image est terrible, le spectateur a vraiment l’impression d’être dans les années soixante dix.
Le réalisateur (rien a voir avec Pierre Berger…) a choisit un couple d’acteurs assez quelconques (Candela Pena & Javier Camara) pour interpréter les personnages principaux. Il arrive, au fur et à mesure de l’histoire, à les rendre très excitants.
Le deuxième film, Douches Froides, n’est pas génial. L’Ogre à dix-huit ans aurait adoré, mais le problème c’est qu’il en a trente. Il parait que c’est une métaphore de la lutte des classes…oui, bof.
Le trio d’acteurs est très beau. Plus l’ogre vieillit, plus il se rend compte de l’insolence de la beauté des adolescents. La vision de ces corps est assez violente.
Mais l’Ogre ne va pas au cinéma pour voir de l’érotisme bon marché, ni pour voir un film don le message final est « les gens ne sont pas blanc ou noir, ils sont un mélange des deux. »
L’avantage avec la fête du cinéma c’est que la séance à deux euros.
C’est pas le meilleur film de Gus Van Sant.
L’Ogre s’est un peu ennuyer pendant la projection Last Days malgré la présence envoûtante de Michael Pitt. Le coup d’éclat de Gerry et de Elephant est bien loin.
La manière hallucinante de filmer les corps, et le casting parfait sont au rendez vous mais le reste est un peu vide.
Dommage.
Le lendemain L’Ogre est scotché ( la première heure) par Dear Wendy. C’est un film réalisé par Thomas Vinterberg ( Festen) sur un scenario de Lars Von Trier.
« Au départ j’avais écrit ce film pour moi, mais je trouvais important qu’il ait un ton réaliste sans lequel le coté dangereux serait gommé. J’ai donc demandé à Thomas de le réaliser parce qu’il était à même d’apporter ces absurdités du réalisme. Il est très doué pour ça, très fort pour les détails. » Ces mots de Von Trier résument assez bien l’esprit du film.
La construction de l’histoire est géniale, le traitement de la fin est un peu bâclé… ou alors c’est l’Ogre qui n’a pas tout compris. Le point fort du film c’est la musique. Depuis combien de temps l’Ogre n’avait –il pas entendu les Zombies ? Comme leur nom l’indique, les Zombies sont un groupe a réanimer de temps en temps et a écouter à fond chez soi mais surtout en voiture.
Ca n’a rien à voir avec la fête du cinéma.
L’ogre a vu Vers Mathilde de Claire Denis dans le cadre du festival de Danse de la ville de M. Apparemment le film sera projeté prochainement sur Arte.
Dans la présentation Claire Denis a absolument voulu préciser que ce film n’était pas un documentaire…. Pourtant ça y ressemble beaucoup. Mathilde c’est le grand chef du centre chorégraphique de la ville. L’Ogre trouve que ses spectacles sont froids et avec peu d’humour. Il en avait donc déduit que cette femme était glaciale et assez peu humaine.
Ce film a le mérite de lui prouver le contraire. Mathilde doute…. Et ça fait du bien. L’Ogre est aussi fasciné par les répétions filmées même si souvent la danse contemporaine est hermétique. L’ogre aimerait bien travailler comme cela, mais le groupe de l’Ogre est beaucoup trop attaché au texte et a du mal à s’éloigner d’un certain intellectualisme.
L’Ogre a toujours dans le fond de l’oreille la voix si particulière de Claire Denis. Il se rend compte qu’il a loupé le dernier film de cette cinéaste. Il faudra attendre la sortie en dvd pour voir l’Intrus.
Le soir l’Ogre était au théâtre et a été assez déçu.
Le spectacle s’appelait : « Soirée Tati ! ». Il y avait d’abord un spectacle des Deshamps/Makeiff , puis la projection des Vacances de Monsieur Hulot et un bal populaire pour finir.
Le spectacle des Deshamps/Makeiff a duré vingt-six minutes et ce n’était qu’une sorte de best of de leurs dernières créations. L’Ogre ne s’est pas trop aventuré au bal qui n’avait pas grand-chose de populaire. Le film…pourquoi pas mais il est gâché par la mauvaise humeur suite à l’arnaque du spectacle des Deshamps/Makeiff.
Il faut quand même savoir que le spectateur à payer 24 euros pour la soirée.
L’Ogre n’avait pas fait la fête du cinéma depuis au moins quatre ans. Cette année, sur les trois jours de la manifestation, l’Ogre avait deux jours de congés et en a bien profité.
Il a commencé par Torremolinos 73 (Pablo Berger) qui est un petit film espagnol sympa qui n’est pas tout récent puisque l’Ogre l’avait déjà vu l’année dernière lors d’une virée en Espagne. Les espagnols sont champions pour analyser le désarroi économique de la dictature de Franco et pour en faire des comédies. L’image est terrible, le spectateur a vraiment l’impression d’être dans les années soixante dix.
Le réalisateur (rien a voir avec Pierre Berger…) a choisit un couple d’acteurs assez quelconques (Candela Pena & Javier Camara) pour interpréter les personnages principaux. Il arrive, au fur et à mesure de l’histoire, à les rendre très excitants.
Le deuxième film, Douches Froides, n’est pas génial. L’Ogre à dix-huit ans aurait adoré, mais le problème c’est qu’il en a trente. Il parait que c’est une métaphore de la lutte des classes…oui, bof.
Le trio d’acteurs est très beau. Plus l’ogre vieillit, plus il se rend compte de l’insolence de la beauté des adolescents. La vision de ces corps est assez violente.
Mais l’Ogre ne va pas au cinéma pour voir de l’érotisme bon marché, ni pour voir un film don le message final est « les gens ne sont pas blanc ou noir, ils sont un mélange des deux. »
L’avantage avec la fête du cinéma c’est que la séance à deux euros.
C’est pas le meilleur film de Gus Van Sant.
L’Ogre s’est un peu ennuyer pendant la projection Last Days malgré la présence envoûtante de Michael Pitt. Le coup d’éclat de Gerry et de Elephant est bien loin.
La manière hallucinante de filmer les corps, et le casting parfait sont au rendez vous mais le reste est un peu vide.
Dommage.
Le lendemain L’Ogre est scotché ( la première heure) par Dear Wendy. C’est un film réalisé par Thomas Vinterberg ( Festen) sur un scenario de Lars Von Trier.
« Au départ j’avais écrit ce film pour moi, mais je trouvais important qu’il ait un ton réaliste sans lequel le coté dangereux serait gommé. J’ai donc demandé à Thomas de le réaliser parce qu’il était à même d’apporter ces absurdités du réalisme. Il est très doué pour ça, très fort pour les détails. » Ces mots de Von Trier résument assez bien l’esprit du film.
La construction de l’histoire est géniale, le traitement de la fin est un peu bâclé… ou alors c’est l’Ogre qui n’a pas tout compris. Le point fort du film c’est la musique. Depuis combien de temps l’Ogre n’avait –il pas entendu les Zombies ? Comme leur nom l’indique, les Zombies sont un groupe a réanimer de temps en temps et a écouter à fond chez soi mais surtout en voiture.
Ca n’a rien à voir avec la fête du cinéma.
L’ogre a vu Vers Mathilde de Claire Denis dans le cadre du festival de Danse de la ville de M. Apparemment le film sera projeté prochainement sur Arte.
Dans la présentation Claire Denis a absolument voulu préciser que ce film n’était pas un documentaire…. Pourtant ça y ressemble beaucoup. Mathilde c’est le grand chef du centre chorégraphique de la ville. L’Ogre trouve que ses spectacles sont froids et avec peu d’humour. Il en avait donc déduit que cette femme était glaciale et assez peu humaine.
Ce film a le mérite de lui prouver le contraire. Mathilde doute…. Et ça fait du bien. L’Ogre est aussi fasciné par les répétions filmées même si souvent la danse contemporaine est hermétique. L’ogre aimerait bien travailler comme cela, mais le groupe de l’Ogre est beaucoup trop attaché au texte et a du mal à s’éloigner d’un certain intellectualisme.
L’Ogre a toujours dans le fond de l’oreille la voix si particulière de Claire Denis. Il se rend compte qu’il a loupé le dernier film de cette cinéaste. Il faudra attendre la sortie en dvd pour voir l’Intrus.
Le soir l’Ogre était au théâtre et a été assez déçu.
Le spectacle s’appelait : « Soirée Tati ! ». Il y avait d’abord un spectacle des Deshamps/Makeiff , puis la projection des Vacances de Monsieur Hulot et un bal populaire pour finir.
Le spectacle des Deshamps/Makeiff a duré vingt-six minutes et ce n’était qu’une sorte de best of de leurs dernières créations. L’Ogre ne s’est pas trop aventuré au bal qui n’avait pas grand-chose de populaire. Le film…pourquoi pas mais il est gâché par la mauvaise humeur suite à l’arnaque du spectacle des Deshamps/Makeiff.
Il faut quand même savoir que le spectateur à payer 24 euros pour la soirée.
mardi, juillet 05, 2005
Casser le fil du temps
Ce week-end l’ogre a fait un petit saut dans le passé. Non, ce n’est pas vrai, l’ogre n’a pas fait un bon dans le passé il a juste cassé le fil du temps pour en faire une corde à sautet pendant quelques heures.
L’Ogre est retourné à C., ville ou il passé son bac, pour un repas. C. est une ville qui meurt lentement malgré son énorme potentiel touristique. A chaque fois que l’Ogre s’y promène il est traversé par des sensations de lourdeur. Tout semble lent et plombé. Il y a quand même certains flashs, certaines lumières qui tombent sur la ville et qui en révèlent la beauté.
L’Ogre a d’abord rejoint son amie S. ainsi que son compagnon le terrible G. !* Comme l’Ogre ce dernier n’avait pas trop envie d’aller à ce repas. Lui parce qu’il n’a aucune affinité avec les convives et l’Ogre par pur appréhension de retrouver des gens don il a perdu la trace depuis plus de dix ans.
Finalement ça ne c’est pas trop mal passé sauf qu’il n’y avait pratiquement rien dans les assiettes. Il n’y avait que trois anciens « camarades » de lycée et ce n’est pas plus mal car l’ogre n’avait pas trop la fibre communicative en ce samedi soir.
Les gens ne changent pas. L’Ogre ne sait pas si c’est rassurant ou horrible. Les gens qu’il a retrouvé durant cette soirée son toujours aussi détestables et attachants. Tout cela surprend d’autant plus l’ogre que celui-ci à l’impression d’avoir changé. L’Ogre pense avoir changé de manière brutale et non par petites touches quotidiennes. Il n’arrive pas à apercevoir ces changements chez ses amis.
N. c’est assis quelques minutes à coté de l’ogre.
L’Ogre a regardé sa joue, son avant bras gauche et ses doigts.
Joue mal rasée____ doigts nerveux de fumeur.
En fait l’Ogre est témoin que d’un seul changement : le grain de peau.
N. n’a plus la même peau qu’avant. L’Ogre a envie de lui refaire la bise juste pour approfondir ses observations. La peau a changée mais ce qu’elle véhicule est exactement pareil.
N. a toujours le même muscle « pointu » qui lui parcourt l’avant bras. Ce muscle étrange qui glisse sous la peau, l’Ogre l’avait remarqué, il y a longtemps, dans la cour du lycée.
En fait l’Ogre est embêté car il n’a rien de particulier à dire sur cette soirée. Il a juste une âpreté dans la gorge : Les autres ont un parcours mais pas lui, les autres ont des enfants. L’ogre n’a sûrement plus rien à dire a ces gens mais souvent ils les envies même si ils sont détestables et attachants.
*« Son amie S. ainsi que son compagnon le terrible G. ! »L’Ogre sait que S. jette des fois un coup d’œil sur ce blog. Peut-être est-ce aussi le cas de G. ? G. est un gars gentil mais terrible. L’Ogre hésite, pour le dépeindre, entre « grande gueule » ou « colérique ». G. semble toujours être sur la défensive, la plupart des gens ont l’impression qu’il les agresse des qu’il ouvre la bouche. C’est dommage car G. n’est sûrement pas que ça (autrement S. ne serait pas aller se fourvoyer avec lui !). De l’extérieur le couple qu’ils forment n’est qu’une énorme tension.
L’Ogre est retourné à C., ville ou il passé son bac, pour un repas. C. est une ville qui meurt lentement malgré son énorme potentiel touristique. A chaque fois que l’Ogre s’y promène il est traversé par des sensations de lourdeur. Tout semble lent et plombé. Il y a quand même certains flashs, certaines lumières qui tombent sur la ville et qui en révèlent la beauté.
L’Ogre a d’abord rejoint son amie S. ainsi que son compagnon le terrible G. !* Comme l’Ogre ce dernier n’avait pas trop envie d’aller à ce repas. Lui parce qu’il n’a aucune affinité avec les convives et l’Ogre par pur appréhension de retrouver des gens don il a perdu la trace depuis plus de dix ans.
Finalement ça ne c’est pas trop mal passé sauf qu’il n’y avait pratiquement rien dans les assiettes. Il n’y avait que trois anciens « camarades » de lycée et ce n’est pas plus mal car l’ogre n’avait pas trop la fibre communicative en ce samedi soir.
Les gens ne changent pas. L’Ogre ne sait pas si c’est rassurant ou horrible. Les gens qu’il a retrouvé durant cette soirée son toujours aussi détestables et attachants. Tout cela surprend d’autant plus l’ogre que celui-ci à l’impression d’avoir changé. L’Ogre pense avoir changé de manière brutale et non par petites touches quotidiennes. Il n’arrive pas à apercevoir ces changements chez ses amis.
N. c’est assis quelques minutes à coté de l’ogre.
L’Ogre a regardé sa joue, son avant bras gauche et ses doigts.
Joue mal rasée____ doigts nerveux de fumeur.
En fait l’Ogre est témoin que d’un seul changement : le grain de peau.
N. n’a plus la même peau qu’avant. L’Ogre a envie de lui refaire la bise juste pour approfondir ses observations. La peau a changée mais ce qu’elle véhicule est exactement pareil.
N. a toujours le même muscle « pointu » qui lui parcourt l’avant bras. Ce muscle étrange qui glisse sous la peau, l’Ogre l’avait remarqué, il y a longtemps, dans la cour du lycée.
En fait l’Ogre est embêté car il n’a rien de particulier à dire sur cette soirée. Il a juste une âpreté dans la gorge : Les autres ont un parcours mais pas lui, les autres ont des enfants. L’ogre n’a sûrement plus rien à dire a ces gens mais souvent ils les envies même si ils sont détestables et attachants.
*« Son amie S. ainsi que son compagnon le terrible G. ! »L’Ogre sait que S. jette des fois un coup d’œil sur ce blog. Peut-être est-ce aussi le cas de G. ? G. est un gars gentil mais terrible. L’Ogre hésite, pour le dépeindre, entre « grande gueule » ou « colérique ». G. semble toujours être sur la défensive, la plupart des gens ont l’impression qu’il les agresse des qu’il ouvre la bouche. C’est dommage car G. n’est sûrement pas que ça (autrement S. ne serait pas aller se fourvoyer avec lui !). De l’extérieur le couple qu’ils forment n’est qu’une énorme tension.
lundi, juillet 04, 2005
L'amour Nautilus
J’entends l’eau couler
Il fait noir, je ne vois rien.
Me guideras tu ?
Hearing nothing but the water
Will you be like a twisted branch?
Twisted enought to get to me.
Will you be smart enought
To understand the lies, the mysteries
And the blooms of my wrecked body?
J’entends l’eau couler
Il fait noir, je ne vois rien.
Me guideras tu ?
Aideras –tu mon corps démoli
A remonter à la surface ?
Défiant les baleiniers
Je rêve de refaire surface.
Donne moi tes battements de cœur.
Ton corps de batracien
Glisses et m’échappes.
Tu n’es pas la branche tordue
Rien a quoi se raccrocher.
Je deviendrai donc une veuve, un planeur
Ou une rivière.
Donne moi une raison de t’aimer ou de te détester.
Il fait noir, je ne vois rien.
Me guideras tu ?
Hearing nothing but the water
Will you be like a twisted branch?
Twisted enought to get to me.
Will you be smart enought
To understand the lies, the mysteries
And the blooms of my wrecked body?
J’entends l’eau couler
Il fait noir, je ne vois rien.
Me guideras tu ?
Aideras –tu mon corps démoli
A remonter à la surface ?
Défiant les baleiniers
Je rêve de refaire surface.
Donne moi tes battements de cœur.
Ton corps de batracien
Glisses et m’échappes.
Tu n’es pas la branche tordue
Rien a quoi se raccrocher.
Je deviendrai donc une veuve, un planeur
Ou une rivière.
Donne moi une raison de t’aimer ou de te détester.
la fin des suspenses
Il pleut aujourd’hui.
Enfin.
Comme la fin d’un long suspense.
La pluie m’a réveillé ce matin (11h37).
La fin d’un autre suspense ?
Thierry est venu à mon travail cette nuit.
(En tant que client, pas pour me voir !)
Mais, coucou, tu me vois quand même !
Il n’est pas aller voir le spectacle don j’avais glisser le billet dans sa boite au lettre.
Il ne pouvait pas ce soir là.
Enfin.
Comme la fin d’un long suspense.
La pluie m’a réveillé ce matin (11h37).
La fin d’un autre suspense ?
Thierry est venu à mon travail cette nuit.
(En tant que client, pas pour me voir !)
Mais, coucou, tu me vois quand même !
Il n’est pas aller voir le spectacle don j’avais glisser le billet dans sa boite au lettre.
Il ne pouvait pas ce soir là.
Thierry est venu à mon travail cette nuit.
- Bonjour !
- Salut !
Nous discutons.
Je ne sais pas si nous nous dévorons des yeux ou
Si nous nous observons avec méfiance.
Je suis l’ogre donc je dévore.
Lui : je ne sais pas.
Eric est passé la semaine dernière
(Je ne sais pas si je l’ai écris dans ces pages électroniques).
Quand les gens viennent ici c’est que ça ne se passe pas très bien avec leur régulier.
Sais-tu Thierry qu’Eric est venu la semaine dernière ?
Est-ce qu’il sait Eric que tu es là ce soir Thierry ?
Je garderais le silence. Je m’en fiche.
En plus ce n’est pas vrai, on peut venir ici sans avoir de problème dans son couple.
Thierry est venu à mon travail cette nuit.
Fin du suspense.
Est-il froid ou juste amicale ?
Moi je crois que je l’aime encore.
Un peu.
Inscription à :
Articles (Atom)