mardi, décembre 12, 2006

L’ogre est un mauvais neveu et... un mauvais fils !


Samedi j’apprends la mort du frère de mon père….je reste un peu sans voix au téléphone car je ne sais pas comment réagir et surtout quoi dire à ma très empathique belle-mère qui vient de m’annoncer la nouvelle. Cette dernière as toute de suite pensée que j’étais sous le choc alors que je cherchais juste une attitude convenable ( c’est à dire essayer de ne pas être trop distant mais aussi pas trop attristé…. faut pas déconner non plus).
Ma belle-mère est elle dupe ?
Sans connaître l’indifférence un peu sale que j’ai pour cette partie là de ma famille elle sait bien que je ne vois plus tout ces gens depuis belle lurette.
Je crois que mon oubli de la famille de mon père est proportionnel à l’amour que je porte à la (quasi) totalité de ma famille du coté de ma mère….
Je ne comprends pas pourquoi ma belle-mère as pris sa voix souffreteuse lors de ce coup de téléphone maladroit et plein de tragédies ampoulées.
Depuis ce coup de fil je me rends compte qu’une « famille occultée » prends pas mal de place malgré tout et qu’un mort ( même lointain) amène toujours ses paquets de questionnements fort peu joliment emballés.
Le frère de mon père est mort…. Décidément cet homme n’as rien pour que je l’apprécie. Ces vingt dernières années je l’ai vu à l’enterrement de mon frère (2000) et à celui de mon père (2004)….pas de quoi lier des liens extraordinaire.
Je me souviens de leur immense baraque à Pelissanne dans les Bouches du Rhône ou la famille de mon père c’est installée en arrivant de Lozère…..Un maison moderne, une maison de notable au milieu d’une pelouse d’un vert irréel.
Je me souviens de sa femme, sorte de bourgeoise un peu frustrée qui n’aimait pas que l’on reste dormir chez eux car « ça fait du linge a laver ».
J’ai été surpris, lors des enterrements de mon frère et de mon père, par la ressemblance entre cet oncle et son frère. Mon père est issu d’une fratrie de trois ou, malgré les deux ou trois ans qui les séparent, chacun des frères ressemble à l’autre.
Depuis samedi j’ai l’impression que l’on enterre mon père à nouveau.
Sans cris sans larmes tout comme la première fois. J’ai l’impression que mon père est mort a nouveau et que, ne regrettant rien, je ne change rien à mon comportement et à mes sentiments de fils.
Est-ce que je ne serais pas entrain de culpabiliser?

Cette famille est si lointaine que, lors de la rédaction d’un court fax de condoléance, je ne me rappelais plus du nom de mon cousin.
J’avais promis d’envoyer des fleurs puis… j’ai fais exprès d’oublier.

lundi, décembre 11, 2006

Haïkus sur la fin possible des fées modernes


Seul j’attends les fées
Dévastateur, Amoureux
Seul j’attends l’effet.


Fin d’après-midi
La pluie, un peu de Satie
Une fée suicidaire.

Les ailes abattues
Et les cheveux emmêlés
Ils l’ont dépendue.

Une feuille pour linceul
Le vent froid pour oraison
L’affaire est bouclée


Crack ! sous ma semelle
J’ai du écraser une fée
Bubblegum ailé.

dimanche, décembre 10, 2006

Haïkus sur mes relations chaotiques avec les fées modernes


J’ai un air niai
Une fée dort dans ma bouche
Berceau humide.

Ça y est je jouis
Lourd tsunami pour la fée
Ses ailes sont collées.

Une fée dans mon cou
Elle mord tel un vampire
Ça me fait plaisir.

Elle ferme ses ailes
Comme d’autres ferment les yeux
Pour mieux savourer.

Elle ferme ses ailes
(Nonne et enfin rebelle)
Pour ouvrir les cuisses.

vendredi, décembre 08, 2006

Haïkus sur l’installation des fées modernes

Tu tisses, je défais
Tout est toujours à refaire
….Que de vanités.


La fée Décembre
Fille de la lune & du froid
Attend mon amour.

La fée Décembre
Son manteau est alourdi
De neige & de pleurs
(De neige & de pluie)

Le cœur d’une fée
C’est rouge & ça palpite
Et bien plus encore.

Une fée s’est penchée
Sur mon lit de malade
Repoussant la mort.

mercredi, décembre 06, 2006

nicolas

Je n’aime pas saint nicolas.
Je n’aime pas sa bonté sucrée et gnangnante.
Là-bas en Turquie il sauve des nanas d’un esclavage prochain en les rachetant à leur père… pas de quoi devenir saint…. Surtout qu’il obtint la liberté des jeunes filles en offrant quelques pièces d’or au méchant papa.
Je n’aime pas saint nicolas et sa bonté chrétienne, lisse et sans faille.
Je n’aime pas non plus sa gueule d’illuminé sur les icônes byzantines.

En plus saint nicolas il ne déchire pas tout comme les archanges gabriel et michel qui ont des ailes énormes, moi aussi je veux être un archange pour avoir les mêmes sensations qu’un catamaran lancé à toute vitesse sur l’océan.

Mais je ne veux pas être saint nicolas.
Les petits enfants, les cadeaux, la gentillesse et les clémentines j’en ais rien à foutre…

Saint Nicolas répétition générale de Noël.
En occitanie on nous fait assez chier avec les treize desserts, l ‘Estoufat ( sorte de daube un peu dégueu) et cette bûche super dure à trouvée car elle doit correspondre parfaitement à la durée de la veillé.
Dans la très catholique et intégriste catalogne on fait brûler un immense tronc d’arbre ( le tio) après s’en être occupé avec soin car il est considéré comme un nouveau membre de la famille, celui qui amène les cadeaux….
Comment voulez vous survivre a tout ça ?
Comment voulez vous survivre a cette préparation de l’anti-solstice d’été ?

Comment, en ce jour de début des hostilités de noël, puis-je avouer que je m'appele Nicolas ?

dimanche, décembre 03, 2006

4 options de vie ( + ou - Intéressantes)

UN
_Là….t’es ou là ?

_Quoi ?

_Latéou ?Tutenmerdlamaintenantla ?

_Non pas spécialement….je vous regarde.

Mes amis me trouvent absent.
Mmouais….ni plus ni moins que d’habitude. J’ai peut-être perdu l’habitude de passer une soirée à rien faire…a part un restau et un pub irlandais. Juste une soirée sans enjeux, sans engranger de connaissances ou de menus travaux à faire.

Lu ça la nuit dernière :

Cendres : Comment être au monde ?
La religieuse : Soyez au monde comme n’y étant pas
Olivier Py Jeunesse scène 5


DEUX

Pour l’anniversaire de Miss Hell j’ai gribouillé une petite histoire, pas prétentieuse, simple, pas dégueu….peut-être ce que j’ai écris de mieux ces derniers mois.

TROIS

Bulletin de santé : j’ai très très mal aux genoux. Samedi j’ai arrêté ma course aux ¾


QUATRE

L’automne ne finira jamais même si il fait un peu plus froid les arbres gardent une tête de fête alors qu’au dessus le ciel est déjà lourd et blanc.
Joy & Blues baby !!!!

vendredi, décembre 01, 2006

Premier Décembre / Saint SIDA

J’aime pas les chiffres
surtout lorsque ceux ci sont catastrophiques alors je laisse les autres les publier.

Il vous suffit de télécharger, en bas de page, le dernier rapport en format pdf et de lire le premier chapitre intitulé « Tableau Récapitulatif de l’épidémie mondiale de SIDA, Décembre 2006 » illustré de nombreux schémas
ou de se pencher sur le bref résumé qu’en fait l’Institut Pasteur.

Une image marquante…Le nombre de décès ces deux dernières années est équivalent à un tsunami du 24 décembre 2004 tout les trois mois.

Nous aurions pu être de petites veuves un peu perdue, un peu esseulée.
Nous aurions pu être ces dames en noir restées à la maison avec la marmaille guettant le facteur pour enfin avoir des nouvelles de ce mari depuis trop longtemps au front.
Nous aurions pu être elles.
Le cœur déchiré lorsque la gendarmerie serait venu frapper à la porte pour annoncer la mort de cet homme loin là-bas dans une tranchée.
Nous aurions pu être de celles qui tordent leurs mains nerveusement dans la toile du tablier.

Mais la guerre je l’ai faite avec toi.
Tu n’étais jamais bien loin plié en deux à cause des trithérapies, de la fatigue et de la peur.
Mais la guerre je l’ai faite avec toi.
Touché de près par ton corps sans cesse secoué par des batailles Interminable.
Personne n’est venu m’annoncer ta mort.
Je l’ai vu arrivée lentement.
L’annonce diffuse de ton échappement thérapeutique puis ta déchéance et enfin ta mort.
Ta mort dans mes bras.
Combien de veuves de guerre auraient aimée que leur bien aimé meurt dans leurs bras ?
J’ai eu ce privilège.

Je ne suis pas une petite veuve esseulé.
Je n’ai pas de marmaille grouillante à élever seule.
Je suis un grand machin un peu anxieux, énervé souvent et fatigué de ces 25 ans de guerre.
Tu ne voulais pas être malade en vain.
Je ne veux pas que tu sois mort inutilement.


Pour finir je laisse quelques temps le texte de la lecture d’hier sur
cette page perso.